Comment diagnostique-t-on un myélome multiple ?

Plusieurs examens sont nécessaires pour diagnostiquer et préciser un myélome.

01 octobre 2023 Dernière mise à jour : 05-05-2026

Le diagnostic

Le diagnostic repose sur plusieurs examens qui confirment la présence d’un myélome et en précisent ses caractéristiques afin d’orienter, selon l’état de santé global du patient, les décisions thérapeutiques.

  • L’électrophorèse des protéines permet de mettre en évidence, à partir d’un prélèvement de sang ou d’urine, une présence en trop grande quantité d’un même type d’immunoglobulines ; on parle de « pic monoclonal ».
  • Le dosage dans le sang de la créatinine permet de savoir si le fonctionnement du rein est altéré.
  • Le myélogramme est une analyse au microscope des cellules de la moelle osseuse prélevées lors d’une ponction médullaire réalisée dans le sternum ou la crête iliaque. Les plasmocytes sont comptés et leurs caractéristiques observées. Une analyse génétique des plasmocytes complète cet examen afin d’identifier les anomalies génétiques présentes dans les cellules cancéreuses.
  • Différents examens d’imagerie (radiographie du squelette, imagerie par résonance magnétique ou IRM du bassin et du rachis, scanner osseux) permettent d’établir un bilan radiographique du squelette qui localise de façon la plus exhaustive possible toutes les atteintes osseuses. Des examens d’imagerie complémentaires (tomodensitométrie) peuvent être prescrits, au cas par cas.

Des marqueurs pronostiques

Le taux de β-2 microglobuline, une protéine produite notamment par les plasmocytes, est un marqueur important de l’agressivité de la maladie. Plus il est élevé, plus la maladie progresse rapidement.

Des anomalies chromosomiques détectables dans les plasmocytes anormaux peuvent également servir à évaluer le pronostic. C’est particulièrement le cas de la délétion du chromosome 17 amputé d’une partie de son matériel génétique, qui est associée à une plus grande agressivité du cancer.

Références

Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Professeur Hervé Avet-Loiseau, médecin à l’Institut universitaire du cancer de Toulouse.