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Les cancers du testicule

Cancers du testicule : les espoirs de la recherche

Grâce à l'efficacité des traitements aujourd'hui disponibles, le cancer du testicule se soigne très bien. Les chercheurs essaient toutefois d'en savoir plus sur les facteurs de risque des cancers du testicule, et notamment le rôle des polluants chimiques.

Du côté des traitements

Les traitements par chimiothérapie sont en constante évolution. Il s'agit de trouver des molécules ou des combinaisons de molécules présentant la même efficacité que les traitements aujourd'hui disponibles mais avec des effets secondaires plus limités. Par exemple, des chercheurs cliniciens français ont établi un nouveau protocole en combinant différents médicaments à des doses précises et selon une chronologie fixe, permettant des avancées pour les patients atteints d'un cancer du testicule de mauvais pronostic, les tumeurs germinales non séminomateuses du testicule disséminées. Ainsi, une chimiothérapie précoce et intensive permet de diminuer de plus de 30 % le risque de progression du cancer et de décès. Cela faisait plus de 25 ans qu'il n'y avait pas eu de progrès concernant les traitements de ce groupe de patients.

Le rôle de l'environnement

L'augmentation du nombre de jeunes hommes atteints de cancer du testicule a poussé chercheurs et médecins à considérer l'influence des facteurs environnementaux. De plus en plus d'études sur des modèles animaux montrent qu'il existe une relation entre le cancer du testicule et l'exposition à des polluants. Des études épidémiologiques de grande ampleur, menées dans les pays du Nord de l'Europe particulièrement concernés par l'augmentation du nombre de cancers du testicule au cours des dernières décennies, pointent aussi ce lien. Ces polluants sont très divers, et probablement pas encore tous identifiés. Sont visés notamment les pesticides, le bisphénol A ou encore les phtalates que l'on trouve dans les plastiques et les boîtes de conserve. Ces polluants sont appelés perturbateurs endocriniens car ces molécules interfèrent avec l’action normale des hormones. C'est ainsi qu'ils perturberaient la mise en place des organes reproducteurs au cours du développement du fœtus et leur maturation et fonction après la naissance. Ils sont responsables de l'augmentation des cas de cryptorchidie et d'hypogonadisme, les principaux facteurs de risque du cancer du testicule. Outre l'exposition de la mère au cours de la grossesse, l'influence de ces polluants sur le développement des organes génitaux et l'apparition des caractères secondaires (pilosité, modification de la voix...) se poursuit pendant l'enfance.

Pour le moment, les preuves qui permettent d'incriminer les facteurs environnementaux n'ont été obtenues que sur des modèles animaux in vitro ou sur des fragments de testicules humains en culture. Pour des raisons éthiques évidentes, il semble difficile de réaliser des expériences in vivo, c'est-à-dire exposer volontairement des hommes à des molécules possiblement délétères pour leur santé. Mais les chercheurs poursuivent leurs investigations et essayent de reconstituer des conditions les plus proches possibles de la réalité : quels sont les effets sur l'organisme des polluants présents en très faible concentration ? Quels sont les effets sur l'organisme des mélanges de polluants ?

La Fondation ARC et la recherche sur les cancers du testicule

La Fondation ARC finance des équipes qui cherchent à comprendre les mécanismes de formation des cancers du testicule et le développement de ces tumeurs. Entre 2008 et 2012, 40 projets sur les cancers du testicule ont été soutenus par la Fondation ARC, pour un montant total de plus de 3,3 millions d’euros.

 

Comment se forment et se développent les cancers du testicule ?

Certaines équipes financées par la Fondation ARC étudient les mécanismes de réparation de l’ADN dont les défaillances dans les cellules cancéreuses empêchent de corriger des cassures ou des mutations ; la régulation de la taille des extrémités des chromosomes, mise en cause dans le processus de cancérisation, est aussi un sujet de recherche. Grâce à une technique de microscopie, la différence de structure des chromosomes dans les cellules saines et cancéreuses est observée afin de mieux comprendre leur rôle dans la formation des tumeurs du testicule.

 

Comprendre la prolifération des cellules cancéreuses

D’autres équipes s’intéressent aux protéines qui facilitent la division des cellules germinales et des cellules cancéreuses. Ces travaux devraient permettre d’identifier des cibles potentielles pour des traitements anti-cancéreux.

 

Analyser la formation des métastases

Des projets de recherche portent sur les mécanismes de migration cellulaire, impliqués dans la formation des métastases : comment les cellules cancéreuses interagissent ensemble dans la tumeur ? Comment s’en détachent-elles ? Comment s’accrochent-elles à leur environnement pour migrer dans l’organisme et former une seconde tumeur ? Une équipe développe actuellement une méthode qui combinerait deux techniques de microscopie pour mieux visualiser les phénomènes, localisés à la surface des cellules, impliqués dans la progression tumorale.

 

Comment mieux prévenir, détecter et soigner ?

Différentes équipes travaillent sur le rôle des polluants dans la survenue des cancers du testicule. D’autres tentent d’améliorer la détection précoce et plus précise de ces cancers. Enfin, pour améliorer les traitements, certains projets visent à comprendre les phénomènes de résistance à certaines chimiothérapies. Les chercheurs identifient pour cela les protéines impliquées ; celles-ci pourraient devenir des cibles de traitements complémentaires aux chimiothérapies actuelles.


Ce dossier a été réalisé avec le concours du Professeur Alain Houlgatte, chef du service d'urologie à l'hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce (Paris) et Brigitte Boizet, directrice de recherche CNRS, responsable de l'équipe « Développement et pathologie de la gonade » à l'Institut de génétique humaine (Montpellier).


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