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Projet soutenu

Valider une nouvelle cible thérapeutique contre le lymphœdème secondaire

Le lymphœdème secondaire est caractérisé par des gonflements douloureux et handicapants qui touchent environ 20 % des patients atteints de cancer. Il est dû à l’endommagement du réseau lymphatique par les traitements. Florent Morfoisse, chargé de recherche INSERM à Toulouse, propose une nouvelle approche pour lutter contre cette complication, basée sur le remodelage du microenvironnement de ce réseau pour améliorer son fonctionnement. Il cherche à valider une nouvelle cible thérapeutique. Nous soutenons ce projet pour deux ans à hauteur de 119 598 euros.

Contexte et objectif du projet

Le lymphœdème secondaire est un effet indésirable fréquent des traitements anti-cancéreux. Il s’agit d’un gonflement handicapant lié à l’accumulation de liquide lymphatique dans le tissu conjonctif. Il est dû à l’endommagement du réseau lymphatique, provoqué par l’ablation locale des ganglions lymphatiques pour prévenir la dissémination métastatique ou par certaines chimiothérapies comme les taxanes. La localisation dépend du type de cancer : le membre supérieur en cas de cancer du sein ou inférieur pour les cancers du col de l’utérus ou de la prostate, par exemple. Cette complication est douloureuse et gênante, entraînant une perte de mobilité. Environ 20 % des patients traités pour un cancer sont concernés.

En dehors de massages lymphatiques permettant de stimuler manuellement le drainage, il n’existe aucun traitement spécifique pour cette pathologie qui a un impact durable sur la qualité de vie des patients. L’utilisation de molécules favorisant la croissance des vaisseaux lymphatiques a été expérimentée mais elle accroît le risque de récidive du cancer. Florent Morfoisse, chargé de recherche à l’Institut des maladies métaboliques et cardio-vasculaires à Toulouse, propose donc une autre approche pour réduire les symptômes. Elle n’est pas focalisée sur le réseau lymphatique lui-même mais sur le micro-environnement avec lequel il interagit. De précédents travaux ont, en effet, montré que le fonctionnement du réseau lymphatique dépendait de la qualité de la matrice extracellulaire, c’est-à-dire du tissu de soutien qui l’entoure. Or, en cas de lymphœdème, cette matrice extracellulaire est plus rigide et fibrosée. Florent Morfoisse veut caractériser ces modifications, étudier les perturbations du dialogue entre les cellules endothéliales lymphatiques et celles qui produisent la matrice extracellulaire et évaluer l’impact sur leurs fonctionnements respectifs. Ce projet est la première étape vers la mise au point de nouveaux traitements permettant de restaurer la matrice extracellulaire en cas de lymphœdème afin de favoriser le fonctionnement du réseau lymphatique résiduel.

L’équipe va s’intéresser en particulier à la protéine LOX (lysyl oxydase) qui régule l’association des fibres de collagène constitutives de la matrice extracellulaire. Au cours de travaux préparatoires, les chercheurs ont constaté à partir d’échantillons de tumeurs que cette protéine était sur-exprimée en cas de lymphœdème. Ils ont émis l’hypothèse qu’elle était à l’origine de la rigidité observée. Le laboratoire a donc développé un modèle de lymphœdème chez la souris afin d’étudier l’expression de cette protéine au cours de la maladie et son impact sur la matrice extracellulaire. Ils valideront leurs résultats sur des échantillons de tumeurs humaines issus du CHU de Rangueil. Dans un second temps, ils développeront un autre modèle de souris chez qui le gène LOX sera inactivé pour évaluer l’impact en cas de lymphœdème. Ils supposent que la matrice extracellulaire sera plus souple et prévoient une réduction des symptômes.

Les chercheurs espèrent valider cette cible thérapeutique. Auquel cas, des molécules issues de collections publiques appelées banques, seront testées pour trouver des antagonistes permettant de bloquer l’action de LOX au cours du lymphœdème et de réduire les symptômes chez les patients.

Le porteur du projet

Florent MorfoisseFlorent Morfoisse est chargé de recherche dans le laboratoire INSERM/Université de Toulouse III « Régulation des facteurs (lymph)angiogéniques dans les pathologies vasculaires » à l’Institut des maladies métaboliques et cardio-vasculaires (I2MC), co-dirigé par les Dr Barbara Garmy-Susini et Anne-Catherine Prats. Il avait déjà effectué sa thèse dans ce laboratoire et s’est spécialisé dans l’étude du réseau lymphatique et de son microenvironnement. Au cours de son post-doctorat réalisé en Belgique, il a pu approfondir sa compréhension de la matrice extracellulaire. De retour en France en 2020, il lance son projet sur les lymphœdèmes pour lequel il s’entourera d’étudiants en thèse et de post-doctorants. Le partenariat avec l’unité de chirurgie du CHU de Rangueil leur permettra de disposer des échantillons de tumeurs sur lesquelles valider les résultats obtenus chez la souris.

Notre soutien

Nous soutenons ce projet pour deux ans à hauteur de 119 598 euros.


A. R. 


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