Tout comprendre sur le cancer du testicule

Tout savoir sur les cancers du testicule : la Fondation ARC vous informe sur la maladie et les avancées de la recherche.

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01 mars 2023 Dernière mise à jour : 22-06-2026

Ce qu’il faut retenir sur le cancer du testicule

  • Avec environ 2 800 nouveaux cas par an et seulement 86 décès (données 2018), le cancer du testicule est rare mais représente le cancer le plus fréquent chez l’homme entre 15 et 35 ans. Son incidence a doublé en France depuis 1990, tout en restant de bon pronostic grâce à des traitements très efficaces.
  • La cryptorchidie (testicule non descendu à la naissance) multiplie par 10 le risque de développer un cancer du testicule. D’autres facteurs sont identifiés, dont notamment un antécédent personnel de cancer testiculaire, l’infection au VIH, la consommation de cannabis, l’atrophie testiculaire. Les perturbateurs endocriniens sont aussi suspectés. (Source : InfoCancer)
  • La tumeur est le plus souvent asymptomatique, mais trois signes doivent néanmoins conduire à consulter rapidement : une masse dure et indolore détectée à la palpation dans l’un des testicules, une augmentation du volume d’une bourse et une sensation de pesanteur ou de gêne scrotale. À partir de 13-14 ans, il est conseillé aux adolescents de réaliser une autopalpation de temps en temps.
  • Une échographie scrotale est recommandée devant tout signe suspect. Le taux de guérison avoisine 100 % pour les formes localisées et dépasse 70 % aux stades métastatiques.
  • Le traitement initial est systématiquement l’orchidectomie (ablation du testicule atteint). Selon le stade et le type des cellules cancéreuses, elle est complétée par une chimiothérapie, une radiothérapie ou un curage ganglionnaire, voire une surveillance active. Institut national du cancer
  • Les soins de support comprennent un accompagnement psychologique, la gestion des effets secondaires des traitements (douleur, diminution de la sensibilité, fatigue), de l’activité physique adaptée et un soutien social si besoin. Par précaution, une conservation du sperme est proposée avant tout traitement, même si la fertilité est généralement rétablie 12 à 24 mois après la fin des traitements.

Le cancer du testicule en 5 chiffres

  • 2
    projets de recherche innovants financés de 2020 à 2024
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  • 188 000 €
    investis dans la recherche par la Fondation ARC de 2020 à 2024
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  • 2 769
    nouveaux cas diagnostiqués en 2018
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  • 85 %
    des hommes diagnostiqués entre 15 et 49 ans
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  • 93 %
    de survie à 5 ans
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Le point sur les avancées de la recherche sur les cancers du testicule

Aude Fléchon
Dr Aude Fléchon, Oncologue médicale au Centre Léon Bérard à Lyon

« Les tumeurs germinales – qui représentent 95% des cas de cancers du testicule – se soignent en général très bien, mais certains malades vont échapper au traitement. Des recherches sont en cours pour connaître les altérations moléculaires impliquées dans ces tumeurs mauvais pronostics – afin de trouver de nouveaux traitements – et des essais thérapeutiques ciblent spécifiquement ces maladies. De plus, l’augmentation du nombre de cas au cours des dernières décennies et l’incidence plus élevée de ces cancers dans les pays occidentaux font suspecter des causes environnementales (pesticides, perturbateurs endocriniens…). On travaille actuellement à établir scientifiquement les liens entre ces facteurs de risque et le développement d’une tumeur. Par ailleurs, même si les cancers du testicule sont globalement des cancers de bon pronostic, les chercheurs essaient d’optimiser les traitements en proposant des options thérapeutiques moins lourdes mais tout aussi efficaces. » 

Brochure : Les cancers du testicule
Brochure
Comprendre et agir
Couv Testicule
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Références

Ce dossier a été réalisé avec le concours du Dr Aude Fléchon, oncologue médicale au Centre Léon Bérard à Lyon.