Dr Marine Oriel, oncologue à l’Icans lauréate du Prix Kerner décerné par la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer

28 octobre 2024 Dernière mise à jour : 04-09-2025

Communiqué de presse

Un test pour prédire l’efficacité du traitement contre les cancers ORL

 

À l’occasion des 28ème Journées Jeunes Chercheurs en cancérologie qui se sont déroulées à Paris, Dr Marine Oriel, interne en oncologie à l’Icans (Institut de Cancérologie Strasbourg Europe) en année recherche dans l’équipe ONKO•3T de Sophie Martin au sein de l’UMR7021 CNRS/Unistra à Illkirch-Graffenstaden, s’est vue décerner le 3ème prix Kerner de vulgarisation scientifique dans le cadre de ses travaux sur la prédiction de l’efficacité des traitements contre les cancers ORL.

Cette récompense souligne la capacité des chercheurs à exposer simplement les enjeux de leurs travaux au grand public. Pour préparer ce concours, les candidats présélectionnés bénéficient d’une formation à la vulgarisation scientifique dispensée par l’École de la médiation et offerte par la Fondation ARC.

16 000 nouveaux cas de cancers ORL, prenant origine au niveau de la gorge, du nez ou de la bouche, sont diagnostiqués chaque année en France. Malgré les progrès apportés par l’immunothérapie, seule une partie des patients répond au traitement. Marine Oriel a rejoint l’équipe ONKO•3T afin d’identifier, dans des prélèvements sanguins de patients malades, des marqueurs capables de prédire l’efficacité du traitement.

Le système immunitaire est normalement capable de reconnaître et de détruire les cellules cancéreuses. Cependant, ces dernières peuvent développer des mécanismes pour se camoufler et échapper à sa vigilance. L’immunothérapie aide alors le corps à se défendre lui-même, en permettant au système immunitaire de démasquer les cellules cancéreuses cachées, pour ensuite pouvoir les éliminer.

 

Trouver des nouveaux marqueurs prédictifs de l’efficacité

Dans les cancers ORL, la prescription de l’immunothérapie dépend de la détection d’un marqueur. Celui-ci est imparfait puisque seul 1 patient sur 5 tire bénéfice du traitement. En effet, près de 80 % des patients ne répondront pas à ce traitement. Il est donc indispensable de trouver d’autres marqueurs, dans le sang ou sur les tumeurs, permettant de prédire avec précision quel patient va bénéficier du traitement.

A ces fins, Marine Oriel travaille actuellement en collaboration avec l’Institut de cancérologie de Strasbourg (Icans) sur une étude clinique utilisant des prélèvements sanguins de patients atteints de cancers ORL et traités par immunothérapie.

 

Un test clinique en perspective

À terme, l’équipe ONKO•3T espère pouvoir développer en collaboration avec une start-up un test diagnostique rapide et facilement utilisable dans le sang ou dans la salive, pour identifier les patients qui pourraient bénéficier de ces immunothérapies.