La chimiothérapie dans le traitement du cancer de la vessie

01 janvier 2016 Dernière mise à jour : 18-05-2026

Principe et déroulement

La chimiothérapie peut être soit néo-adjuvante (avant) soit adjuvante (après) la chirurgie. En pré-opératoire, elle a pour objectif d’éradiquer les éventuelles micro-métastases tandis qu’en post-opératoire, la chimiothérapie est utilisée pour compléter le bénéfice de la chirurgie pour les tumeurs à haut risque ou métastatiques.

Dans le cancer de la vessie, la chimiothérapie utilise généralement plusieurs molécules administrées par voie intraveineuse. Ces associations de molécules, appelées protocoles, sont standardisées : dans le cancer de la vessie, on utilise souvent le protocole « MVAC » qui associe quatre médicaments – le méthotrexate, la vinblastine, l’adriamycine et le cisplatine – mais d’autres combinaisons peuvent être utilisées comme la bithérapie gemcitabine-cisplatine ou le VAC (vinblastine, adriamycine, cisplatine).

La chimiothérapie peut aussi être envisagée pour traiter des tumeurs infiltrantes non métastatiques lorsque la cystectomie est contre-indiquée ou lorsque le patient refuse l’opération. Dans ce cas, la chimiothérapie est associée à la radiothérapie. On parle de radio-chimiothérapie concomitante. Ce protocole combine une irradiation locale modérée au niveau du bassin et des médicaments anticancéreux comme le cisplatine.

Effets secondaires

Si chaque molécule de chimiothérapie est responsable d’effets secondaires spécifiques, ceux-ci ne sont pas systématiquement ressentis par l’ensemble des patients. Pour les patients traités par MVAC, les principaux effets secondaires rencontrés sont :

  • une diminution du nombre de globules blancs dans le sang qui peut augmenter le risque d’infection ;
  • l’apparition de lésions douloureuses dans la bouche (ou mucites) ;
  • des vomissements sévères.

Des traitements adaptés peuvent être proposés pour traiter chacune de ces manifestations en fonction de leur sévérité.

L’association gemcitabine-cisplatine semble provoquer moins d’effets secondaires que le protocole MVAC.

Fiche : Soigner un cancer par chimiothérapie
Fiche
Comprendre et agir
Fiche Chimiotherapie Si 1
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Références

Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Professeur Pascal Rischmann, coordonnateur du département d’urologie, andrologie et transplantation rénale au CHU de Toulouse.