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Qu'est-ce qu'un cancer du poumon ?

En France, le cancer du poumon est l’un des cancers les plus fréquents, que ce soit chez l'homme et, de plus en plus, chez la femme. On distingue les cancers du poumon dits « à petites cellules » de ceux dits « non à petites cellules ».

Les poumons

Poumon
Représentation et anatomie des poumons.
©sophiejacopin.com

Les poumons constituent la majeure partie de l’appareil respiratoire. Au nombre de deux, ils se situent dans la cage thoracique et sont séparés l’un de l’autre par une région appelée le médiastin : cette région contient le coeur, de grosses artères et veines, des nerfs, la trachée, l’oesophage et des ganglions lymphatiques. Le poumon droit comporte trois parties appelées lobes, et le poumon gauche en possède deux.

Les poumons permettent un échange de gaz entre le sang et l’air : ils éliminent le dioxyde de carbone produit par les cellules de l’organisme, et captent l’oxygène de l’air nécessaire aux cellules pour exercer leur activité normale. L’air pénètre par le nez et la bouche. Il circule ensuite dans la gorge, à travers le larynx (cordes vocales) et la trachée, puis parvient dans les poumons par l’intermédiaire de tubes appelés bronches. Les bronches se divisent en tubes de plus en plus petits (bronchioles) qui se terminent en minuscules sacs d’air (alvéoles). C’est à ce niveau que les échanges entre l’air et le sang se font.


Les deux types de cancers du poumon

Il existe deux grands types de cancers du poumon (aussi appelés cancers bronchiques).

Il existe deux grands types de cancers du poumon (aussi appelés cancers bronchiques). Les cancers bronchiques « à petites cellules » (CBPC) représentent environ 15 % des cancers diagnostiqués. L’autre type, les cancers bronchiques « non à petites cellules » (CBNPC), représente la grande majorité des cancers du poumon diagnostiqués (environ 85 %). Ces deux catégories de cancers diffèrent par le type de cellules bronchiques atteintes ; elles ne présentent pas la même évolution au fil du temps et ne peuvent pas être traitées par un même protocole. D’aspect différent au microscope (d’où le nom de cancer « à petites cellules » ou « non à petites cellules »), chaque type présente une sensibilité aux traitements bien distinctes.

Parmi les cancers du poumon non à petites cellules, les médecins distinguent plusieurs sous-types : les carcinomes épidermoïdes, les adénocarcinomes et les carcinomes à grandes cellules.

Près de 40 % des CBNPC sont des adénocarcinomes. Ce type correspond à la majorité des cas diagnostiqués chez les femmes et les non-fumeurs. Il apparaît dans les zones périphériques du poumon.

Les carcinomes épidermoïdes représentent moins d’un tiers des cancers du poumon non à petites cellules et sont plus fréquents chez l’homme. Ils prennent naissance dans la partie centrale du poumon, au niveau des grosses bronches, souvent près de la bifurcation.

Les carcinomes à grandes cellules correspondent à environ 15 % des cas. Ils se développent à n’importe quel endroit des poumons et plus rapidement que les autres types de CBNPC.

Les autres sous-types de CBNPC sont rares.

Les cancers du poumon en chiffres1, 2

On estime à plus de 49 000 le nombre de nouveaux cas de cancers du poumon diagnostiqués en 2017 en France, les deux-tiers des nouveaux patients sont des hommes. Il s’agit du 2e cancer le plus fréquent chez l’homme et du 3e chez la femme. À l’origine de 30 991 décès estimés en 2017, il est le cancer le plus meurtrier (20 % des décès par cancer).

 

Alors que l’incidence stagne et que la mortalité commence à diminuer chez l’homme, elles augmentent régulièrement chez la femme. Cela s’explique d’une part par la diminution du tabagisme masculin (70 % de fumeurs dans les années 1960 contre 30 % aujourd’hui) et d’autre part par la forte consommation de tabac chez les femmes nées en 1946 et 1955 qui ont aujourd’hui un âge pour lequel les effets du tabagisme sur le risque de cancer sont visibles.

 

D’ailleurs, le nombre de décès par cancer du poumon chez la femme a doublé ces dix dernières années. L’âge moyen de survenue du cancer du poumon est de 65 ans chez l’homme et de 64 ans chez la femme. Les CBPC seraient diagnostiqués en moyenne assez tardivement ; environ un tiers des patients atteints de CBPC aurait au moins 70 ans et cette proportion aurait tendance à augmenter.


1. Projection de l'incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2017, déc. 2017, INCa, www.e-cancer.fr
2. Laureen Ribassin-Majed et coll., La fréquence des cancers en 2016 et leur évolution, Bull.Cancer, tome 104, pages 20-29, 2017

Ce dossier a été réalisé avec le concours du Docteur Benjamin Besse, médecin oncologue responsable du comité de pathologie thoracique au centre de lutte contre le cancer Gustave Roussy (Villejuif) et de l'Institut d'Oncologie Thoracique.


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