Journée mondiale contre le cancer – 4 février 2026 – Intelligence artificielle : l’heure est à la pédagogie !

03 février 2026 Dernière mise à jour : 20-03-2026

Communiqué de presseIAPublications

A l’occasion de la Journée mondiale contre le Cancer (4 février), une étude OpinionWay réalisée pour la Fondation ARC[1] met en lumière l’immense décalage entre les avancées de la recherche et la perception qu’ont les Français de l’intelligence artificielle. Si l’IA est déjà largement intégrée dans la pratique clinique et ouvre des perspectives majeures pour la prévention, le dépistage et la personnalisation des soins, elle reste encore mal appréhendée, en particulier par les plus jeunes. Dans un contexte où 350 000 patients sont traités chaque année en oncologie, la Fondation ARC appelle à la pédagogie pour renforcer la confiance, favoriser l’adhésion des citoyens et accompagner cette étape clé de la lutte contre le cancer.

 

Une opinion publique sur ses gardes, mais avec de fortes attentes

Près de 7 Français sur 10 (67 %) déclarent ne pas savoir si l’IA est aujourd’hui utilisée à l’hôpital alors que près de 70 % des établissements y ont déjà recours dans le diagnostic ou le traitement des cancers[2]. Cette méconnaissance concerne également des applications pourtant déjà bien réelles :

  • 60 % des Français ignorent que l’IA permet de détecter certains cancers jusqu’à cinq ans avant l’apparition des symptômes,

  • 56 % ne savent pas qu’elle pourra simuler la réponse des patients aux traitements grâce à des jumeaux numériques.

Ce déficit d’information alimente des réticences : près de 4 Français sur 10 se disent encore hésitants face à l’utilisation de l’IA en cancérologie. Les jeunes adultes se distinguent particulièrement : 60 % des moins de 35 ans qualifient l’IA de « gadget » dans le diagnostic et le traitement des cancers, quand 78% des seniors (65 ans et plus) sont convaincus de son potentiel thérapeutique.

Malgré cela, les espoirs sont immenses : 77 % des Français pensent que l’IA va devenir incontournable dans le suivi et la personnalisation des soins et 66 % qu’elle peut accélérer la découverte de nouvelles pistes thérapeutiques grâce à l’analyse massive de données.

La Fondation ARC aux avant-postes du tournant vers l’IA

Reconnue d’utilité publique, la Fondation ARC participe activement aux évolutions de la recherche en cancérologie. Parmi les projets de recherche qu’elle soutient, nombreux sont ceux consacrés à l’IA :

Des biopsies virtuelles pour mieux prédire la réponse des patients aux traitements

L’équipe de Stéphanie Nougaret, radiologue à l’Institut du cancer de Montpellier, développe des outils d’intelligence artificielle appliqués à l’imagerie médicale pour mieux détecter et suivre les cancers de l’ovaire et du pancréas. Grâce à la radiomique, les images médicales sont transformées en données exploitables pour identifier des marqueurs tumoraux et mieux prédire la réponse aux traitements.

L’IA va-t-elle révolutionner les essais cliniques ?

L’intelligence artificielle ouvre des perspectives innovantes pour accélérer et optimiser la réalisation des essais cliniques préalables à la mise sur le marché de nouvelles molécules anticancéreuses. La création de « patients virtuels » permettrait de compléter les cohortes de patients dont le recrutement peut être difficile ou éthiquement complexe. Un programme porté par le Centre Léon Bérard à Lyon est en cours pour valider la faisabilité de ces méthodes faisant appel à l’IA.

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Pédagogie et confiance : un enjeu central pour convaincre tous les citoyens

L’étude OpinionWay met également en évidence un risque de fracture sociale face à l’IA en santé. Parmi les ménages percevant moins de 2 000 € par mois :

  • 63 % se disent inquiets face à l’IA,

  • 52 % craignent qu’elle ne bénéficie qu’aux plus favorisés, contre 26 % dans les foyers les plus aisés.

Si 81 % des Français se déclarent prêts à partager leurs données médicales pour faire progresser la recherche, cette adhésion reste conditionnée à des garanties strictes : sécurité, anonymisation et transparence sur l’usage des données. Ces attentes traduisent une exigence claire : mieux expliquer les usages concrets, rendre les bénéfices visibles, garantir un cadre éthique lisible et accessible à tous.

Autant de leviers indispensables pour renforcer la confiance, favoriser l’acceptabilité du partage des données et accélérer l’avancée de la recherche contre le cancer.

L'usage de l'IA dans l'univers hospitalier est encore largement perçu comme abstrait. L'IA s'intègre pourtant petit à petit dans la pratique clinique, en particulier dans le domaine de la cancérologie. Elle devrait notamment permettre une prévention et un dépistage plus personnalisés des cancers. Son acceptation nécessite le respect de règles de transparence et d'éthique.

Eric Solary

Vice-président de la Fondation ARC

Contacts presse – Agence The Desk

Laurence de la Touche : laurence@agencethedesk.com – 06 09 11 11 32

Stéphanie Kanoui : stephanie@agencethedesk.com – 06 11 66 00 50

[1] Sondage réalisé en ligne les 10 et 11 décembre 2025 auprès d’un échantillon de 1012 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.

[2] Selon le 1er baromètre de la FHF sur l’IA, publié en septembre 2025, 65% utilisent déjà l’IA et 90% ont l’intention de lancer de nouveaux projets utilisant l’IA d’ici 1 à 3 ans