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Les cancers de la thyroïde

Cancers de la thyroïde : les facteurs de risque

Les irradiations accidentelles et médicales sont des facteurs de risque de cancers de la thyroïde reconnus, en particulier chez l’enfant. Des études visant à identifier d’autres facteurs favorisant leur développement sont actuellement en cours.

Les rayonnements ionisants

L’exposition à des rayonnements radioactifs est le principal facteur de risque de cancers de la thyroïde (principalement papillaires).

Suite aux bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki (Japon) en 1945 et après l’accident de Tchernobyl (Ukraine) en 1986, une augmentation importante du nombre de cas a été observée parmi les populations locales. Ces cancers sont apparus plusieurs années, voire plusieurs dizaines d’années après l’irradiation. Ces deux événements ont montré que le risque de cancer était d’autant plus important que la dose de rayonnements reçue était élevée et que l’âge des personnes était jeune. Les moins de 20 ans, a fortiori les enfants de moins de 10 ans, ont ainsi été les plus touchés.

L’exposition aux rayonnements utilisés en médecine peut, elle aussi, augmenter le risque de cancer de la thyroïde : des doses de radiothérapie reçues pour traiter un cancer ou, dans une moindre mesure, des doses faibles utilisées en imagerie médicale (radiographie, scanner…) ont un impact. Là encore, le risque est plus élevé pour les enfants que pour les adultes.

Un effet Tchernobyl en France ?

L’augmentation du nombre de cas de cancers de la thyroïde observée ces dernières années en France peut-elle être liée aux retombées de l’accident de Tchernobyl datant de1986 ? Selon les conclusions de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et de l’Institut de veille sanitaire (InVS), cette hypothèse est peu probable. Il apparaît en effet que le nombre de nouveaux cas avait commencé à augmenter avant l’accident de Tchernobyl. Par ailleurs, l’Alsace, région la plus exposée aux retombées du nuage radioactif, est celle où les cancers de la thyroïde sont les moins nombreux.

 

Pour les experts, l’augmentation du nombre de cas de cancers thyroïdiens serait plutôt liée à la modification des pratiques médicales : grâce aux examens d’imagerie médicale actuels, il est en effet aujourd’hui possible de repérer des tumeurs de petites tailles qui seraient autrefois restées « invisibles ».


Les autres pistes

D’autres facteurs pourraient être impliqués dans le développement des cancers de la thyroïde.

Il est d’ores et déjà établi que 25 % des cancers médullaires de la thyroïde sont d’origine héréditaire. Plusieurs mutations génétiques ont été identifiées : celles des gènes RET, PTEN ou TSHR augmentent le risque de cancer de la thyroïde. Ces mutations peuvent être transmises de façon héréditaire et augmenter le risque de développer la maladie au sein d’une même famille.

En pratique, les mutations de RET sont recherchées systématiquement lorsqu’un cancer médullaire de la thyroïde est diagnostiqué. Si le patient est porteur de la mutation, une surveillance et/ou une prise en charge spécifique seront proposées au patient ainsi qu’à ses parents et enfants directs.

 

 

 


Ce dossier a bénéficié du concours du Professeur Philippe Caron, chef du service d’endocrinologie et maladies métaboliques à l’hôpital Larrey (CHU), Toulouse.


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