Les protocoles thérapeutiques selon le type de cancer du poumon

Les protocoles de traitement varient selon la nature des cancers du poumon.

21 juillet 2025 Dernière mise à jour : 12-02-2026

Le traitement des cancers pulmonaires à petites cellules

Le cancer du poumon à petites cellules se propage rapidement vers des régions éloignées du poumon. Il est fréquent que les métastases ne soient pas décelées par les examens de routine (examen clinique, radiographie pulmonaire, scanner…). C’est pourquoi le traitement repose le plus souvent sur la chimiothérapie qui peut agir sur des sites tumoraux qui ne  seraient pas visibles lors des examens. Une radiothérapie du thorax est parfois proposée, en fonction de l’extension initiale de la maladie. Une radiothérapie cérébrale est très souvent indiquée, même en l’absence de métastases cérébrales visibles sur le scanner ou l’IRM. La durée totale du traitement est souvent proche de six mois.

Aujourd’hui, des phases précoces d’essais cliniques démontrent que le recours à l’immunothérapie pourrait présenter un intérêt(3). Il n’existe pas de thérapie ciblée pour ce type de cancer du poumon.

Le traitement des cancers pulmonaires non à petites cellules

Lorsque la tumeur est localisée et opérable, elle doit être retirée si le patient ne présente pas de contre-indication chirurgicale. L’étendue de l’opération dépend de la taille et de la localisation de la tumeur. Une chimiothérapie et/ou une radiothérapie postopératoire peuvent être proposées dans certains cas, pour renforcer les résultats de la chirurgie. Si le patient présente une contre-indication chirurgicale, de la radiothérapie ou une thermo-ablation peuvent être proposées.

Lorsque la tumeur est jugée inopérable mais reste localisée au thorax, une radiothérapie est indiquée. Elle peut être associée à une chimiothérapie, selon l’état de santé général du patient. Dans le cas où la tumeur a envahi d’autres organes, un traitement systémique est proposé ; il s’agit le plus souvent d’une chimiothérapie et dans certains cas d’une thérapie ciblée ou d’une immunothérapie. La radiothérapie est parfois une option envisagée. La succession, voire la combinaison, de ces traitements vise à bloquer différents mécanismes de survie et croissance de la tumeur, et de maximiser ainsi les chances du patient de vivre le plus longtemps possible avec la maladie, sans la faire disparaître. Quand le cancer provoque des complications pleurales (présence de liquide dans la plèvre), des ponctions ou une symphyse pleurale (méthode chirurgicale visant à souder les plèvres pour empêcher la réapparition d’un liquide pleural) peuvent s’avérer nécessaires.

3. Scott J. Antonia et al., Nivolumab alone and nivolumab plus ipilimumab in recurrent small-cell lung cancer (CheckMate 032): a multicentre, open-label, phase 1/2 trial, The Lancet, Vol 17, n°7, p 883-895, juillet 2016

Ce dossier a été réalisé avec le concours du Docteur Benjamin Besse, médecin oncologue responsable du comité de pathologie thoracique au centre de lutte contre le cancer Gustave Roussy (Villejuif) et de l’Institut d’Oncologie Thoracique.