Comment dépister un cancer de la peau ?
Les modalités du dépistage individuel consistent en la consultation d’un dermatologue, dès l’apparition d’une lésion suspecte.
Les personnes à risque (personnes travaillant ou pratiquant un loisir en extérieur sans protection, personnes à peau claire...) doivent avoir un suivi rapproché.
01 août 2018 Dernière mise à jour : 16-04-2026
Surveiller sa peau
Il est recommandé à tous de surveiller régulièrement ses grains de beauté à la recherche de symptômes ou signes d’alerte d’une évolution ou d’un aspect suspect. Pour cela, la règle ABCDE est un bon outil qui peut aider dans le dépistage et la détection d’un éventuel cancer de la peau : un nævus Asymétrique (non-circulaire), à Bords irréguliers, de Couleur non homogène doit conduire à consulter un spécialiste.
Toute augmentation de Diamètre (> 5 mm) ou une Evolution générale d’un grain de beauté nécessite également un avis médical.
Un autre très bon indicateur est le signe du « vilain petit canard », c’est-à-dire un grain de beauté différent des autres. Il faut savoir qu’on a tendance à avoir le même type de grain de beauté sur tout le corps. Prendre ses nævus en photo, ou les faire photographier dans les parties du corps qu’on ne voit pas, est recommandé afin de faciliter la surveillance évolutive.
Consulter un dermatologue
Quand faut-il consulter un dermatologue ? Qu’elle soit motivée ou non par la présence de lésions suspectes, éventuels symptômes, la consultation de dépistage permet au dermatologue d’évaluer l’aspect des tâches pigmentaires, des grains de beauté et la présence de lésions anormales de la peau sur l’ensemble du corps et de la tête.
Dans le cas de suspicion de cancer, le dermatologue s’aide en repérant les nævus qui ont un aspect différent du profil général des autres nævus du patient. Dans tous les cas, il peut utiliser un appareil grossissant pour observer les lésions : c’est le dermatoscope. Il s’agit d’une loupe qui facilite la distinction entre les différentes tumeurs cutanées en visualisant la jonction dermo-épidermique. Le médecin spécialiste peut aussi photographier certaines lésions pour en faciliter la surveillance d’une consultation à l’autre.
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Caroline Robert, chef du département de dermatologie de Gustave Roussy (Villejuif) et du Pr Philippe Saiag, chef de service de dermatologie générale et oncologique de l’hôpital Ambroise Paré (Boulogne-Billancourt).