Les médicaments anticancéreux dans le traitement du cancer de la thyroïde
Dans le cancer de la thyroïde, les médicaments anticancéreux sont peu utilisés car réservés aux types de cancers les plus rares : cancers différenciés de la thyroïde réfractaires à l’iode, cancers anaplasiques et médullaires (moins de 500 patients par an en France).
01 juillet 2026 Dernière mise à jour : 07-08-2026
Les thérapies ciblées
Les thérapies ciblées bloquent des mécanismes indispensables à la prolifération des cellules cancéreuses et/ou, plus globalement, au développement de la tumeur. Pour les cancers différenciés de la thyroïde réfractaires à l’iode, les traitements médicamenteux les plus souvent employés sont les anti-angiogéniques (lenvatinib ou cabozantinib) qui ciblent les vaisseaux sanguins qui irriguent la tumeur.
Certains médicaments ciblent des anomalies moléculaires des tumeurs, c’est-à-dire les mutations qui ont favorisé le développement du cancer.
- Le larotrectinib est utilisé dans de rares cas de tumeur thyroïdienne non médullaire avec fusion du gène RET-NTRK (2 à 3 % des cas).
- Le selpercatinib est indiqué en cas de cancer médullaire de la thyroïde avec mutation du gène RET (60 à 85 % des cas) ou en cas de cancer différencié avec une fusion de RET (2 % des cas).
- Le dabrafinib-trametinib peut être utilisé si les tumeurs sont porteuses d’une mutation BRAF (40 à 50 % des cas).
Une partie des cancers de la thyroïde se développe suite à des mutations qui ne peuvent pas être ciblées à l’heure actuelle ; les essais thérapeutiques peuvent permettre d’accéder à de nouvelles molécules en cours de développement.
La chimiothérapie
Les médicaments de chimiothérapie sont destinés à détruire les cellules cancéreuses ou empêcher leur multiplication. Ils s’attaquent à toutes les cellules du corps à croissance anormalement rapide.
La chimiothérapie est indiquée pour des cancers indifférenciés ou anaplasiques, en complément de la radiothérapie : par exemple, par association doxorubicine-cisplatine ou carboplatine-paclitaxel.
Références
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Professeur Julien Hadoux, oncologue médical à Gustave Roussy (Villejuif).