La chimiothérapie dans le traitement du sarcome des tissus mous et des viscères

Des traitements de chimiothérapie peuvent être entrepris après la chirurgie afin de réduire le risque de récidive ; on parle alors de traitement adjuvant.

01 août 2015 Dernière mise à jour : 13-05-2026

Le médecin choisit des médicaments qui ont tous pour but de détruire les cellules tumorales avec des modes d’action distincts. L’oncologue choisit d’utiliser soit la doxorubicine seule, soit en combinaison avec l’ifosfamide, à laquelle peut être ajoutée la dacarbazine. Ces médicaments sont administrés le plus souvent par perfusion ; pour éviter de faire un trop grand nombre de piqûres dans les veines, un cathéter peut être mis en place au niveau de la clavicule. La dose des médicaments, le nombre de séances et leur rythme dépendent de la nature de la tumeur et de son stade.

Dans certains cas, lorsque la tumeur est très grosse, des séances de chimiothérapie peuvent être prescrites avant l’exérèse chirurgicale pour diminuer la taille de la tumeur et limiter ainsi l’ampleur de l’opération. On parle alors de traitement néo-adjuvant.

Les effets secondaires induits par la chimiothérapie dépendent directement de la nature du médicament utilisé : il peut s’agir de diarrhées, de vomissements, d’une chute de cheveux, d’un risque plus élevé d’infections lié à la baisse du taux de certaines cellules sanguines… Dans la plupart des cas, un traitement est proposé pour éliminer ou réduire ces manifestations.

Fiche : Soigner un cancer par chimiothérapie
Fiche
Comprendre et agir
Fiche Chimiotherapie Si 1
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La technique de perfusion du membre isolé

Développée depuis le début des années 2000, la technique de perfusion de membre isolé consiste à isoler temporairement le membre atteint d’un sarcome de la circulation sanguine. Pour ce faire, un garrot et une circulation extracorporelle sont mis en place. De l’oxygène et des médicaments anticancéreux sont alors administrés à une concentration bien plus importante que si la chimiothérapie était délivrée dans la circulation générale. L’objectif de cette chimiothérapie néo-adjuvante à forte dose est de diminuer la taille de la tumeur avant la chirurgie et ainsi de réaliser un acte le plus conservateur possible.

Références

Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Professeur Isabelle Ray-Coquard, oncologue médical au centre Léon Bérard (Lyon) en charge des cancers ovariens, tumeurs rares et sarcomes.