La chimiothérapie dans le traitement du cancer du cerveau

La chimiothérapie consiste à administrer des médicaments qui détruisent les cellules tumorales. Elle est parfois la seule option thérapeutique possible, notamment lorsque la tumeur est inopérable.

21 juillet 2025 Dernière mise à jour : 01-10-2025

Elle peut être utilisée seule ou en association avec la radiothérapie, avant ou après l’opération. Avant l’opération, elle permet de réduire le volume tumoral pour faciliter le geste chirurgical. Après l’opération, son rôle est de détruire les cellules cancéreuses résiduelles.

La chimiothérapie peut également être utilisée en même temps que la radiothérapie (on parle de radiochimiothérapie concomitante). Elle présente alors l’avantage de rendre la tumeur plus sensible à l’effet des rayons. En pratique, l’utilisation de la chimiothérapie dans le traitement des tumeurs cérébrales est limitée par la capacité des médicaments à atteindre le cerveau. En effet, seules certaines molécules arrivent à franchir la barrière hémato-encéphalique.

Déroulement de la chimiothérapie

En règle générale, les protocoles de chimiothérapie durent plusieurs semaines : selon la nature et le stade de la tumeur, un ou plusieurs médicaments sont administrés à des doses précises et parfois variables dans le temps. Les molécules les plus fréquemment utilisées sont le témozolomide, la carmustine, la fotémustine, la procarbazine, les platines, la vincristine. Souvent, plusieurs cycles de traitement sont nécessaires, espacés de quelques jours ou quelques semaines.

L’administration de la chimiothérapie se fait par voie injectable ou orale. Pour éviter de multiplier les piqûres dans les veines du patient, un cathéter peut être mis en place sous la peau le temps de conduire la totalité du protocole. Selon les cas, l’équipe aura recours à un cathéter dont l’extrémité, implantée sous la peau, est située au niveau de la clavicule, ou à un petit réservoir (chambre implantable).

Effets secondaires

Les effets secondaires induits par la chimiothérapie dépendent directement de la nature du médicament utilisé : dans le cas du traitement des tumeurs cérébrales, il s’agit principalement d’une diminution transitoire du nombre de globules rouges, de globules blancs ou de plaquettes dans le sang, qui peut respectivement induire une anémie (fatigue), un risque d’infection ou des saignements. Dans d’autres cas, le patient peut souffrir de troubles digestifs (diarrhées, vomissements) ou d’une chute de cheveux qui perdurent le temps de la cure. Le plus souvent, ces effets secondaires peuvent être limités par des traitements.

Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Pr Khê Hoang-Xuan, neuro-oncologue, et du Dr Matthieu Peyre, neurochirurgien, ainsi que du Dr Loïc Feuvret, radiothérapeute à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris).