Comment est mise en place une hospitalisation à domicile ?

De la demande au suivi, les grandes étapes de la mise en place d’une HAD.

Prescription

Prescription par le médecin traitant ou médecin hospitalier, généralement l’oncologue. La prescription est envoyée à l’établissement de HAD le plus proche.

Évaluation de la faisabilité de la HAD

Évaluation de la faisabilité de la HAD et des besoins du patient à son domicile par un médecin coordonnateur, un infirmier coordinateur et un assistant social. Si le patient a besoin d’une aide pour sa toilette ou ses repas, un dossier de demande d’aide financière peut être déposé à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

Réalisation du projet de soins personnalisé

Réalisation du projet de soins personnalisé par l’établissement de HAD, d’après le protocole validé en réunion pluridisciplinaire dans l’établissement de soins initial du patient et organisation de la prise en charge pluridisciplinaire (équipe médicale, kinésithérapeute, psychologue, assistant social…). Selon les délais d’organisation, l’admission peut avoir lieu en 24 heures en cas d’urgence ou nécessiter quelques jours de préparation.

Suivi du patient à domicile

L’infirmier coordinateur vérifie régulièrement le respect du protocole de soins. Le suivi du patient au domicile (visites et prescriptions complémentaires si nécessaire) est assuré par le médecin traitant. Toutefois en cas d’indisponibilité de celui-ci ou en l’absence de médecin traitant, le médecin coordonnateur de l’HAD s’y substitue et assure ces missions.

Quelles sont les conséquences du transfert de charge ?

L’hospitalisation à domicile a des conséquences sur le quotidien de l’entourage et demande une implication plus importante qu’en cas d’hospitalisation conventionnelle.

La HAD crée une surcharge de travail domestique, nécessite souvent d’être présent pour accueillir le personnel médical et de faire le lien avec les équipes médicales. Entre deux visites, l’entourage peut être sollicité pour surveiller la survenue de signes inhabituels ou encore l’efficacité d’un traitement contre la douleur. Cela peut être source d’anxiété pour les aidants. Toutefois, une HAD peut être interrompue à tout moment si elle est mal vécue ou que la situation du malade évolue, avec son transfert dans un établissement de soins. C’est le cas pour environ 11 % de l’ensemble des patients en HAD. Rien n’empêche ensuite de revenir à une HAD si les conditions sont réunies.

Livret : Aider les proches aidants

Livret réalisé en collaboration avec Rose magazine

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Mieux vivre
Livret Lesaidants Si 1
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La siatuation des enfants et des personnes âgées

Dans ces deux situations, les aidants sont particulièrement mis à contribution. Pour un enfant atteint de cancer, la décision d’effectuer les soins au domicile revient aux parents en concertation autant que possible avec le jeune malade. La HAD est également possible pour les personnes âgées ayant leurs facultés physiques et intellectuelles. Pour celles en situation de dépendance, la HAD devient impossible car elles n’auraient pas la capacité physique ou cognitive de donner l’alerte en cas d’absence de l’aidant.

Ce dossier a été réalisé avec le concours du Dr Bruno Russias, coordonnateur du Département de coordination des soins externes et des interfaces (DCSEI), responsable du département HAD/SAD du Centre de lutte contre le cancer Léon Bérard à Lyon.