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Projet soutenu

Découvrir le rôle de la molécule IL-33 dans le cancer du sein

La molécule IL-33 (ou interleukine 33) est libérée par des cellules de l’organisme en cas de danger, pour alerter le système immunitaire. Dans le cancer du sein, l’IL-33 est retrouvée sur le site tumoral. Nathalie Bendriss-Vermare, chercheuse au Centre Léon Bérard, et son équipe, veulent découvrir le rôle de cette molécule dans la réponse immunitaire aux différents stades de la maladie et vérifier si elle pourrait servir de nouvel agent thérapeutique pour stimuler la réponse anti-tumorale. Nous soutenons ce projet pendent deux ans à hauteur de 50 000 euros.

Contexte et objectif du projet

Les personnes atteintes d’un cancer du sein répondent mal aux immunothérapies actuelles, sensées débloquer la réponse immunitaire du patient contre sa tumeur. Elles sont efficaces chez à peine 10 % des patientes, et essentiellement dans un sous-groupe de malades présentant une forme de cancer « triple négatif ». Les chercheurs imaginent que d’autres points de blocages du système immunitaire pourraient exister, expliquant l’échec de ces traitements chez 90 % des patientes. On sait par exemple qu’un type de cellules immunitaires, les cellules Natural Killer (NK) qui ont normalement la capacité de reconnaître et de détruire les cellules cancéreuses s’avèrent incapables d’assurer leur fonction en cas de cancer avancé. Nathalie Bendriss-Vermare, chercheuse Inserm au Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon, s’intéresse à ces cellules et surtout à une molécule à laquelle elles sont sensibles : l’IL-33.

Dans l’organisme, l’IL-33 a pour effet d’activer le système immunitaire ; elle est généralement libérée par des cellules qui subissent une attaque et se dégradent. Néanmoins, son rôle en cas de cancer est ambigu. En effet, de précédents travaux lui prêtent une action pro-tumorale ou anti-tumorale, selon les modèles expérimentaux mis en œuvre. Nathalie Bendriss-Vermare et son équipe veulent comprendre le rôle de cette molécule dans le cancer du sein, aux différents stades de la maladie. Leur objectif est d’identifier les cellules qui produisent l’IL-33 au sein de la tumeur, d’analyser l’action de cette molécule sur les cellules NK, et d’envisager le développement d’une nouvelle stratégie thérapeutique.

Pour cela, l’équipe de Nathalie Bendriss-Vermare utilisera des modèles de souris ayant développé un cancer du sein et qui expriment, ou non, l’IL-33, ainsi que des biopsies de patientes atteintes de cancer du sein précoce et avancé. Elles regarderont comment se développe le cancer du sein en présence ou en l’absence d’IL-33 et étudieront le comportement des cellules NK dans ces deux situations. Enfin, elles observeront l’évolution de la tumeur en cas d’ajout d’IL-33 pour tester le potentiel thérapeutique de cette molécule.

Ces travaux pourraient à terme, si les résultats vont dans le bon sens, ouvrir une nouvelle voie d’immunothérapie en stimulant les cellules NK à l’aide de l’IL-33. Un tel traitement pourrait alors venir renforcer la prise en charge actuelle des femmes touchées par un cancer du sein.

Le porteur du projet

Nathalie Bendriss-VermareNathalie Bendriss-Vermare est chercheuse à l’Inserm et responsable d’un groupe de recherche au sein de l’équipe « Ciblage de la tumeur et environnement immunitaire », dirigée par le Dr Christophe Caux, au Centre de Recherche en Cancérologie Léon Bérard de Lyon. Ses travaux visent à comprendre comment réagit le système immunitaire face aux cancers, découvrir de nouvelles voies d’immunothérapie et identifier les patients qui bénéficieront de ces traitements. Elle est responsable de ce projet sur l’IL-33 dont la réalisation a été confiée à Anaïs Eberhardt, doctorante de son groupe. Celle-ci est aidée d’un ingénieur d’étude et d’un étudiant en Master 2. Nathalie Bendriss-Vermare a par ailleurs établi une collaboration avec Jean-Philippe Girard, directeur de l’Institut de Pharmacologie et de Biologie Structurale à Toulouse, expert international de la molécule IL-33 et qui fournit les souris génétiquement modifiées dépourvues d’IL-33.

Notre soutien

Nous soutenons ce projet sur deux ans à hauteur de 50 000 euros.


A. R.


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