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Les cancers de la peau

Il n’existe pas un mais des cancers de la peau (on parle aussi de « cancers cutanés ») : les mélanomes, les carcinomes basocellulaires et les carcinomes épidermoïdes.

Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Caroline Robert, chef du département de dermatologie de Gustave Roussy (Villejuif) et du Pr Philippe Saiag, chef de service de dermatologie générale et oncologique de l'hôpital Ambroise Paré (Boulogne-Billancourt).

De 2013 à 2017, 194 projets de recherche ont été soutenus par la Fondation ARC

De 2013 à 2017, plus de 17,3 millions d'euros alloués à la recherche sur ce cancer

Près de 80 000 nouveaux cas de cancers de la peau diagnostiqués chaque année

Introduction

La peau forme une barrière protectrice entre l’organisme et l’environnement extérieur. Elle est formée de trois couches de tissus superposées qui sont, de l’extérieur vers l’intérieur : l'épiderme, le derme et l'hypoderme.

Les différentes formes de cancers de la peau

Il existe plusieurs formes de cancers de la peau, aussi appelés cancers cutanés :

  • Le mélanome, la forme la plus grave mais la moins fréquente de cancer de la peau, qui provoque des métastases dans environ 20 % des cas. Principalement diagnostiqué après 50 ans, il peut apparaître sur n’importe quelle zone du corps mais est plus fréquent sur les zones exposées au soleil, à partir de la peau « normale » ou d’un grain de beauté.
  • Le carcinome basocellulaire, qui se développe à partir des cellules dans la couche la plus profonde de l’épiderme.
  • Le carcinome épidermoïde (appelé autrefois spinocellulaire), qui se développe au niveau de la couche intermédiaire de l’épiderme.

 

En savoir plus sur la peau et les cancers cutanés

Les facteurs de risque

Certaines caractéristiques individuelles augmentent le risque de survenue de cancers cutanés. Toutefois, la plupart d’entre eux sont évitables ; les études ont montré que deux tiers des cancers de la peau seraient ainsi imputables à une exposition au soleil trop importante.

Ainsi, l’exposition aux rayons UV qu’ils soient d’origine naturelle (soleil) ou artificielle (les cabines de bronzage), le type d’exposition (prolongée ou intermittente mais intense avec coups de soleil), le phototype (peau et cheveux plus ou moins clairs), les grains de beauté, certaines maladies génétiques et antécédents familiaux sont des facteurs qui peuvent causer une augmentation du risque de développer un cancer de la peau.

Le dépistage et le diagnostic

Les modalités du dépistage individuel consistent en la consultation d’un dermatologue, dès l’apparition d’une lésion suspecte. Les personnes à risque doivent avoir un suivi rapproché.

Ainsi au-delà de la surveillance individuelle, la consultation d’un dermatologue, qu’elle soit motivée ou non par la présence de lésions suspectes est nécessaire pour évaluer l’aspect d’un grain de beauté ou d’une lésion anormale de la peau. Afin de s’assurer de la nature d’un grain de beauté suspect, une biopsie est souvent nécessaire, autrement dit le prélèvement d’un petit échantillon de la lésion sous anesthésie locale qu’on soumet ensuite à une analyse anatomopathologique, c’est-à-dire un examen microscopique. Cette analyse a pour but de confirmer ou d’invalider la nature maligne de la lésion et permet donc de poser ou non le diagnostic de cancer de la peau.

Cancer de la peau : les signes à surveiller

Pour prévenir l’apparition d’un cancer de la peau, il est conseillé de surveiller sa peau régulièrement pour détecter l'éventuelle évolution de la forme, de l’aspect, ou de la taille d’un grain de beauté.

Les traitements

Le traitement des cancers cutanés est essentiellement chirurgical pour les stades précoces. 

Dans la majorité des cas, les carcinomes basocellulaires et épidermoïdes restent localisés et peuvent donc être traités par chirurgie. L’opération, appelée exérèse chirurgicale, se déroule sous anesthésie locale ou générale et consiste à retirer la tumeur ainsi que quelques millimètres du tissu sain qui l’entoure.

