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Le Prix Equipe à l'honneur 2018

En 2018, le Conseil d’administration de la Fondation ARC a récompensé deux équipes ayant obtenu des résultats majeurs.

En 2018, le Conseil d'administration de la Fondation ARC a remis deux Prix Equipe à l'honneur à Azeddine Atfi (Faculté de médecine Saint-Antoine, Paris) et à Virginie Penard-Lacronique (Gustave Roussy, Villejuif), respectivement pour leur travaux sur une voie de signalisation impliquée dans la progression tumorale et métastatique et sur la validation d’un nouveau biomarqueur diagnostique et pronostique pour plusieurs cancers liés à une mutation des gènes IDH1/2.

Chaque équipe a reçu une subvention supplémentaire de 10 000 euros pour lui permettre de poursuivre ces travaux très prometteurs.

Virginie Penard-Lacronique (Gustave Roussy, Villejuif)

Virginie Penard-Lacronique« Mutations IDH1 et IDH2 et production de l’oncométabolite 2-hydroxyglutarate (2-HG) dans les hémopathies malignes et tumeurs solides : validation du 2-HG comme biomarqueur et profil métabolique associé » Programme labellisé Fondation ARC mené de juin 2013 à juin 2017, soutenu à hauteur de 350 000 €.

Virginie Penard-Lacronique et son équipe s’intéressent aux mutations touchant les gènes IDH (isocitrate déhydrogénase) 1 et 2, que l’on retrouve chez 15 à 20 % des patients atteints de leucémie aiguë myéloïde (LAM) mais également chez des personnes atteintes de différentes tumeurs solides (certaines tumeurs cérébrales comme les gliomes, certains sarcomes ou encore des cancers de la thyroïde). Ces mutations entraînent la formation d’une petite molécule appelée le 2-hydroxyglutarate de forme D (D-2HG) qui, lorsqu’elle s’accumule dans les cellules, joue un rôle clé dans la cancérogenèse. Virginie Penard-Lacronique a ainsi cherché à montrer que le D-2HG, détectable dans le sang, pourrait être un biomarqueur efficace pour préciser le diagnostic, prédire la réponse à la chimiothérapie et suivre l’effets des traitements de patients présentant une mutation des gènes IDH1/2.

Au cours de ce programme soutenu par la Fondation ARC, Virginie Penard-Lacronique a conduit en parallèle des études précliniques et cliniques pour confirmer que la mesure du D-2HG dans le sang chez des patients permettait de guider le diagnostic de LAM. Une autre étude a également permis de montrer l’intérêt de ce biomarqueur pour le suivi des patients atteints de cette forme de leucémie au cours du traitement par chimiothérapie : en mesurant au cours des 30 premiers jours de traitement le D-2HG présent dans le sang, les médecins ont pu prédire de façon précoce la réponse à la chimiothérapie d’induction.

Enfin, son équipe a également mené une analyse détaillée chez des patients atteints de LAM et présentant une mutation des gènes IDH des différents composants issus du métabolisme tumoral présents dans le sang. Cette étude a conduit à l’identification, outre la production anormale du D-2HG, d’autres anomalies métaboliques associées à ces mutations. Leurs travaux se poursuivent pour comprendre le rôle de ces anomalies dans le développement de la maladie mais aussi pour mettre au point d’autres marqueurs de la réponse aux traitements.

Ce programme a permis de développer l’utilisation du dosage sanguin du D-2HG dans la prise en charge des patients atteints de certaines formes de leucémies : il s’agit du premier biomarqueur biochimique pour une hémopathie maligne, utile à fois pour le diagnostic et le suivi des patients atteints de LAM présentant une mutation des gènes IDH1/2. Virginie Penard-Lacronique a également montré l’intérêt de ce biomarqueur pour le diagnostic d’une forme particulière de sarcomes, le sarcome granulocytaire. Ce test est actuellement utilisé à l’Hôpital Necker (Paris) et à Gustave Roussy (Villejuif) et va être proposé pour validation aux autorités réglementaires.

Azeddine Atfi (Faculté de médecine Saint-Antoine, Paris)

Azeddine Atfi« Dérégulations de la signalisation du TGF-beta impliquées dans la progression tumorale et métastatique »

Azeddine Atfi et son équipe étudient le TGF-beta, une protéine produite par l’organisme et connue pour ses propriétés à la fois anti-tumorales dans les stades précoces du cancer (elle empêche les cellules de se diviser de façon anarchique) et pro-invasives à des stades avancés de la maladie (elle favorise la dissémination des cellules cancéreuses et la formation de métastases). Aujourd’hui, les mécanismes qui régulent ces effets restent encore mal compris. Le programme mené par Azeddine Atfi au Centre de recherche Saint-Antoine (Paris) visait à améliorer nos connaissances à ce sujet pour développer de nouvelles thérapies ciblant les actions de cette protéine dans la progression de la maladie.

L’équipe d’Azeddine Atfi avait identifié trois protéines liées au TGF-beta et dont l’expression est modifiée dans différents cancers. Elles appartiennent toutes les trois à la famille des « E3 ubiquitine ligases ». « La fonction principale de cette famille de protéines est de modifier d’autres protéines cibles dans la cellule en leur ajoutant des petites molécules appelées ubiquitines, explique Azeddine Atfi. Les travaux de notre équipe ont permis de mieux comprendre comment ces E3 ubiquitine ligases interviennent dans les effets doubles du TGF-beta dans le cancer. »

Après avoir estimé à quelle fréquence ces protéines sont altérées dans différents cancers (cancers du sein notamment), Azeddine Atfi et ses collègues ont étudié plus en détail les mécanismes par lesquels ces altérations participent à la cancérogenèse. Ils ont montré que certaines de ces mutations peuvent servir de biomarqueurs indiquant un risque plus élevé de progression métastatique. Ils ont aussi identifié des protéines cibles sur lesquelles agissent ces E3 ubiquitine ligases au sein des cellules. Pour Azeddine Atfi, « la poursuite de l’identification des cibles de ces E3 devrait permettre de comprendre comment développer des traitements thérapeutiques visant à inactiver la voie de signalisation TGF-beta dans les stades avancés du cancer ».



 


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