À Marseille, la chercheuse Anne-Sophie Chrétien utilise l’IA pour détecter plus précocement le cancer du pancréas

03 février 2026 Dernière mise à jour : 31-03-2026

Communiqué de presseIA

A l’occasion de la Journée Mondiale contre le cancer, le 4 février, la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, a choisi de mettre en lumière comment les médecins et les chercheurs se sont appropriés cette technologie. Méconnue des Français sur ses usages concrets, elle est pourtant d’ores et déjà utilisée dans les méthodes de diagnostic et/ou de traitement de nombreux cancers. Pour la recherche, elle engendre des innovations de méthode majeures, en particulier pour l’analyse des données.  

Pour Anne-Sophie Chrétien, docteure en pharmacie, professeure des universités et praticienne à l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille, l’IA est devenue une alliée indispensable pour mener ses recherches, soutenues par la Fondation ARC, portant sur le diagnostic précoce du cancer du pancréas. 

 

LIA, un outil déjà intégré dans la lutte contre le cancer mais un manque de connaissance du public sur ces usages 

Près de 7 Français sur 10 (67 %) déclarent ne pas savoir si l’IA est aujourd’hui utilisée à l’hôpital et 60% des moins de 35 ans qualifient l’IA de « gadget » dans le diagnostic et le traitement des cancers, selon l’étude* Fondation ARC/Opinion Way réalisée en décembre 2025 sur la connaissance et l’acceptabilité de l’usage de l’IA dans la recherche.  

Ce résultat révèle un vrai besoin de pédagogie auprès de la population, car en réalité, l’usage de l’IA est déjà très étendu : près de 70 % des établissements français y ont recours dans le diagnostic ou le traitement des cancers(1), elle permet déjà de détecter certains cancers jusqu’à cinq ans avant l’apparition des symptômes et pourra simuler la réponse des patients aux traitements grâce à des jumeaux numériques. 

Pour le Pr Éric Solary, vice-président de la Fondation ARC « L’usage de l’IA dans l’univers hospitalier est encore largement perçu comme abstrait. L’IA s’intègre pourtant petit à petit dans la pratique clinique, en particulier dans le domaine de la cancérologie. Elle devrait notamment permettre une prévention et un dépistage plus personnalisés des cancers. Son acceptation nécessite le respect de règles de transparence et d’éthique ». 

Face à ces enjeux, la Fondation ARC publie un nouveau livret pédagogique « Enquête sur le tournant de l’intelligence artificielle » avec des exemples concrets d’usages de l’IA dans la lutte contre le cancer : 

  • Pour le diagnostic : dans l’imagerie et l’analyse des tissus, l’IA fournit une analyse complémentaire à celles des radiologues ou à celle des anatomopathologistes dans le cas d’une biopsie par exemple. 

  • Pour le traitement : l’IA permet de compléter les essais cliniques en créant, à partir de données réelles, des groupes comparatifs virtuels qui complètent les analyses permises par les patients témoins des essais cliniques. Cette approche est déjà mise en œuvre en France, par exemple dans le programme Esmé (qui centralise des données sur les cancers du sein métastatiques, les cancers du poumon métastatiques et le cancer de l’ovaire). 

  • Pour la recherche contre le cancer : Aujourd’hui, la cancérologie produit un très grand nombre de données, que l’humain n’est souvent pas en mesure d’organiser et d’analyser efficacement. L’IA joue un rôle majeur dans le traitement de ces données. 

 

Livre : Enquête sur le tournant vers l'intelligence artificielle
Livre
Hors-collection
Livre Enquête sur le tournant vers l’intelligence artificielle
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A Marseille, l’IA au service de la détection précoce du cancer du pancréas  

Le dépistage par prélèvement sanguin suscite d’importants espoirs pour un diagnostic plus précoce et plus fiable du cancer du pancréas. Au CRCM (Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille) Anne-Sophie Chrétien coordonne une étude visant à identifier, dans le sang, des signes très précoces de la transformation cancéreuse de lésions pancréatiques. Pour cela, elle utilise des algorithmes faisant appel à l’IA (« machine et deep learning algorithms ») pour analyser les données brutes des analyses sanguines et pour développer des modèles de prédiction de l’évolution de ces cellules.  

« L’IA s’est imposée comme un outil indispensable à mes travaux de recherche. Les outils de machine learning dédiés à l’analyse de données ont considérablement évolué au cours des 10 dernières années et nous permettent aujourd’hui d’extraire des informations totalement inaccessibles avec les approches plus classiques. » précise la chercheuse.  

Les applications concrètes de l’IA sont très variées dans la conduite de ses travaux de recherche et permettent déjà « d’identifier des mécanismes de résistance et des signatures de réponse aux immunothérapies afin d’orienter les décisions thérapeutiques. » ajoute Anne-Sophie Chrétien.  

Il s’agit d’informations centrales qui permettront à terme de mieux comprendre les mécanismes d’action de ces médicaments dans la prise en charge des cancers du pancréas. 

Ce projet est soutenu par la Fondation ARC à hauteur de 830 000 euros sur 5 ans 

Contacts presse – MARSEILLE 

Géraldine Musnier – 06 72 68 27 21- geraldine@agencegeraldinemusnier.com  

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