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Les lymphomes hodgkiniens

Lymphomes hodgkiniens : les facteurs de risque

On ne connaît pas les causes exactes de la survenue d’un lymphome hodgkinien. La recherche a mis en évidence le rôle des antécédents familiaux et du statut immunitaire. Toutefois, présenter un tel facteur de risque n’implique pas de développer, à terme, un lymphome.

Les antécédents familiaux

On sait qu’un individu dont un membre de la famille a été touché par un lymphome hodgkinien a deux à neuf fois plus de risque de développer cette maladie qu’un individu ne présentant pas d’antécédent familial.

Le rôle établi de l’histoire familiale dans la survenue des lymphomes a conduit les scientifiques à rechercher d’éventuels facteurs génétiques pouvant intervenir également dans la survenue des lymphomes hodgkiniens. Pour cela, les chercheurs comparent les gènes des personnes malades à ceux de personnes indemnes de lymphomes hodgkiniens : ils espèrent ainsi déterminer si les gènes des malades présentent des altérations caractéristiques. Pour le moment, cette démarche n’a pas abouti à l’identification de mutations spécifiques à la maladie.


Les facteurs de risque liés à l‘immunité

L’immunodépression est un facteur de risque connu. Différentes situations sont à l’origine d’une baisse des défenses immunitaires : les maladies auto-immunes comme la polyathrite rhumatoïde ou encore certains traitements immunosuppresseurs qui doivent être prescrits sur le long cours lors d’une greffe d’organes.

Certaines infections virales peuvent augmenter le risque d’apparition d’un lymphome. C’est le cas de l’infection par le VIH, responsable du sida à cause de l’immunodépression, et surtout du virus d’Epstein Barr (EBV). Celui-ci appartient à la grande famille des virus de l’herpès ; il est à l’ori­gine de la mononucléose. Ce virus infecte les lymphocytes B dont il active les gènes de croissance. Dans la grande majorité des cas, cela conduit à un simple gonflement des ganglions. Mais parfois, des années après le premier contact avec le virus, les cellules infectées peuvent se transformer en cel­lules cancéreuses. Environ 40 % des tumeurs de lymphomes hodgkiniens expriment les protéines du virus. Le mécanisme moléculaire n’a pas encore été identifié mais les chercheurs s’attellent à comprendre comment l’EBV peut transformer un lymphocyte sain en lymphocyte cancéreux. Comme tous les facteurs de risque énumérés précédemment, l’infection par l’EBV ne peut expliquer à elle seule la survenue d’un lymphome.


Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Dr Pauline Brice, hématologue à l’hôpital Saint-Louis (Paris) et Présidente du comité scientifique de l’association France Lymphome Espoir.


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