Back to top

Contribuer

à la recherche sur le cancer

Ensemble, agissons pour guérir

2 cancers sur 3 d'ici 2025

Contribuer à la recherche sur le cancer :
Don ponctuel
Don mensuel
Punctual donation buttons
Regular donation buttons

Ensemble, agissons pour guérir

2 cancers sur 3 d'ici 2025

Projet soutenu

Mieux comprendre comment certains cancers du sein résistent à la chimiothérapie

Un projet de recherche fondamentale pour identifier les mécanismes de résistance à la doxorubicine.
Maître de conférences à l’Université de Tours et chercheur au sein du Laboratoire nutrition, croissance et cancer, à Tours, Jean-François Dumas et son équipe cherchent à mieux comprendre la résistance de certains cancers du sein à la chimiothérapie. Souvent prescrite contre les cancers du sein, suite à une chirurgie de la tumeur primaire ou bien au stade métastatique, la doxorubicine est une molécule de chimiothérapie dont l’effet est parfois limité par la résistance des cellules cancéreuses. Pour comprendre comment ces mécanismes de résistance se mettent en place, Jean-François Dumas et son équipe étudient le rôle des changements de métabolisme qui s’opèrent dans les cellules cancéreuses mammaires. A terme, ils souhaitent développer des thérapies ciblées capables de bloquer ces changements afin de renforcer l’efficacité de la chimiothérapie. Nous avons choisi de soutenir ce projet de l’équipe tourangelle à hauteur de 50 000 euros sur deux ans.

Contexte et objectif du projet

On le sait depuis longtemps, les cellules cancéreuses adaptent leur métabolisme aux contraintes imposées par l’environnement tumoral ou en réponse à l’action des différents traitements. Toute la question, loin d’être réglée, est de comprendre comment se passe cette reprogrammation métabolique. Pour faire la lumière sur ces mécanismes, Jean-François Dumas et son équipe se penchent sur le rôle des mitochondries, que certaines études semblent avoir impliquées dans ces phénomènes d’adaptation des tumeurs à leur environnement ou aux traitements.

En conditions physiologiques, les mitochondries sont de petits compartiments qui, au sein des cellules, produisent la majorité de l’énergie nécessaire à la croissance et à la survie de celles-ci. Ainsi, en présence d’oxygène, cette énergie est obtenue au cours de la dégradation des nutriments consommés par la cellule, réalisée par une succession de réactions biochimiques qui ont lieu dans les mitochondries. Les cellules utilisent ensuite cette énergie pour reconstituer les composants dont elles ont besoin (nucléotides, lipides, protéines).

Certaines cellules cancéreuses qui résistent à la chimiothérapie sont capables de produire de l’énergie, en l’absence d’oxygène et en n’utilisant que très peu les mitochondries. Jean-François Dumas et son équipe ont montré qu’à l’inverse, les mitochondries des cellules de tumeurs mammaires résistantes à la doxorubicine produisent encore de l’énergie, avec un rendement supérieur à la moyenne.

En portant leur attention sur des constituants de la membrane de ces compartiments, les cardiolipines, ils ont observé un déséquilibre spécifique au sein de ces cellules cancéreuses résistantes : les cardiolipines sont présents en faible quantité sous une forme mature et en plus grand quantité sous leur forme immature. Or le maintien d’une quantité stable de cardiolipines matures dans les mitochondries contribue au stockage - au sein des mitochondries - de protéines capables de déclencher la mort de la cellule par un processus d’apoptose.

L’objectif du projet est d’analyser l’impact des variations de la quantité des cardiolipines matures et immatures dans les mitochondries sur la production d’énergie, sur l’activation de la mort des cellules par apoptose et sur la résistance des cellules cancéreuses mammaires à la doxorubicine. Etant donné qu’il n’existe pas à ce jour de moyens pharmacologiques pour augmenter ou diminuer la quantité des cardiolipines, l’équipe va tenter d’identifier des molécules susceptibles de moduler l’action de deux enzymes impliquées dans la synthèse et la maturation des cardiolipines. Ils testeront les effets de ces molécules sur les cellules cancéreuses mammaires résistantes à la doxorubicine afin de déterminer si elles permettent de restaurer une sensibilité à cette chimiothérapie.

Le porteur du projet et son équipe

JF DumasChercheur en biochimie de la nutrition, Jean-François Dumas travaille depuis 2007 au sein du laboratoire nutrition, croissance et cancer dirigé par Christophe Vandier. Il est aussi maître de conférences à l’Université de Tours depuis 2012. Le laboratoire est une unité mixte de recherche rattachée à l’Inserm et à l’Université de Tours (UMR 1069). Une cinquantaine d’enseignants-chercheurs, cliniciens, chercheurs, personnels techniques et étudiants, y développent des projets à l’interface de la nutrition et de la cancérologie. Parmi les membres du laboratoire participant au projet, Nastaran Ahmad Pour est doctorante, les professeurs Karine Maheo et Stéphane Servais sont enseignants-chercheurs, Michelle Pinault est ingénieur d'études en chimie, Cyrille Guimares est technicien en chimie.

Notre soutien

Nous avons choisi de soutenir ce nouveau projet à hauteur de 50 000 euros sur deux ans.


 R. D.


Contenus en lien avec cet article

Retrouvez-nous
sur les réseaux sociaux