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Les cancers des voies aérodigestives supérieures

Cancers des VADS : les symptômes et le diagnostic

Au stade précoce, les cancers des VADS ne présentent pas de symptômes spécifiques. Une fois le diagnostic posé, le bilan pré-thérapeutique est une étape essentielle avant la mise en oeuvre des traitements.

Les symptômes

Au début de la maladie, le cancer est asymptomatique. Il peut alors être détecté à l’occasion d’une consultation chez le dentiste ou lors d’un examen ORL classique.

Les premiers symptômes qui peuvent apparaître sont des saignements de nez, des douleurs à l’oreille, une sensation d’oreille bouchée, une gêne à la déglutition, une modification du timbre de la voix ou encore l’apparition d’une boule au niveau du cou. Même si ces signes ne sont pas nécessairement inquiétants, il est conseillé de consulter son médecin traitant s’ils persistent au-delà de trois semaines. Comme ils sont assez généraux, ces signes cliniques sont parfois négligés, ce qui explique que le diagnostic soit souvent posé à un stade avancé de la maladie.


Le diagnostic

Lors d’une consultation chez un oto-rhino-laryngologue, le patient est d’abord interrogé sur les éventuels facteurs de risque auxquels il est exposé.

Ensuite, le médecin spécialiste procède à un examen clinique des voies aérodigestives supérieures à l’aide d’un abaisse-langue, d’une source lumineuse et d’un miroir afin de voir les zones cachées ; il palpe l’intérieur de la bouche et le cou pour repérer une éventuelle zone plus dure (indurée) et/ou des ganglions enflés. Un examen plus approfondi du larynx peut aussi être réalisé grâce à un nasofibroscope ; il s’agit d’introduire par les fosses nasales des fibres optiques fines et souples qui permettent d’observer les muqueuses du larynx et les possibles lésions.

Dans le cas où la présence d’une lésion est effectivement observée, l’ORL va pratiquer une endoscopie des VADS, appelée pan-endoscopie. Réalisée sous anesthésie générale au bloc opératoire, l’endoscopie consiste à introduire par le nez ou la bouche et jusqu’à la lésion un tube creux rigide (l’endoscope) pourvu d’une source de lumière. Elle permet d’observer parfaitement les différents organes des VADS, d’évaluer l’extension loco-régionale de la tumeur et de dépister une éventuelle tumeur synchrone . L’endoscope permet aussi de réaliser des biopsies, c’est-à-dire de prélever un échantillon de tissu suspect qui sera analysé sous microscope au cours d’un examen anatomopathologique. L’anatomopathologiste précise les caractéristiques des cellules anormales ; ces résultats permettent d’infirmer ou de confirmer le diagnostic de cancer.

Le bilan d'extension

Au moment du diagnostic, un bilan d’extension est systématiquement réalisé. Pour ce faire, un examen d’imagerie, le scanner cervicofacial et thoracique ou tomodensitométrie, est prescrit. Dans le cas d’un cancer de la cavité buccale ou de l’oropharynx, les imageries par IRM permettent également de compléter le bilan. Le médecin peut ainsi savoir si des cellules tumorales ont notamment atteint les ganglions du cou, premier relais avant la dissémination de la maladie. Les organes, rendus visibles grâce à un produit de contraste à base d’iode injecté dans une veine du bras avant l’examen, sont également observés avec attention. En effet, le médecin vérifie la présence d’une tumeur synchrone, en général, localisée au poumon, à l’oesophage ou sur une autre VADS. Les caractéristiques du cancer et son extension orientent le choix du traitement.

Un bilan de santé avant les traitements

Le bilan pré-thérapeutique des patients atteints d’un cancer des VADS est bien plus poussé que celui réalisé lors de la prise en charge d’autres types de cancer. Un examen dentaire et un bilan nutritionnel sont notamment indispensables pour évaluer les éventuels soins à prodiguer au patient avant de commencer les traitements anti-cancéreux. L’examen par un chirurgien-dentiste ou un stomatologue permet d’assurer au patient un état bucco-dentaire optimal, nécessaire avant un traitement par radiothérapie. C’est également l’occasion pour le patient d’être sensibilisé aux moyens de prévenir les complications bucco-dentaires des traitements ; il l’informe notamment sur l’utilisation de gouttières de fluoration qui protègent les dents saines pendant et après les séances de radiothérapie. L’évaluation nutritionnelle, réalisée par un nutritionniste ou un diététicien, permet de savoir si le patient n’est pas dénutri, ce qui est souvent le cas avant même le début des traitements. Comme la chirurgie peut limiter l’alimentation pendant un certain temps, il est en effet important que le patient soit déjà dans un bon état nutritionnel. En cas de grande dénutrition, la pose d’une sonde nasogastrique ou d’une gastrostomie peut être envisagée.


Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Docteur Jérôme Fayette, médecin oncologue au centre de lutte contre le cancer Léon Bérard (Lyon), spécialiste des cancers ORL, du poumon, des sarcomes et GIST.


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