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Apaiser les douleurs du cancer

Avoir mal pendant les traitements ou des années après la maladie n’est pas une fatalité. Des solutions efficaces existent.

Ce dossier a été réalisé en collaboration avec Rose Magazine et avec l'aide du Dr Sophie Laurent, responsable du Centre d’évaluation et de traitement de la douleur de l’Institut Gustave Roussy à Villejuif, du Dr Antoine Lemaire, chef du Pôle Cancérologie et Spécialités Médicales du Centre Hospitalier de Valenciennes, de Nathalie Ferrand, infirmière coordinatrice à l’Institut Daniel Hollard à Grenoble et du Pr Serge Perrot, responsable du Centre de lutte contre la douleur de l’Hôpital Cochin à Paris.

Plus de 50 % des patients traités pour un cancer confient avoir mal

La douleur du cancer peut être qualifiée de multimorphe.

Dans la grande majorité des cas, les douleurs sont liées au cancer lui-même.

Comprendre ses douleurs pour mieux les soulager

Quels mots pour décrire la souffrance que l’on ressent ? Quelles en sont les causes ? Savoir répondre à ces questions complexes est crucial pour être mieux pris en charge.

L’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP) définit la douleur comme « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans ces termes ». Autrement dit, chacun ressent et réagit différemment face à une douleur.

Quand les traitements mettent le corps à l’épreuve

La maladie, les thérapies anti-cancer ainsi que les soins quotidiens peuvent générer des douleurs physiques en altérant les tissus ou les nerfs. Des maux qui, souvent, ont aussi un impact sur le moral.

Plus de 50 % des patients traités pour un cancer confient avoir mal. Et près de quatre sur dix rapportent des douleurs modérées à intenses, et ce quel que soit le type de maladie cancéreuse et son stade. Pour 90 % des patients concernés, celles-ci ne parviennent pas à être soulagées. En cause : la sous-estimation de la douleur ou la connaissance parfois parcellaire des différentes douleurs par certains médecins, une prescription d’antalgiques inadaptée, ou encore la difficulté des patients à en parler…

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Apaiser la souffrance physique et morale

Antalgiques, traitements du cancer, approches non médicamenteuses… L’objectif est d’atténuer la douleur dès le début des soins pour qu’elle n’envahisse pas le quotidien et ne devienne handicapante.

La douleur doit faire l’objet d’une prise en charge à part entière dans votre parcours de soins oncologiques. Ainsi, le traitement antalgique doit être choisi en fonction de votre pathologie cancéreuse, de la nature des douleurs et de votre état général. « Il est important de souligner que les traitements ou les adaptations apportées au protocole de soins ne pourront pas faire disparaître totalement la douleur. L’objectif est de la contrôler, éviter qu’elle ne perturbe le sommeil et la vie quotidienne des malades. Elle ne doit pas devenir handicapante », insiste le Dr Sophie Laurent.

Si la douleur persiste, il est possible d'agir

Dans les années suivant les traitements, il arrive que des souffrances s’installent, mais là encore des solutions existent, notamment grâce aux approches alternatives aux médicaments.

Selon l’étude VICAN5 réalisée par l’Institut national du cancer (INCa), deux tiers des patients souffrent de séquelles dues au cancer ou aux traitements 5 ans après leur diagnostic, et en particulier de douleurs neuropathiques. Celles-ci se sont généralement installées depuis de longs mois et ont d’importantes répercussions sur le quotidien, la vie professionnelle et sociale des patients en rémission.

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Perspectives

Interview du Professeur Serge Perrot, Responsable du Centre de Lutte contre la Douleur (CLUD) de l’Hôpital Cochin (Paris).

La prise en charge médicamenteuse de la douleur a-t-elle évolué ces dernières années ? Les traitements de la douleur s’appuient sur des molécules très anciennes, comme la morphine qui a plus de 6 000 ans, ou repositionnent des médicaments venus d’autres disciplines tels que les antidépresseurs ou les antiépileptiques. Ces dernières décennies, la recherche a trouvé peu d’alternatives à ces médicaments car la douleur est un système complexe sur lequel il est difficile d’intervenir sans provoquer des effets secondaires...

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Où m'informer

Votre premier interlocuteur est votre médecin généraliste. Mais n’hésitez pas à consulter aussi les sites suivants :

www.sfetd-douleur.org : Site de la Société Française d’Étude et de Traitement de la Douleur où vous trouverez l’annuaire national des centres spécialisés douleurs chroniques.

www.e-cancer.fr : Site de l’Institut national du cancer

La ligne Cancer Info de l’Institut national du cancer. Au 0 805 123 124 (service et appel gratuits), du lundi au vendredi de 9 h à 19 h et le samedi de 9 h à 14 h, vous pourrez obtenir des conseils et des informations médicales.

www.afsos.org : Site de l’Association Francophone pour les Soins de support

www.cnrd.fr : Site du Centre National ressource Douleur

www.association-afvd.com : Site de l’Association Francophone pour Vaincre les Douleurs

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