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Devenir parent après un cancer

De la nécessité d'un accompagnement précoce

Dès le début de leur prise en charge, les patients doivent pouvoir être informés des moyens de préserver leur fertilité.

Des interlocuteurs incontournables

Au cours de la consultation d’annonce, l’oncologue doit informer des possibilités de préservation de la fertilité qui peuvent être entreprises avant le début du traitement. Idéalement, il doit d’abord en discuter avec le couple, puis avec le/la patient(e) seul(e), pour s’assurer que ses attentes ne diffèrent pas de celles exprimées en présence du conjoint. Selon la structure, le médecin pourra orienter vers une consultation d’oncofertilité ou vers l’un des sites autorisés par l’Agence régionale de santé pour l’autoconservation des gamètes dans le cadre du cancer, qui disposent eux aussi de consultations.

Parmi ces sites, figurent les 48 plateformes clinico-biologiques CECOS (Centre d’étude et de conservation des ovocytes et des spermatozoïdes humains, www.cecos.org), des plateformes régionales de préservation de la fertilité comme celle de l’APHP dans la région parisienne ou la plateforme « Cancer et fertilité », pionnière du genre, mise en place par le réseau régional de cancérologie OncoPACA Corse dès 2012. Depuis, d’autres plateformes se sont développées comme à Lille, Rennes, Lyon, Toulouse, Strasbourg…

 

« Dans mon cas, le prélèvement d'ovocytes immatures...
Laëtitia, 39 ans

...a du se faire en deux temps, dans un centre situé à deux heures de chez moi, les douleurs abdominales qui ont suivi m’ont inquiétée et les médecins du CECOS étaient difficiles à joindre… »

Une course contre la montre

« L’objectif étant de recevoir les patients au plus vite, notamment lorsque le traitement doit démarrer rapidement, une consultation d’oncofertilité doit pouvoir être proposée dans les 48h, voire le jour-même de l’annonce, explique le Pr Blandine Courbière. Au cours de ce rendez- vous, le patient doit pouvoir rencontrer une équipe multidisciplinaire comportant un médecin spécialiste de la reproduction, un biologiste de la reproduction, une sage-femme et au besoin un psychologue. En fonction de certains paramètres (âge, niveau de risque des médicaments utilisés, dose administrée, temps disponible avant de commencer le traitement), la technique la mieux adaptée à son cas doit pouvoir lui être proposée. »

 

Avis d'expert // Alexandra Benoit
Sage-femme, coordinatrice de la Préservation de la Fertilité Féminine à l’hôpital Antoine Béclère à Clamart dans le service du Pr Grynberg

La plupart des jeunes patientes atteintes d’un cancer du sein se trouvent en grande détresse émotionnelle. À l’hôpital Béclère, pour les accompagner dans leur réflexion, nous sommes en train de développer un outil d’aide à la prise de décision en oncofertilité avec les Prs Grynberg et Moutel. Celui-ci fournira des informations standardisées sur les techniques de préservation de la fertilité et leurs résultats attendus. Notre objectif est double : aider les patientes à faire un choix éclairé et limiter les inégalités d’accès à l’information.

« Une coordinatrice du CECOS est venue dans ma chambre...
Jean-Marc, 21 ans

...m’expliquer ce que les traitements pouvaient provoquer et que l’on pouvait faire des prélèvements sur place. Du coup, ça m’a permis de me projeter en tant que parent, un jour !... »

 


Ce dossier a été réalisé avec l'aide du Pr Catherine Poirot, responsable de la consultation de Préservation de la fertilité à l’hôpital Saint-Louis, à Paris ; Pr Nathalie Rives, présidente des CECOS et responsable du laboratoire de biologie de la reproduction-Cecos du CHU de Rouen ; Dr Anne-Sophie Hamy-Petit, gynécologue et chercheuse à l’Institut Curie ; Dr Andreas Gombos, oncologue à l’Institut Jules Bordet à Bruxelles ; Dr Charlotte Sonigo, gynécologue à l’hôpital Antoine Béclère à Clamart ; Pr Michael Grynberg, chef de service de Médecine de la reproduction et préservation de la fertilité à l’hôpital Antoine Béclère, à Clamart.