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Projet soutenu

Anticiper et dépister les cancers secondaires survenant après un cancer guéri pendant l’enfance

Des travaux, soutenus par la Fondation ARC, visent à affiner l’estimation du risque de cancer secondaire qui pèse sur les adultes ayant été guéris d’un cancer dans leur enfance, jusqu’à proposer l’organisation d’un dépistage qui leur soit adapté.

Pour les personnes qui ont eu un cancer alors qu’elles étaient enfants, le risque de cancer secondaire est environ 10 fois plus important que dans la population générale. Mettre en place des outils pour estimer précisément les risques, suivre sur le long terme ces anciens patients et organiser un dépistage systématique : tels sont les objectifs du projet initié par Florent de Vathaire et que nous avons choisi de soutenir, à hauteur de 990 000 euros sur cinq ans.

Contexte et objectif du projet

Les enfants qui sont traités pour une tumeur solide ou une leucémie sont exposés à des traitements lourds dont les séquelles peuvent être importantes, y compris à long terme. En particulier, les enfants ayant reçu une radiothérapie ou une chimiothérapie ont un risque élevé, devenus adultes, de développer un second cancer. Au sein de son équipe « Épidémiologie des radiations, épidémiologie clinique des cancers et survie », Florent de Vathaire œuvre pour affiner l’évaluation de ce risque et améliorer sa prise en compte dans le suivi à long terme des patients qui ont reçu une radiothérapie dans l’enfance.

Le mode d’action de la radiothérapie repose sur l’induction, dans les cellules irradiées, d’une quantité importante de dommages moléculaires et notamment d’altérations du matériel génétique. Agissant aussi, à la marge, sur des cellules saines, l’irradiation thérapeutique introduit dans ces cellules des mutations qui vont ensuite se maintenir dans l’organisme pendant de nombreuses années, augmentant ainsi le risque de développer un cancer dans ces tissus.

L’objectif du projet de Florent de Vathaire, sélectionné dans le cadre de l’appel à projets « Populations à haut risque de cancer : prévention et prise en charge du risque » (Pop-HaRC) lancé par la Fondation ARC en 2014, est d’établir un modèle prédictif de risque pour les principaux types de cancers secondaires apparaissant chez les adultes ayant reçu, durant l’enfance ou l’adolescence, un traitement par radio­thérapie. L’étude s’intéresse au sur-risque de développer un cancer du sein, de la thyroïde, un sar­come des os ou des tissus mous ou encore une tumeur cérébrale avant l’âge de 60 ans.

Afin d’établir les modèles de risque, l’équipe de Florent de Vathaire s’est penchée sur l’historique clinique et thérapeutique de patients traités avant 2000, inclus dans les cohortes FCCSS (cohorte nationale de survivants d’un cancer solide de l’enfant et de l’adolescent traité avant l’an 2000) et LEA (cohorte prospective multicentrique des leucémies de l’enfant et de l’adolescent). Premier objectif des chercheurs : reconstituer, sur la base des données collectées dans ces cohortes, les doses de radiations reçues au cours de la radiothérapie, au niveau du corps entier. Pour réaliser cette étape, une nouvelle méthodologie de calcul a été mise au point pour tenir compte de la dose reçue par chaque organe, y compris à distance de la zone ciblée. L’objectif est de produire des modèles qui soient directement utilisables par les radiothérapeutes.

Fin 2017, le nombre de sujets de la cohorte FCCSS pour lesquels les données cliniques et thérapeutiques ont été collectées était de près de 9 800. Une reconstitution des doses de radiations reçues au niveau du corps entier avait été réalisée pour plus de 4 200 d’entre eux.

Par ailleurs, pour les cancers secondaires du sein et de la thyroïde, qui figurent parmi les cancers secondaires les plus fréquents cancers secondaires dans la tranche d’âge 30-60 ans, il est important de développer, dès maintenant, un arbre décisionnel pour la proposition d’un dépistage spécialisé. C’est pourquoi l’objectif de ce projet est aussi d’évaluer la faisabilité d’un dépistage national des cancers du sein et de la thyroïde post-radiothérapie. Le programme nommé DeNaCaPST (Dépistage national des cancers du sein et la thyroïde post-traitement par radiothérapie), subventionné par la Fondation ARC et soutenu par plusieurs comités de la Société française de lutte contre les cancers et les leucémies de l’enfant et l’adolescent (SFCE), est mis en place en France afin de permettre un accès à des consultations et à un suivi dédié sur l’ensemble du territoire français.

Si vous vous sentez concerné(e) personnellement ou pour un de vos patients, vous pouvez contacter directement les organisateurs du projet sur l'adresse email dédiée : denacapst@inserm.fr.

Le porteur de projet et son équipe

Florent de VathaireBiomathématicien et biostatisticien de formation, Florent de Vathaire s’est aussi formé à la radiobiologie et à la radiopathologie dès le début de sa carrière de chercheur.  Sa spécialisation en épidémiologie de l’irradiation l’a finalement mené à diriger son équipe actuelle, basée à Gustave Roussy (Villejuif). Le projet retenu dans le cadre de l’appel à projets PopHaRC implique de nombreux intervenants, issus de quatre équipes distinctes.

 

 

 

 

Charlotte Demoor-GoldschmidtCharlotte Demoor-Goldschmidt, médecin et docteur en santé publique et épidémiologie (Gustave Roussy et CHU Angers), est spécifiquement en charge du projet DeNaCaPST, qui mobilise, lui aussi, de nombreux intervenants à travers l’ensemble du territoire.

 

 

 

 

Notre soutien

En 2014, dans le cadre d’un appel à projets dédié à la prévention et la prise en charge du risque dans les populations à haut risque de cancer (Pop-HaRC), nous avons choisi de soutenir le projet proposé par Florent de Vathaire à hauteur de 999 000 euros sur 5 ans.


R. D.


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