La prise en charge des tumeurs non épithéliales et des tumeurs dites borderline (ou « frontière ») dans le cancer de l'ovaire

Les traitements diffèrent en fonction de la nature du tissu dans lequel les cellules tumorales se sont développées.

01 mars 2023 Dernière mise à jour : 05-05-2026

Les tumeurs germinales malignes

Le traitement de référence de ces tumeurs est la chirurgie : l’intervention consiste en une annexectomie unilatérale. Une chimiothérapie spécifique à laquelle ces tumeurs sont très sensibles et qui associe cisplatine, étoposide et bléomycine (BEP) n’est cependant pas systématique pour les stades localisés. Le pronostic de cette maladie est bon : la majorité des patientes atteignent une rémission à long terme après la prise en charge initiale.

Les tumeurs stromales et des cordons sexuels

Ces tumeurs sont souvent diagnostiquées à un stade précoce, ce qui permet de proposer à la patiente une chirurgie préservant au mieux les fonctions de reproduction. Une chimiothérapie BEP est utilisée en complément pour les tumeurs à haut risque ou de stade avancé, avec de bons résultats (80 % de réponse au traitement).

Les tumeurs dites « borderline » ou « frontière »

Le traitement de référence de ces tumeurs est l’annexectomie chez la femme qui n’est plus en âge de procréer. Chez la femme jeune et lorsque le cancer ne s’est pas étendu au péritoine ou n’a pas métastasé, il est possible de n’enlever que l’un des ovaires ou même une partie de l’ovaire pour préserver la capacité à concevoir ultérieurement, sous couvert d’une relecture de la tumeur et un avis de RCP expert (www.ovaire-rare.org). La chimiothérapie n’est pas nécessaire.

Références

Ce dossier a été réalisé avec le concours du Professeur Isabelle Ray-Coquard, oncologue médicale au Centre Léon Bérard (Lyon) et du Docteur Christine Rousset-Jablonski, gynécologue médicale, Centre Léon Bérard (Lyon) et Centre Hospitalier Lyon Sud.