Pour les lésions superficielles, comme les carcinomes basocellulaires superficiels, on peut recourir à la cryothérapie ou à la cryochirurgie, qui consistent à détruire les cellules cancéreuses par le froid à l’aide d’azote liquide ou de protoxyde d’azote. Les carcinomes récidivants ou étendus, lorsque la chirurgie ou l’anesthésie générale n’est pas possible, peuvent être traités par la radiothérapie, qui vise à détruire les cellules cancéreuses par irradiation locale. D’autres stratégies thérapeutiques existent selon les situations.

Dans le traitement des mélanomes, la chirurgie est envisagée en premier lieu. L’administration d’interféron alpha-2a, un médicament immunomodulateur fait aussi partie de l’arsenal thérapeutique.

En cas de métastases, le développement de nouveaux médicaments, rendu possible grâce aux progrès de la recherche, a permis d’améliorer la prise en charge des patients. Progressivement, la chimiothérapie est remplacée par les thérapies ciblées et immunothérapies, moins toxiques et plus efficaces.

Vivre avec et après la maladie

L’annonce d’un cancer de la peau constitue un traumatisme pour le patient et ses proches. En parler peut aider à accepter la maladie. Cette étape est essentielle : elle contribue à l’efficacité des traitements et facilite l’apprentissage des nouvelles habitudes qui leur sont consécutives.

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Les espoirs de la recherche

Les patients atteints de cancers de la peau ont été les premiers à bénéficier des progrès considérables liés à l'arrivée des thérapies ciblées et de l'immunothérapie. Les essais se poursuivent et nécessitent une contribution active des patients.

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Témoignage

Témoignage de Rémi, en rémission complète depuis fin 2017 d'un mélanome stade IV : 

"Un jour, mon épouse toujours attentionnée a remarqué un changement de forme et de couleur d’un grain de beauté dans mon dos. On m’a opéré à 2 reprises pour me retirer intégralement un mélanome. Mais 8 ans après, j’ai commencé à avoir de forts maux de tête et des troubles de la vision.

Une IRM et trois biopsies ont confirmé des métastases dans l’orbite de mon œil. Des examens complémentaires ont détecté des métastases à l’estomac. Le traitement immédiat par vemurafenib, une thérapie ciblée indiquée dans la prise en charge des mélanomes avancés, a été stoppé au bout de quelques jours pour intolérance sévère. Et entre temps, on m’a retiré une métastase cérébrale par radiothérapie en une seule séance.

18 mois après le diagnostic, on m’a alors annoncé que j’étais éligible à un essai clinique d’immunothérapie que j’ai accepté avec confiance, encouragé par la bienveillance et la délicatesse inoubliables du professeur et de l’interne. La randomisation m’a attribué le tout premier traitement d’immunothérapie anti-PD-1 en vue de cibler la lésion de l’oeil avec une injection toutes les 3 semaines pendant 4 ans sans effet secondaire.

Je rentre de toute séance de traitement et de tout examen avec des étoiles pleins les yeux : tous ces soignants et chercheurs que je croise m’édifient : ils donnent TOUT, les soins, les traitements, leur écoute, leur abnégation et humilité face à la maladie, pour ME guérir. C’est aussi précieux que les moments de soutien et d’échanges avec d’autres patients. Je suis porté par l’immense espoir de ces recherches cliniques et nouvelles thérapies : la science sait soigner de plus en plus le cancer et offrir de vivre après la maladie. C’est magnifique ! Sans jamais arrêter mon travail, je vis toutes ces années à fond pour mon épouse, mes jeunes enfants, mes proches, ceux qui me soutiennent par leur foi, et aussi pour le personnel de santé : les aides-soignants, les infirmiers, les attachés de recherche, les internes et médecins, les personnels de laboratoire, les professeurs. Je retrouve à chaque fois avec bonheur partagé les soignants pour le suivi régulier mis en place depuis l’arrêt du traitement. Merci de tout cœur à chacun ! Aujourd’hui, je suis en rémission depuis 2017 et je mesure la chance d’avoir bénéficié de ces avancées thérapeutiques."

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