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Les lymphomes hodgkiniens

Lymphomes hodgkiniens : vivre avec et après la maladie

Le lymphome hodgkinien est l’un des cancers qui se soigne le mieux. La plupart des patients pourront reprendre une vie normale à l’issue des traitements. Un impératif cependant : l’arrêt du tabac.

La fertilité

Comme le lymphome hodgkinien concerne le plus souvent une population d’adultes jeunes, la question de la préservation de la fertilité est primordiale avant de débuter tout traitement.

Pour les hommes, par mesure de précaution, les médecins proposent de réaliser une conservation de sperme dans un centre spécialisé appelé Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains (CECOS), avant le début des traitements. Dans la majorité des cas, la fertilité redeviendra normale à l’issue des traitements et la plupart des hommes traités pour un lymphome hodgkinien pourront avoir des enfants sans recours à des techniques de fécondation in vitro.

Pour les femmes, les méthodes de conservation de la fertilité (cryoconservation d’ovocytes matures ou de tissu ovarien, fécondation in vitro et congélation d’embryons) sont plus lourdes. Lors du choix des traitements, les médecins prennent en compte l’âge de la patiente et l’éventualité d’avoir des enfants ultérieurement. La fertilité est le plus souvent pré­servée avec la chimiothérapie ABVD et la radiothérapie au-dessus du diaphragme.

En cours de traitement, compte tenu des risques de malformation du fœtus liés aux traitements, une éventuelle grossesse doit être absolument évitée que ce soit pour une femme atteinte d’un lymphome hodgkinien ou pour la partenaire d’un malade, pendant la durée de la chimiothérapie et durant l’année qui suit la fin du traitement. Une contraception est donc recommandée pendant cette période.


Le suivi

Après les traitements, la Haute Autorité de santé recommande un suivi régulier par le médecin généraliste et/ou par l’hématologue.

Il s’agit dans un premier temps de confirmer la guérison et de détecter une éventuelle rechute puis dans un deuxième temps de surveiller l’apparition de complications tardives des traitements. Les consultations ont lieu tous les trois mois pendant deux ans, puis tous les six mois pendant trois ans. Pendant les dix années suivantes, elles ont lieu annuellement. Bien entendu, ce planning reste indicatif et le médecin l’adapte en fonction de chaque patient.

Au cours des consultations de suivi, le médecin procède à un examen clinique. Il prescrit aussi des examens d’imagerie et un bilan sanguin. Une anémie (baisse du nombre de globules rouges) et une accélération de la vitesse de sédimentation peuvent témoigner d’une rechute éventuelle de la maladie.


Les retentissements psychologiques

Au-delà des contraintes de la surveillance régulière, le patient doit apprendre à vivre avec les retentissements psychologiques de la maladie.

L’annonce d’un cancer, la mise en route des traitements et l’arrêt momentané des études ou de la vie professionnelle peuvent avoir des impacts sur le moral des patients et de leur entourage. Dans le cadre de leur prise en charge, les malades peuvent bénéficier d’un suivi psychologique. L’équipe médicale, qui connaît les impacts psychologiques de la maladie, est à l’écoute des patients. Elle peut orienter vers un psychologue et/ou conseil­ler des associations de malades. Le recours à un psychologue habitué à ce type de cancer peut apporter un soutien pour le patient et ses proches.


La vie après le traitement

Le lymphome hodgkinien concerne majoritairement des adultes jeunes pour lesquels la vie redeviendra normale à l’issue des traitements.

Mis à part un suivi régulier pour s’assurer de la rémission de la maladie dans les premières années suivant le traitement, les jeunes malades peuvent reprendre toutes les activités qu’ils souhaitent sans avoir d’inquiétude particulière pour leur santé. De fait, les complications tardives ont dimi­nué grâce à des traitements moins nocifs. Les leucémies secondaires sont par exemple exceptionnelles aujourd’hui. En revanche, le risque de second cancer (notamment du poumon) et celui de maladies cardiovasculaires sont majorés si la personne qui a été atteinte d’un lymphome hodgkinien fume. Il est donc impératif d’arrêter le tabac.

Quant aux aspects sociaux, il est possible de reprendre une vie profes­sionnelle ou ses études. Encouragée par les médecins, cette réinsertion peut être difficile à cause de l’image négative du cancer. Toutefois, des associations peuvent aider les anciens malades, notamment pour l’obtention d’assurances et de prêts bancaires.

Contacts utiles

L’Institut national du cancer (INCa)

propose un site Internet d’information www.e-cancer.fr et un service d’écoute au 0 805 123 125 (service et appel gratuits du lundi au vendredi, de 9h à 19h et le samedi de 9h à 14h).

 

L’association ARCAGY

propose sur son site Internet un dossier sur les lymphomes hodgkiniens.
www.arcagy.org/infocancer

 

L’association France Lymphome Espoir

rassemble des patients afin d’informer et soutenir ceux qui sont touchés par cette maladie ainsi que leurs proches.
www.francelymphomeespoir.fr

 

L’association LYSA (The LYmphoma Study Association)

propose des informations sur les lymphomes, la recherche et les essais cliniques.
www.lysa-lymphoma.org

 

L’association « Vivre avec »

facilite l’accès aux prêts bancaires pour les personnes ayant été atteintes d’un cancer.
www.vivreavec.org

 

La Fédération française des CECOS

propose un site Internet sur lequel sont répertoriés les CECOS, centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains.
www.cecos.org


Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Dr Pauline Brice, hématologue à l’hôpital Saint-Louis (Paris) et Présidente du comité scientifique de l’association France Lymphome Espoir.


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