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Projet soutenu

Identifier les sous-populations des cellules « CAFs » et leur rôle dans les cancers du sein

Les fibroblastes, des cellules des tissus de soutien des organes, sont recrutés par les tumeurs où elles se transforment en CAFs (cancer associated fibroblasts) et acquièrent de nouvelles propriétés souvent favorables à la progression de la maladie. Au cours de sa thèse effectuée dans l’équipe « stress et cancer » de Fatima Mechta-Grigoriou à l’Institut Curie, Floriane Pelon a décrit quatre sous-populations de CAFs de cancers du sein dont deux associées à un pronostic très défavorable. Elle a décrit les différences moléculaires et comportementales de ces sous-populations et identifié les voies de signalisation impliquées. Ce travail fournit non seulement de nouveaux marqueurs pronostic dans le cancer du sein mais aussi de nouvelles cibles thérapeutiques. Nous avons soutenu ce projet en finançant la quatrième année de thèse de Floriane Pelon. A l’occasion d’une présentation orale lors des Journées Jeunes Chercheurs 2018, elle a reçu le Prix Hélène Starck de la Fondation ARC.

Contexte et objectif du projet

Une tumeur n’est pas constituée que des cellules cancéreuses ; c’est un milieu complexe composé de ces cellules et de nombreuses autres, qui participent à la progression du cancer. C’est notamment le cas des fibroblastes, les cellules des tissus de soutien des organes qui, en cas de cancer, peuvent se transformer en CAFs (cancer associated fibroblasts) et acquièrent de nouvelles propriétés favorables à la tumeur. De nombreux travaux ont montré que ces cellules contribuent à différents stades de la maladie comme celui de la diffusion des métastases. Alors que, jusqu’à présent, les CAFs étaient étudiés comme une entité unique, l’équipe « stress et cancer » de Fatima Mechta-Grigoriou à l’Institut Curie, au sein de laquelle Floriane Pelon a fait sa thèse, soupçonnait au contraire l’existence de plusieurs sous-populations de CAFs, susceptibles de jouer des rôles différents dans la progression de la maladie.

Floriane Pelon a donc consacré ces quatre dernières années à catégoriser les CAFs dans le cancer du sein et a pu confirmer les hypothèses de l’équipe. Non seulement elle a décrit quatre sous-populations de ces cellules dans les tumeurs primaires et des sites métastatiques, mais elle a également étudié leur contribution respective dans la progression de la maladie.

Pour cela, elle a travaillé sur des échantillons tumoraux de patientes atteintes de cancer du sein, fournis par l’Institut Curie. Ces femmes faisaient partie de cohortes récentes ou plus anciennes. Dans ce dernier cas, un suivi au long cours apportait des données sur la sévérité du cancer et le taux de survie des malades.

Différentes techniques (de biochimie, d’immunohistochimie, de séquençage ou encore de biologie cellulaire), lui ont permis de caractériser les marqueurs exprimés par les CAFs dans ces tumeurs, leur profil transcriptomique (l’ensemble des ARNm destinés à être convertis en protéines) mais également d’étudier leur comportement en présence de cellules immunitaires et cancéreuses. Si ces CAFs présentent tous des capacités de migration ou encore d’invasion, ces propriétés sont plus ou moins prononcées et spécifiques en fonction du sous-type de CAF. Ainsi, deux sous-populations sont associées à un pronostic très défavorable, recrutant par exemple des cellules immunitaires qui tolèrent les cellules tumorales, ou encore facilitant la réoorganisation de la tumeur et sa dissémination dans l’organisme. Floriane Pelon a été jusqu’à décrire les voies moléculaires impliquées dans l’acquisition de ces comportements pathologiques.

Ces travaux ont non seulement permis de confirmer, dans le cas de cancers du sein, la corrélation entre le sous-type de CAFs et le pronostic de la maladie mais aussi d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour bloquer l’activité pro-tumorale des CAFs.

Le porteur du projet

Floriane PelonFloriane Pelon a porté ce projet au cours de ses quatre années de thèse au sein de l’équipe « stress et cancer » de Fatima Mechta-Grigoriou à l’Institut Curie, composée d’une douzaine de personnes. Elle rejoint cette équipe après avoir étudié à l’Ecole Polytechnique puis à l’École nationale supérieure des mines de Paris et après un stage de huit mois en Italie pendant lequel elle a pu étudier le microenvironnement tumoral dans le mélanome. Sa formation en Biologie à l’Ecole Polytechnique lui a donné le goût pour cette discipline en raison de l’approche pluridisciplinaire associant physique ou même mathématiques. Un motif de satisfaction qu’elle a retrouvé au cours de ce projet ponctué d’études bio-physiques ou encore bio-informatiques. Ces travaux incluant plusieurs autres membres de l’équipe, ont donné lieu à déjà deux publications et un troisième article va être soumis prochainement.

Notre soutien

Floriane Pelon a pu achever ses travaux et préparer la publication des résultats grâce à sa quatrième année de thèse que nous avons financée à hauteur de 31 554 euros. Elle a par ailleurs reçu le Prix Hélène Starck de la Fondation ARC à l’occasion de la présentation orale de ses travaux lors des Journées Jeunes Chercheurs 2018.


A. R.


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