Back to top
Intro donation

Contribuer

à la recherche sur le cancer

Contribuer à la recherche sur le cancer :
Don ponctuel
Don mensuel
Punctual donation buttons
Regular donation buttons

Projet soutenu

OCAPOL : connaître l’impact des différents polluants de l’air

Mis en place dans le cadre de l’appel à projets CANC’AIR de la Fondation ARC et dirigé par le professeur Marcel Goldberg, OCAPOL est un observatoire créé pour étudier le lien entre pollution de l’air et cancer.

L’ambitieux projet conduit par l’équipe de Marcel Goldberg et celle de Bénédicte Jacquemin, spécialisée dans la mesure de la pollution, croise des modèles d’évaluation de la pollution atmosphérique avec les données épidémiologiques et l’analyse d’échantillons biologiques issus de deux larges cohortes, Gazel et Constances, qui représentent plus de 200 000 individus de toutes les régions de France, pour déterminer l’impact des différents polluants atmosphérique sur la survenue de cancers.

L’exposition individuelle des participants de ces deux cohortes aux différents polluants de l’air extérieur est évaluée à partir des adresses où les participants des cohortes ont vécu, selon deux types de modèles :

  • Modèles de dispersion
  • Modèles Land Use Regression (LUR) qui modélisent la pollution en fonction de l’activité (trafic, activité industrielle), de la densité de population, de l’altitude, etc. à des localisations précises.

Ces deux modèles sont complétés par les données fournies par le Museum d’Histoire naturelle à partir de l’étude des mousses qui captent les métaux lourds de l’atmosphère.

Les données médicales sur les participants aux cohortes sont recueillies grâce à des bilans de santé (avec recueil d’échantillons biologiques) réalisés à intervalles réguliers, aux données du Système national d’information interrégimes de l’Assurance Maladie (SNIIRAM) ainsi qu’à des questionnaires qui intègrent aussi des données comportementales et des données d’exposition professionnelle afin de pondérer les risques.

« Le financement de la Fondation ARC nous a apporté le soutien nécessaire pour construire et lancer le premier observatoire des liens entre pollution de l’air et cancer, à réunir autant d’informations, souligne le professeur Marcel Goldberg. Nous disposons de données sur l’histoire résidentielle des participants aux cohortes, leur mode de vie, sans oublier leurs éventuelles expositions professionnelles. Les larges cohortes nous donnent la puissance statistique, la diversité des informations collectées nous permettra de pondérer notre analyse afin de déterminer de manière fiable l’impact de chaque polluant dans la survenue des différents cancers.

OCAPOL est un outil pérenne qui sera très utile au pilotage des politiques de santé publique. Aujourd’hui, lorsque des mesures sont prises – par exemple, des mesures de limitation de la circulation en ville, il est difficile d’en mesurer scientifiquement l'efficacité. C’est ce que permettra OCAPOL, grâce à la collecte et à l’analyse de données sur le long terme.

Aujourd’hui, après un premier travail de modélisation de l’exposition aux polluants, nous débutons les analyses sur la cohorte GAZEL. Nous devrions publier nos premiers résultats à la fin de cette année. »


 


Contenus en lien avec cet article

Retrouvez-nous
sur les réseaux sociaux