L'hormonothérapie dans le traitement du cancer de la thyroïde
La thyroïde ayant été retirée, il est nécessaire d’apporter à l’organisme un traitement substitutif pour pallier au déficit d’hormones thyroïdiennes : la lévothyroxine doit être prise quotidiennement, à vie.
18 juillet 2025 Dernière mise à jour : 29-08-2025
La dose est déterminée par l’équipe médicale puis réajustée sur la base de dosages biologiques réguliers. Un premier bilan sanguin est réalisé un à deux mois après le début du traitement par lévothyroxine. Si nécessaire, la dose est augmentée ou diminuée ; un nouveau bilan est alors réalisé après un délai équivalent. Lorsque l’équilibre est obtenu, la surveillance hormonale est réalisée tous les six à douze mois.
Il est important de savoir que les besoins en hormones thyroïdiennes varient en fonction de certains paramètres : poids, âge du patient, traitements médicamenteux… Il est donc possible de voir apparaître des symptômes liés à un surdosage ou un sous-dosage en hormones thyroïdiennes au cours de la vie. Si le patient perçoit un ou plusieurs symptômes de l’hypothyroïdie (frilosité, fatigue, prise de poids, difficultés de concentration, cheveux et ongles cassants, crampes…) ou de l’hyperthyroïdie (sueurs, irritabilité, palpitations, perte de poids…), il doit consulter son médecin. Celui-ci adaptera la dose si nécessaire, en fonction du taux de TSH.
Lorsque le risque de récidive est élevé ou lorsque le traitement par irathérapie n’a pas été totalement efficace, les doses de lévothyroxine utilisées seront supérieures à celles prescrites normalement. On parle alors d’hormonothérapie frénatrice. Elle permettra à la fois de remplacer les hormones thyroïdiennes naturelles, mais aussi de bloquer la production de TSH. Le risque de récidive est ainsi réduit en empêchant d’éventuelles cellules cancéreuses résiduelles de se développer. Plus tard, lorsque le risque de récidive est moindre, les doses de lévothyroxine peuvent être diminuées.
Les effets secondaires
Un traitement hormonal substitutif n’entraîne pas d’effet secondaire puisqu’il remplace le taux dont l’organisme a normalement besoin.
Cependant, des manifestations indiquant une hyperthyroïdie ou d’hypothyroïdie peuvent apparaître si la posologie est trop élevée ou insuffisante.
Ce dossier a bénéficié du concours du Professeur Philippe Caron, chef du service d’endocrinologie et maladies métaboliques à l’hôpital Larrey (CHU), Toulouse.