La chirurgie dans le traitement du cancer du poumon
La chirurgie, lorsqu’elle est possible, reste le principal traitement du cancer du poumon. Elle a pour objectif d’enlever la tumeur dans sa totalité.
01 février 2018 Dernière mise à jour : 16-06-2026
La chirurgie, lorsqu’elle est possible, reste le principal traitement du cancer du poumon. Elle a pour objectif d’enlever la tumeur dans sa totalité. Pour y parvenir, les chirurgiens procèdent à l’ablation du ou des lobes atteints (lobectomie, bilobectomie) ou de la totalité du poumon (pneumectomie). Il est parfois nécessaire d’intervenir également sur des structures voisines (ablation d’une côte, d’un gros vaisseau sanguin par exemple). La chirurgie peut aussi être « mini-invasive » : à travers de petites incisions, le chirurgien introduit une caméra et des outils miniaturisés qui permettent de visualiser la tumeur et de réaliser l’opération en limitant l’impact sur tous les tissus environnants.
Au cours de l’intervention, les ganglions lymphatiques situés aux alentours de la tumeur sont systématiquement retirés. Leur analyse permet de savoir s’ils contiennent des cellules cancéreuses. En effet, la présence de ces cellules dans les ganglions lymphatiques indique que la maladie a commencé à s’étendre. Cette information est précieuse pour les médecins qui peuvent alors décider des éventuels traitements complémentaires à administrer au patient à l’issue de la chirurgie.
Le traitement par chirurgie peut provoquer des effets secondaires : douleur au niveau de la cicatrice, insuffisances respiratoires (essoufflement persistant), infections pulmonaires (pneumonies), pleurésie (présence de liquide dans la cavité thoracique), complications générales (fatigue, troubles cardiaques, modification de la voix…), etc. L’équipe médicale est là pour informer sur la survenue de ces complications et pour conseiller sur les moyens de les prévenir et les soulager : par exemple, il sera conseillé de ne pas exposer la cicatrice au soleil, des médicaments contre la douleur peuvent être prescrits ainsi que des séances de rééducation qui permettent d’apprendre à gérer son souffle et à retrouver une meilleure respiration.
Dans le cas de certaines tumeurs pulmonaires, les patients peuvent bénéficier de techniques d’ablation moins invasives que la chirurgie. Celles-ci sont alors réalisées par des équipes spécialisées et expérimentées. Il peut s’agir de radiofréquence ablative (ou thermoablation) qui consiste à introduire au niveau de la tumeur une électrode qui émet une chaleur qui détruit les cellules cancéreuses. La cryothérapie, qui repose sur le même principe à l’exception que l’aiguille en contact avec la tumeur est à très basse température, est actuellement testée en France.
Les effets secondaires possibles de la chirurgie
- Douleur au niveau de la cicatrice
- Fatigue
- Infections
- Essoufflement
Des programmes de rééducation respiratoire et un suivi attentif limitent ces désagréments.
Des méthodes alternatives, comme la radiofréquence ou la cryothérapie, sont proposées pour certaines tumeurs inopérables. Ces techniques sont moins invasives et apportent des solutions innovantes, notamment pour les patients fragiles.
Références
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Professeur Benjamin Besse, médecin oncologue responsable du comité de pathologie thoracique au centre de lutte contre le cancer Gustave Roussy (Villejuif) et de l’Institut d’Oncologie Thoracique.