Quelle est l’action de la Fondation ARC dans la recherche sur le cancer du rein ?
La connaissance des cancers du rein et leur prise en charge doivent encore progresser et font l’objet de recherches actives. La Fondation ARC soutient un grand nombre de projets, que ce soit en recherche fondamentale comme clinique. Ils visent à mieux comprendre la biologie des tumeurs rénales, à identifier des biomarqueurs de réponse aux traitements, ou à évaluer de nouvelles cibles thérapeutiques.
01 décembre 2025 Dernière mise à jour : 03-04-2026
Entre 2020 et 2024, vingt projets de recherche sur les cancers du rein ont été financés par la Fondation ARC, pour un montant de 5,6 millions d’euros.
Comprendre le fonctionnement des tumeurs
Plusieurs projets ont pour but de préciser les mécanismes d’apparition et d’évolution des tumeurs. Des travaux visent à décrire les signaux moléculaires qu’échangent les cellules tumorales entre elles et avec leur environnement, la diversité génétique des cellules qui composent la tumeur, ou encore les dysfonctionnements immunitaires associés à la progression du cancer. Une meilleure connaissance de ces mécanismes est indispensable pour mieux prédire l’évolution des différents types de cancers du rein et découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques plus spécifiques de chaque type de tumeur.
Prédire la réponse aux traitements
Pour apporter la solution thérapeutique la mieux adaptée, afin de gagner en efficacité mais aussi de préserver la qualité de vie des patients, il est nécessaire de savoir prédire quelles seront les chances de réponse de chacun aux différents traitements possibles. Des équipes recherchent ainsi, dans le microbiote intestinal (la flore intestinale) ou parmi les éléments qui entourent les cellules cancéreuses (le micro-environnement tumoral), des marqueurs associés soit à la bonne réponse, soit à la résistance aux immunothérapies. D’autres étudient l’impact de l’âge et de marques biologiques du vieillissement sur l’efficacité et les effets indésirables de thérapies ciblées. Ces travaux pourraient permettre à terme de développer des tests prédictifs de la réponse aux traitements, pour mieux guider la décision thérapeutique dès le diagnostic.
Identifier de nouvelles cibles thérapeutiques
Il est nécessaire d’étoffer encore l’arsenal thérapeutique afin de proposer des traitements efficaces à tous les patients. De nouvelles pistes thérapeutiques sont explorées. Une équipe cible le fonctionnement des lymphocytes T (cellules immunitaires) présents dans le micro-environnement tumoral pour tenter de restaurer leur capacité à détruire les cellules cancéreuses. Une autre teste l’accumulation d’anomalies génétiques dans les cellules cancéreuses grâce à une molécule appelée inhibiteur de PARP, pour faciliter leur élimination par le système immunitaire. Une autre piste est également à l’étude : il s’agit de cibler un nouveau facteur angiogénique, c’est-à-dire une protéine favorisant la prolifération des cellules cancéreuses en développant le réseau vasculaire tumoral. Le blocage de cette protéine pourrait constituer un levier thérapeutique intéressant.
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Dr Bernard Escudier, membre du Département d’oncologie médicale du comité de cancérologie génito-urinaire de Gustave Roussy.