Dépistage du cancer colorectal : la Fondation ARC brise les tabous avec la campagne « Ne lâchez rien tant qu’ils ne lâchent rien ! »

27 février 2025 Dernière mise à jour : 27-08-2025

CampagneColorectalCommuniqué de presse

La Fondation ARC pour la recherche sur le cancer a lancé “Ne lâchez rien tant qu’ils ne lâchent rien ! », une campagne de communication qui devrait faire sourire mais surtout faire réfléchir sur l’importance du dépistage du cancer colorectal et pousser nos proches à l’action.

Le sujet est sérieux mais il mérite un traitement léger pour sensibiliser le plus grand nombre. C’est donc avec un ton décomplexé, de l’humour et Mr Popo – une mascotte aussi attachante qu’insistante – que la Fondation ARC affiche un objectif clair : faire du dépistage colorectal un geste naturel et accessible, sans tabou ni gêne. Et ainsi sauver 6 600 vies chaque année (*).

Avec Mr Popo, la mascotte qui pousse au bon geste : fini de tergiverser !

« Ne lâchez rien tant qu’ils ne lâchent rien ! », c’est le mot d’ordre de la campagne, incarnée par Mr. Popo, la mascotte impertinente qui ne vous lâche pas. Drôle, attachant, et parfois un brin collant, il n’hésite pas à rappeler à vos proches l’importance de faire leur test de dépistage. L’arme de Mr. Popo ? Un mélange d’humour, de persévérance, de modernité et de simplicité grâce à un WhatsApp hyperactif !

Comment ça marche ?

1. Rendez-vous sur nelachezrien.fr et inscrivez un proche.
2. Mr. Popo prend le relais : vidéos, GIFs, chansons, stickers… chaque jour, il envoie des messages pleins d’humour sur WhatsApp pour encourager votre proche à passer à l’action et à faire le test.
3. Le test est fait ? Un simple « J’ai fait mon test » et Mr. Popo arrête ses relances ! Le test est simple, rapide et fiable.
Disponible gratuitement en pharmacie ou sur Internet, il peut être réalisé chez soi, en toute tranquillité.

Une mobilisation déterminée pour sauver des vies

Avec cette campagne à la fois légère et efficace pour aborder un sujet crucial, la Fondation ARC a un objectif ambitieux : convaincre 65 % des Français de plus de 50 ans de se faire dépister. Chaque test compte, chaque vie sauvée est une victoire.

En effet, détecté tôt, le cancer colorectal se guérit dans 90 % des cas alors que le taux de survie à 5 ans n’est que de 14,3 % en présence de métastases ce qui en fait la deuxième cause de décès par cancer en France. Malheureusement, parler selles reste tabou et aujourd’hui, seulement 34,2 % des personnes éligibles (50 à 74 ans) participent au dépistage organisé, un chiffre encore très éloigné des recommandations européennes (45 %) et de l’objectif national de 65 %. Les raisons ? Une peur du résultat, le caractère « peu glamour » du sujet, ou encore la réticence à l’idée de vieillir.

La campagne menée par la Fondation ARC reflète une véritable mission de santé publique. Chaque test réalisé est une étape de plus pour briser le tabou autour du cancer colorectal et encourager des discussions ouvertes sur la prévention. En incitant chacun à jouer un rôle actif dans la sensibilisation, la Fondation ARC démontre qu’un simple geste peut avoir un impact profond.

« Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès en France, et pourtant, des milliers de vies pourraient être sauvées chaque année si un simple dépistage n’était pas freiné par un tabou. En 2025, il est temps de dédramatiser le sujet, de briser ce tabou et de faire du dépistage une évidence pour sauver des vies. » déclare François Dupré, Directeur général de la Fondation ARC.

Lever les tabous pour mieux dépister

En marge de cette campagne, la Fondation ARC a mené une étude qui met en lumière les tabous à lever pour améliorer le dépistage du cancer colorectal.
• Parler des selles reste un tabou pour 1 Français sur 2 (54 %) de 45 ans et plus, et ce chiffre grimpe à 61 % chez les 45-54 ans. Cette gêne limite les discussions sur le dépistage, notamment avec les proches.
• Peur des résultats (57 %), embarras (31 %) et dégoût d’en parler (29 %) freinent le dépistage d’un cancer qui se guérit dans 90 % des cas si détecté tôt ;
• Paradoxalement, si pour 90 % des Français le test a une bonne image – fiable (84 %), sans danger (83 %) et facile à réaliser (78 %) – il reste largement éludé à cause de la gêne et des idées reçues.
• L’encouragement des proches n’incite que 11 % des Français à faire le test. Leur parole est pourtant primordiale car très souvent plus écoutée que la parole individuelle sur les questions de santé.

La recherche sur le cancer colorectal soutenue par la Fondation ARC

Les recherches soutenues par la Fondation ARC ont pour objectif de mieux comprendre quels sont les mécanismes biologiques qui favorisent la progression des cancers colorectaux, notamment la formation de métastases, et leur résistance aux traitements actuels, à l’origine de leurs récidives. Elles visent aussi à décrypter le rôle très complexe et souvent ambigu du système immunitaire dans la progression des tumeurs colorectales au sein de cet environnement intestinal très sujet à l’inflammation, en lien étroit avec la composition du microbiote intestinal.
De 2020 à 2024, la Fondation ARC a soutenu 61 projets sur les cancers colorectaux pour un montant de plus de 8 millions d’euros. En 2025, la Fondation ARC s’est déjà engagée à soutenir 5 nouveaux projets de recherche en lien avec les cancers colorectaux pour un montant global de 350 000 euros.

À Lyon et Villeurbanne, de 2020 à 2024, la Fondation ARC a soutenu 7 projets sur les cancers colorectaux pour un montant de plus de 800 000 euros, parmi lesquels :
• Une étude clinique sur le suivi du microbiote intestinal de personnes atteintes de polypose adénomateuse familiale, menée par le Dr Nicolas Benech, médecin hépato-gastroentérologue à l’hôpital de la Croix-Rousse et chercheur au sein de l’équipe de Julien Marie au Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon.
La mise au point d’un nouveau modèle d’étude des cancers colorectaux reproduisant au mieux les villosités et les courbures de l’intestin et ainsi au plus proche de son aspect fonctionnel, par Valentin Chalut, chercheur au sein de l’Institut des Nanotechnologies de Lyon.
• Un programme visant à mieux comprendre comment certaines cellules tumorales échappent à la chimiothérapie, mené par Jean-Jacques Diaz, directeur de recherche Inserm au Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon
• Un projet européen pour développer des nanoparticules pour activer le système immunitaire contre les métastases péritonéales qui se forment chez environ 25 % des patients atteints de cancer colorectal, auquel participe la chercheuse Giovanna Lollo.

 

* Pourquoi sauver 6.600 vies ? 6.600 vies peuvent être sauvées chaque année si les objectifs de dépistage (65% des Français de plus de 50 ans) étaient réalisés.

 

Contacts presse : Agence the Desk :
Laurence de la Touche – 06 09 11 11 32 / Stéphanie Kanoui – 06 11 66 00 50

Contacts Fondation ARC :
Laurence Michelena – 07 86 34 19 90
Sophie Wijkhuisen – 06 89 69 02 93