Cancers gynécologiques et cancers du sang : halte aux idées reçues !

18 septembre 2025 Dernière mise à jour : 03-04-2026

cancers du sangCancers gynécologiquesCommuniqué de presse

Alors que le mois de septembre s’inscrit dans une démarche de sensibilisation nationale aux cancers avec Septembre Turquoise -cancers gynécologiques- et Septembre Rouge -cancers du sang- la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer mobilise ses experts pour mettre fin aux principales idées reçues sur ces maladies.

 

Septembre turquoise : cancers gynécologiques

Ces cancers, qui regroupent notamment ceux du sein, du col de l’utérus, de l’endomètre, de l’ovaire, du vagin et de la vulve, concernent chaque année plus de 75 000 femmes en France. Ils représentent 42 % de l’ensemble des cancers féminins et près d’un tiers de la mortalité par cancer chez les femmes.

Pourtant, nombre d’entre eux peuvent être dépistés précocement et ainsi mieux pris en charge. Un suivi gynécologique régulier, le respect des dépistages organisés* et la vaccination HPV pour les jeunes (filles et garçons) constituent des leviers majeurs pour réduire les risques et améliorer la survie.

La Fondation ARC s’engage contre les cancers gynécologiques :

  • 2020 – 2024 : 30 projets de recherche sur les cancers gynécologiques soutenus, pour un montant global de près de 5 M€,

  • 2025 : lancement d’un nouveau projet soutenu dans le cadre de SIGN’IT 2025 – Signature de réponse en immunothérapie.

 

Pour démêler le vrai du faux, la Fondation ARC donne la parole au Pr Alexandra Leary, médecin oncologue et responsable de recherches translationnelles sur les cancers gynécologiques à Gustave Roussy, et soutenue par la Fondation ARC.

« Une fois ménopausées, les femmes n’ont plus de risques de développer un cancer gynécologique »

FAUX Les cancers gynécologiques sont plus fréquents APRES la ménopause, surtout les cancers de l’ovaire et de l’endomètre.  D’ailleurs, il convient de consulter immédiatement pour tout saignement vaginal après la ménopause.

«La vaccination contre les infections HPV (human papillomavirus) concerne autant les garçons que les filles. »

VRAI La Vaccination contre l’HPV protège contre des cancers féminins comme le cancer du col de l’utérus, de la vulve et du vagin, mais PAS QUE ! Elle protège aussi contre les cancers de la gorge, du pénis et du canal anal. L’HPV est une maladie contagieuse qui touche les femmes et les hommes, il faut donc vacciner tout le monde !

« Les cancers gynécologiques sont héréditaires »

FAUX La majorité des cancers gynécologiques ne sont pas héréditaires. Toutefois, 25% des cancers de l’ovaire sont héréditaires et associés à une mutation du gène BRCA, et 3-4% des cancers de l’endomètre sont héréditaires dans le cadre d’un syndrome de Lynch.  Dans le cas d’une mutation héréditaire, les apparentés se verront proposer unsuivi personnalisé et des stratégies préventives.

« Le principal cancer gynécologique après le cancer du sein est le cancer de l’endomètre »

VRAI Le cancer de l’endomètre touche plus de 8000 femmes par an en France. Il se développe dans le corps de l’utérus et concerne dans l’immense majorité des cas des femmes ménopausées (environ 95 %), l’âge moyen des patientes au moment du diagnostic étant de 68 ans.


Septembre rouge 
: cancers du sang

15 septembre : Journée mondiale du lymphome

22 septembre : Journée mondiale de sensibilisation à la leucémie chronique

Il existe 3 types de cancers du sang, également appelés cancers hématologiques :  les leucémies (lymphoïde et myéloïde), les lymphomes (hodgkinien et non-hodgkinien) et le myélome multiple. Ils concernent chaque année environ 45 000 personnes en France, soit plus de 10% de l’ensemble des nouveaux cas de cancers. Les dons de sang et moelle osseuse sont indispensables pour sauver ces patients.

La Fondation ARC s’engage contre les cancers du sang :

  • 2020 – 2024 : 107 projets de recherche sur les cancers hématologiques soutenus, pour un montant global de l’ordre de 18,6 M€,

  • 2025 :  déjà 15 nouveaux projets soutenus à hauteur de 2 M€.

 

Pour démêler le vrai du faux, la Fondation ARC donne la parole au Dr Lucile Couronné, MCU-PH, médecin biologiste, spécialisée en oncohématologie et en cytogénétique à l’hôpital Necker, dont l’équipe de recherche a été créée avec le soutien de la Fondation ARC à l’Institut Imagine à Paris.

« La leucémie, c’est une maladie d’enfants »

FAUX La leucémie est un cancer du sang caractérisé par la prolifération excessive de cellules anormales et immatures, appelées blastes, qui envahissent la moelle osseuse et perturbent la production normale des cellules sanguines. La leucémie peut survenir à tout âge, y compris chez l’enfant, et constitue d’ailleurs le cancer pédiatrique le plus fréquent.

« Un simple bilan sanguin suffit pour diagnostiquer un cancer du sang »

FAUX MAIS Un cancer du sang peut être suspecté à partir d’une simple prise de sang. Toutefois, pour confirmer le diagnostic, des examens complémentaires sont indispensables, tels que l’analyse de la moelle osseuse ou d’un ganglion.

« Les facteurs de risque des cancers du sang sont clairement identifiés. »

FAUX Grâce aux avancées de la recherche, plusieurs facteurs de risque ont déjà été identifiés, qu’ils soient génétiques ou environnementaux. Cependant, un grand nombre de cancers du sang apparaissent sans qu’aucun facteur de risque connu ne soit retrouvé. Il est donc primordial de poursuivre les travaux de recherche afin de mieux comprendre les mécanismes à l’origine de ces maladies, identifier de nouveaux facteurs de risque, et ainsi améliorer leur prévention et leur traitement

« Le don de moelle osseuse peut sauver des vies de patients atteints de leucémies ou autres cancers du sang. »

VRAI La greffe de moelle osseuse représente souvent une étape essentielle du traitement pour certains cancers du sang, offrant aux patients une véritable chance de guérison. Accepter de donner sa moelle osseuse est donc un geste qui peut sauver des vies ! Inscrivez-vous dès aujourd’hui sur les registres de donneurs et vous contribuerez ainsi à sauver plus de patients.

 

 

* concerne 2 cancers gynécologiques : le cancer du sein : les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées tous les 2 ans à réaliser un examen clinique et une mammographie, le cancer du col de l’utérus : le dépistage prévoit un dépistage cytologique par frottis tous les 3 ans entre 25 et 29 ans puis un test HPV tous les 5 ans entre 30 et 65 ans.

Contact presse

Agence The Desk

Léonie Kuschnick  leonie@agencethedesk.com / 06 40 55 60 28

Laurence de la Touche : laurence@agencethedesk.com /06 09 11 11 32