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L'immunothérapie

L’immunothérapie anti-tumorale est une stratégie thérapeutique contre le cancer. Elle consiste à utiliser les défenses naturelles du patient, à mobiliser son système immunitaire afin qu’il reconnaisse les cellules cancéreuses et les détruise.

Dossier réalisé en collaboration avec le Docteur Magali Terme-Zydel, Maître de conférences à l’Université de Paris, et avec le concours d’Éric Tartour, Professeur à la faculté de médecine à l’Université de Paris et chef du service d’immunologie biologique de l’Hôpital Européen Georges Pompidou (Paris).

L'enjeu : restaurer l'action de notre système de défense.

L’immunothérapie montre des bénéfices dans une variété plus importante de cancers.

Plusieurs stratégies d’activation des défenses de l’organisme sont étudiées.

Qu'est-ce que l'immunothérapie anti-tumorale ?

L’immunothérapie anti-tumorale est une stratégie thérapeutique contre le cancer. Elle consiste à utiliser les défenses naturelles du patient, à mobiliser son système immunitaire afin qu’il reconnaisse les cellules cancéreuses et les détruise.

Le système immunitaire réagit lorsqu’un virus, une bactérie ou un autre agent pathogène pénètre dans l’organisme. Il est aussi en mesure de reconnaître et de détruire les cellules devenues cancéreuses. Malheureusement, dans certains cas, celles-ci sont capables d’échapper à cette réaction immunitaire. Ainsi, l’un des grands enjeux de l’immunothérapie est de restaurer l’action anti-tumorale de notre système de défense.  

Ecoutez Nancy Abou-Zeid, directrice scientifique de la Fondation ARC : 

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L'immunothérapie aujourd'hui

L’immunothérapie montre des bénéfices dans une variété toujours plus importante de cancers. La réponse du système immunitaire à cette stimulation se maintient au fil du temps, pour une efficacité et une espérance de vie prolongées.

L’essor de l’immunothérapie a constitué une véritable révolution dans la prise en charge du cancer. Les résultats probants de nombreux essais cliniques ont conduit à une accélération et une diversification des travaux de recherche, explorant toujours plus d’axes thérapeutiques.

Les immunomodulateurs sont particulièrement porteurs d’espoirs. Les premiers commercialisés (voir cicontre) sont aujourd’hui testés dans plus d’une vingtaine de localisations cancéreuses et à des stades parfois précoces de la maladie. D’autres immunomodulateurs sont en cours de développement, ciblant un nombre toujours plus important d’inhibiteurs des cellules immunitaires...

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Pour quels patients ?

Docteur Magali TERME-ZYDEL, Maître de conférences à l’Université de Paris : 

Les immunothérapies offrent des approches innovantes et particulièrement efficaces dans la lutte contre le cancer. Il faut toutefois garder à l’esprit que cette efficacité ne concerne qu’une minorité de patients, dits « répondeurs ». Pour les inhibiteurs de point de contrôle, en particulier, on recense 30 % de répondeurs en moyenne ; 20 % pour l’hépatocarcinome… Le lymphome de Hodgkin et ses 70 % de réponse fait figure d’exception. Il est donc indispensable d’identifier les bénéficiaires mais aussi d’enrichir l’arsenal thérapeutique, d’une part pour contrecarrer les mécanismes de résistance aux thérapies existantes et, d’autre part, pour agir sur d’autres leviers non encore exploités (le recrutement des cellules immunitaires au coeur de la tumeur, par exemple). La mise en évidence de biomarqueurs prédictifs de la réponse représente à cet égard un vaste pan de la recherche, en constante progression...

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Témoignage

Au fil des années, j’ai vu la recherche évoluer et l’espoir de m’en sortir grandir…

"En août 2010, on m’a diagnostiqué un mélanome spitzoïde (cancer de la peau) au bas de la jambe. L’analyse du ganglion sentinelle a montré qu’il était « très propre ». Mais entre le bas et le haut de ma jambe, il y a 70 cm. 70 cm dans lesquels personne ne peut savoir ce qu’il va se passer. Une mauvaise cellule pouvait tout à fait se propager du bas vers le haut. C’est ce qu’il m’est arrivé en 2018.

Cela faisait donc huit ans que je vivais avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Quand on a un cancer, on sait qu’il n’y a que des moments de rémission clinique mais pas forcément de vraie guérison. Cette métastase a nécessité une ablation complète de la chaîne ganglionnaire. C’est à ce moment-là qu’avec les médecins, on a discuté du traitement par immunothérapie pour me soigner.

À mon premier mélanome, en 2010, l’immunothérapie en était aux balbutiements. À l’époque, je n’entrais pas dans le cadre des recherches. Heureusement entre mes deux épisodes, j’ai pu bénéficier des avancées de la recherche. Je le vois à tous les niveaux. La dernière métastase ? On n’en retrouve plus rien. Le nodule au poumon qu’on m’a découvert à l’occasion d’un scanner ? Trois mois plus tard, il n’y avait plus rien. Et ça, on est sûrs que c’est grâce au traitement d’immunothérapie qui m’est prodigué aujourd’hui.

Quand on est atteint comme moi d’un cancer et que l’on voit au fil des années la recherche progresser et sauver des vies, cela donne de l’espoir… L’espoir de sortir vainqueur face à cette maladie."

Xavier, 59 ans

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