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Projet soutenu

Identifier les patient(e)s atteint(e)s d’un cancer du rein qui bénéficieront d’une immunothérapie

Seulement 40 % des personnes atteintes d’un cancer du rein au stade métastatique répondent à l’immunothérapie. Il est par conséquent important de pouvoir identifier les patients susceptibles de n’en tirer aucun bénéfice afin de leur éviter un traitement inadapté. Le Pr Gabriel Malouf, médecin-chercheur à Strasbourg, mène des recherches sur les caractéristiques génétiques des tumeurs qui pourraient à terme permettre de prédire la réponse à l’immunothérapie. Pour cela, son équipe participe à un essai clinique (essai BIONIKK) initié par l’association ARTIC au sein de l’hôpital européen Georges Pompidou. Nous soutenons ce projet pour trois ans à hauteur de 443 358 euros.

Contexte et objectif du projet

En cas de cancer du rein métastatique, l’immunothérapie vise à stimuler le système immunitaire du patient contre la tumeur. Cette approche est sur le point de devenir le traitement de première intention puisque de récentes études ont montré qu’il était plus efficace que le traitement de référence actuel : des thérapies ciblées anti-angiogéniques dont le principe est de bloquer la croissance des vaisseaux sanguins pour empêcher le développement de la tumeur. Néanmoins, seulement 40 % des patients répondent à l’immunothérapie : 10 % de façon complète avec disparition de la tumeur et des métastases et 30 % avec une régression tumorale incomplète. Malheureusement, chez la majorité de ces derniers, des mécanismes de résistance se développent et conduisent au bout de quelques semaines ou quelques mois à une nouvelle progression du cancer. Face à cet échec thérapeutique, une autre stratégie doit alors être mise en place.

Pour une meilleure efficacité de la prise en charge, il serait idéal de pouvoir identifier, dès le diagnostic, les patients qui répondront bien ou très bien à l’immunothérapie, ainsi que ceux à risque de rechute ou chez qui le traitement n’aura à priori aucun effet. Chacun bénéficierait ainsi d’une prise en charge adaptée. C’est l’objectif du Pr Gabriel Malouf, médecin-chercheur à Strasbourg. Pour cela, il va analyser le génome des tumeurs de patient(e)s atteint(e)s d’un cancer du rein métastatique, en particulier les caractéristiques épigénétiques, pour étudier le lien à la réponse à l’immunothérapie. Les marques épigénétiques sont des modifications chimiques survenant sur l’ADN ou sur des protéines liées à l’ADN. Elles sont ajoutées ou supprimées au cours de l’évolution normale des différents types cellulaires de notre organisme, mais aussi en cas de stress, de maladies ou autre. Elles modifient l’expression des gènes et donc le comportement des cellules. Certaines de ces marques sont, par exemple, prédictives de la réponse des glioblastomes au témozolomide, une chimiothérapie.

Pour cette étude, les différents centres participants à cet essai dont le CHU de Strasbourg, vont inclure 200 patients répartis au préalable dans quatre groupes. Ils recevront respectivement :

  • l’immunothérapie seule (anti-PD1, nivolumab),
  • deux immunothérapies en association (anti-PD1, nivolumab et anti-CTLA4, ipilimumab),
  • ou l’un de ces deux traitements anti-angiogéniques : sunitinib ou pazopanib.

A terme, Gabriel Malouf espère identifier une « signature » prédictive de la réponse et/ou de la résistance à l’immunothérapie qui pourrait être utilisée en routine.

Le porteur du projet

Gabriel MaloufLe Pr Gabriel Malouf est oncologue aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg et référent pour la prise en charge des tumeurs urologiques. Il est également chercheur dans l’équipe Inserm/CNRS/université de Strasbourg « Régulation de l'expression génique et cancer » à l’Institut génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC) à Illkirch. Il travaille depuis plusieurs années sur le rôle de l’épigénétique dans les cancers du rein et a proposé ce projet au Pr Yann Vano à l’hôpital européen Georges Pompidou avec qui il a signé un contrat de collaboration. Ce dernier coordonne le recrutement des patients. Les biopsies sont adressées au laboratoire de Gabriel Malouf pour analyse épigénétique. Pour réaliser ce travail, ce dernier s’est entouré d’un bio-informaticien de son équipe et a recruté un post-doctorant et un ingénieur.

Notre soutien

Ce projet a été sélectionné dans le cadre de l’appel à projets Fondation ARC « SIGN'IT 2018 : Signatures en immunothérapie » dont l’objectif est d’accélérer le déploiement sécurisé des immunothérapies sur tout le territoire français, pour plus d’indications et plus de patients. Nous le soutenons pour trois ans à hauteur de 443 358 euros.


A. R.


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