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Les cancers de la prostate

Cancers de la prostate : les espoirs de la recherche

La recherche a pour objectif d’améliorer la prise en charge des cancers de la prostate, tant au niveau des traitements que de la qualité de vie. Les principales avancées récentes ont été faites en faveur des tumeurs métastatiques. Par ailleurs, un des enjeux principaux est aujourd’hui de proposer une méthode de dépistage plus fiable et de mieux caractériser l’évolution des tumeurs.

Prédire et pronostiquer

Le dosage du taux de PSA est une méthode peu sensible pour dépister un cancer de la prostate. Aujourd’hui, de nombreuses équipes de recherche essaient de développer une alternative. Deux nouveaux dosages biologiques sont à l’étude pour affiner le diagnostic :

  • le PSA se présente sous plusieurs formes dans le sang (libre, liée à des composants sanguins…). À partir des taux de ces différentes formes, un modèle mathématique calcule le Prostate Health Index (phi). Cet indicateur serait environ deux fois plus sensible que le dosage simple du PSA pour détecter un cancer de la prostate ;
  • le Prostate Cancer Antigen 3 (PCA3) est un biomarqueur détectable à partir d’une analyse d’urine. Ce marqueur est associé à un gène exprimé en plus grande quantité dans les cellules cancéreuses ; l’élévation du taux urinaire de ce marqueur serait corrélée à un risque accru de cancer.

Des chercheurs proposent également d’associer le dosage du PSA dans le sang à la recherche de marqueurs génétiques afin d’identifier les patients chez qui un taux élevé de PSA se traduit par un risque accru de cancer de la prostate.

Parallèlement, des tests visant à préciser le risque d’évolutivité du cancer sont en développement. Ils permettront, à terme, de proposer un traitement personnalisé selon le comportement de la tumeur et son agressivité. En pratique, cette voie de recherche passe par l’utilisation de tests génomiques. À partir de cellules tumorales, l’expression de plusieurs gènes spécifiques est analysée. S’ils sont effectivement présents et actifs dans les cellules tumorales de la prostate, le risque d’évolutivité et de récidive de la tumeur est plus important.

Le développement de l’imagerie

Grâce aux progrès technologiques, la recherche travaille au développement de l’IRM prostatique. En effet, son intérêt se révèle précieux : dans le cadre du diagnostic, elle permet de visualiser plus précisément la prostate lors d’une biopsie et d’étudier son degré de malignité. L’utilisation de l’IRM prostatique comme outil pronostique du risque d’évolution de la maladie est également développé.

De nouveaux protocoles et traitements

Aujourd’hui, de nombreux traitements sont en cours de développement pour traiter les cancers au stade avancé ou métastatique.

De nouvelles hormonothérapies (ARN-509, ortéronel…) et de nouveaux protecteurs de l’os (alpharadine…) font notamment l’objet d’essais cliniques. Les chercheurs étudient parallèlement de nouvelles approches thérapeutiques :

  • l’immunothérapie : à l’image des vaccins qui permettent d’aider le corps à se débarrasser d’un agent infectieux, le concept de vaccination se développe afin d’aider l’organisme à lutter contre le cancer. Actuellement, un tel vaccin thérapeutique contre le cancer de la prostate existe aux États-Unis mais il est très complexe à mettre en pratique et très onéreux. D’autres pistes de vaccination moins complexes sont aujourd’hui à l’étude.

Parallèlement, des médicaments stimulant la réponse immunitaire de l’organisme et favorisant son efficacité antitumorale sont aussi en développement (ipilimumab…).

  • Les thérapies ciblées : une multitude de protéines sont impliquées dans le fonctionnement et la multiplication d’une cellule tumorale. Certaines d’entre elles sont ce que l’on appelle des tyrosines kinases. Des traitements spécifiques permettent de les bloquer : ces inhibiteurs bloquent ainsi le fonctionnement de la cellule cancéreuse et provoquent sa destruction. Ces inhibiteurs font déjà partie du traitement de référence de plusieurs maladies cancéreuses : leur intérêt est aujourd’hui étudié dans la maladie prostatique (cabozantinib, aflibercept…).
  • D’autres molécules prometteuses font l’objet d’investigations, comme le tasquinimod qui limiterait l’irrigation sanguine de la tumeur – et donc sa croissance – ou l’OGX 11 qui optimiserait l’efficacité de la chimiothérapie.

Dans les tumeurs localisées, le pronostic de la maladie est aujourd’hui très bon. Dans ce domaine, les recherches cliniques consistent en premier lieu à optimiser les séquences et les associations de traitement (radiothérapie, hormonothérapie, …) pour proposer aux patients le meilleur équilibre entre les bénéfices et les risques liés à chaque option thérapeutique.

La Fondation ARC et la recherche sur les cancers de la prostate

La Fondation ARC finance des équipes qui étudient les mécanismes de formation des cancers de la prostate ou cherchent à améliorer les traitements actuels et développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour une meilleure prise en charge de ces cancers. De 2009 à 2013, 165 projets de recherche sur les cancers de la prostate ont été soutenus par la Fondation ARC pour un montant total de plus de 13,2 millions d’euros.

 

Mieux comprendre les mécanismes de formation des cancers de la prostate

Des chercheurs financés par la Fondation ARC étudient les mécanismes cellulaires qui interviennent à toutes les étapes de la progression tumorale : transformation des cellules de la prostate en cellules cancéreuses, prolifération des cellules cancéreuses, formation de nouveaux vaisseaux sanguins irriguant la tumeur et dissémination des cellules cancéreuses dans l’organisme qui conduit à la formation de métastases. Le rôle des hormones dans la progression tumorale est aussi étudié afin de développer des traitements par hormonothérapie toujours plus spécifiques et efficaces. Enfin, pour permettre une meilleure compréhension des phénomènes impliqués, et pour accélérer la mise au point de nouveaux traitements, des équipes travaillent sur le développement de modèles précliniques adaptés.

 

Développer de nouvelles techniques d'imagerie pour une caractérisation plus précise des tumeurs et un diagnostic précoce

Des équipes soutenues par la Fondation ARC travaillent aussi sur le développement de techniques d’imagerie plus performantes, comme l’imagerie par résonance magnétique ou l’échographie 3D, ainsi que sur la combinaison des images obtenues par différentes techniques pour une meilleure caractérisation de la tumeur.

 

Améliorer les traitements existants et développer de nouvelles thérapies

Certains projets portent sur l’étude de la résistance aux traitements actuels, à l’origine de rechutes, afin d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour cibler les cellules cancéreuses. Des combinaisons de traitements sont également évaluées, tout comme l’amélioration de la précision et l’efficacité des rayonnements en radiothérapie. D’autres projets visent à mettre au point de nouvelles stratégies thérapeutiques innovantes : identification de biomarqueurs pour guider la prise en charge, développement de la photothérapie ou la thermothérapie laser


Ce dossier a bénéficié du concours du Pr Jacques Irani, médecin au service d’urologie du CHU de Poitiers.


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