La chimiothérapie dans le traitement du cancer du testicule

Après une orchidectomie, des traitements de chimiothérapie sont entrepris en cas de métastases ou pour réduire le risque de récidive du cancer du testicule (on parle de chimiothérapie adjuvante).

01 mars 2023 Dernière mise à jour : 06-05-2026

Le principe

Après une orchidectomie, des traitements de chimiothérapie sont entrepris en cas de métastases ou pour réduire le risque de récidive du cancer du testicule (on parle de chimiothérapie adjuvante).

Au diagnostic, les tumeurs séminomateuses sont découvertes dans 80 % des cas à un stade localisé contre seulement 50% des cas pour les tumeurs germinales non séminomateuses. Le médecin choisit une combinaison de médicaments (Bléomycine, Etoposide, Cisplatine : protocole BEP) qui ont tous pour but de détruire les cellules tumorales avec des modes d’action distincts. Ces médicaments sont administrés selon une chronologie précise et par perfusion intraveineuse. En général, il y a une semaine de traitement, toutes les trois semaines. On parle d’un « cycle » ou d’une « cure », dont le nombre dépend de la nature de la tumeur et de son stade. Des traitements de chimiothérapie intensifiés peuvent être proposés pour les formes les plus avancées.

 

Les effets indésirables

La chimiothérapie peut engendrer des effets secondaires dits aigus (pendant ou peu de temps après le traitement) ou tardifs (des mois ou des années après le traitement).

Les effets secondaires les plus courants sont les nausées et vomissements, la fatigue, les saignements, la chute de cheveux ou encore les infections (altération du système immunitaire).

Les effets secondaires tardifs sont plus rares mais peuvent être graves. La chimiothérapie peut provoquer sur le long terme, des problèmes cardiaques, neurologiques et pulmonaires.

Le taux de guérison de la chimiothérapie pour le cancer du testicule dépend de la gravité du cancer. Pour les cancers localisés, le taux de survie à 5 ans est supérieur à 90 %. Pour les cancers avancés, le taux de survie à 5 ans est d’environ 70 %.

Il est d’autre part recommandé d’arrêter la consommation tabagique pour diminuer le risque d’effets secondaires respiratoires de type essoufflements ou difficultés respiratoires.

Brochure : Tabac et cancer
Brochure
Comprendre et agir
Brochure Tabac Cancer Si 1
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Références

Ce dossier a été réalisé avec le concours du Dr Aude Fléchon, oncologue médicale au Centre Léon Bérard à Lyon.