Tout comprendre sur le cancer du pancréas

Le plus souvent détecté tardivement, c’est un des cancers les plus difficiles à soigner aujourd’hui. C’est donc un enjeu prioritaire de recherche.

Le nombre de nouveaux cas de cancers du pancréas augmente régulièrement depuis plusieurs années. En 2023, près de 16 000 nouveaux cas de cancers du pancréas ont ainsi été détectés.

Quand les dons progressent, les cancers reculent
Je donne

Pourquoi donner ?

01 janvier 2025 Dernière mise à jour : 05-06-2026

À retenir sur le cancer du pancréas

  • Le cancer du pancréas touche près de 16 000 personnes par an (chiffres Santé publique France 2023) — un peu plus chez les hommes que chez les femmes — causant plus de et plus de 12 900 décès (chiffres 2022). Son incidence est en hausse constante, en particulier chez les femmes (+ 3,2 % par an an entre 2010 et 2018 vs 2,3 % chez les hommes), ce qui en fait un enjeu de santé publique croissant.
  • Peu de facteurs de risque ont été encore identifiés : le tabagisme (responsable de 20 à 30 % des cas), le diabète, l’obésité et les antécédents familiaux sont en revanche connus pour favoriser son développement.
  • Les symptômesictère (jaunisse) d’apparition rapide, douleurs abdominales irradiant dans le dos et perte de poids inexpliquée associée à une fatigue persistante — apparaissent tardivement : le diagnostic est posé à un stade avancé dans plus de 80 % des cas ce qui empêche alors l’accès à la chirurgie, seul traitement potentiellement curatif. L’apparition ou l’aggravation soudaine d’un diabète peut également alerter.
  • Seuls 10 à 20 % des patients sont éligibles à une chirurgie curative (duodénopancréatectomie céphalique ou spéno-pancréatectomie). Pour la majorité des patients, la chimiothérapie constitue le traitement de référence, parfois associée à la radiothérapie. L’immunothérapie et les thérapies ciblées font l’objet d’essais cliniques actifs. (Institut national du cancer)
  • Les soins de support sont essentiels dès le diagnostic: prise en charge nutritionnelle intensive (dénutrition chez 2 patients sur 3), gestion de la douleur, soutien psychologique, activité physique adaptée et soutien social. Arrêt du tabac et de l’alcool font également partie intégrante du parcours de soins.

Les cancers du pancréas en 5 chiffres

  • 69
    projets de recherche innovants financés de 2020 à 2024
    Cellules Pages Fondation Arc
  • 19 M€
    investis dans la recherche par la Fondation ARC
    Arc2
  • 15 991
    nouveaux cas diagnostiqués en 2023
  • + 2 %
    de nouveaux cas par an
  • 10 à 20 %
    des patients peuvent être traités par chirurgie
    Arc5
Le don libère notre action
Je donne

Pourquoi donner ?

Tête à tête avec le Dr Cindy Neuzillet, chercheuse et médecin, spécialiste des cancers du pancréas

Quand les dons progressent, les cancers reculent
Je soutiens, je donne

Pourquoi donner ?

Le point sur les avancées de la recherche sur le cancer du pancréas

Vinciane Rebours
Pr Vinciane Rebours, cheffe du service de pancréatologie et oncologie digestive, hôpital Beaujon, AP-HP, université Paris-Cité - INSERM UMR1149

«Face aux patients atteints d’un cancer du pancréas, les médecins sont confrontés à un double écueil: une maladie dont le stade est le plus souvent avancé au moment du diagnostic ce qui empêche le traitement chirurgical, et un manque d’options thérapeutiques face à un cancer résistant aux traitements par chimiothérapie.  

La recherche sur les cancers du pancréas travaille donc en priorité à la fois au développement d’outils diagnostiques plus précis, pour repérer la maladie à un stade précoce, et à la mise au point de nouveaux protocoles de traitement plus efficaces et personnalisés. Des approches innovantes telles que les vaccins thérapeutiques, le ciblage d’anomalies moléculaires et la modulation du microbiote intestinal sont en cours d’investigations. » 

Brochure : Les cancers du pancréas
Brochure
Comprendre et agir
Brochure Cancers Pancreas Fondation Arc
Télécharger Brochure : Les cancers du pancréas (pdf - 721.7 Ko)

Références

Ce dossier a bénéficié du concours du Pr Vinciane Rebours, cheffe du service de pancréatologie et oncologie digestive, hôpital Beaujon, AP-HP, université Paris-Cité – INSERM UMR1149.