« Mai violet » : mois de mobilisation contre les cancers de la peau

03 avril 2025 Dernière mise à jour : 30-03-2026

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Mai Violet sensibilise à la prévention et au dépistage des cancers de la peau. Une surveillance régulière de sa peau et de ses grains de beauté permet de détecter précocement d’éventuelles anomalies. Toute modification de taille, de forme ou de couleur doit être signalée à un dermatologue. Un diagnostic précoce améliore considérablement la prise en charge et les chances de guérison. Protéger sa peau et adopter les bons réflexes, c’est agir pour sa santé.

Qu'est-ce qu'un cancer de la peau ?

Il n’existe pas un mais des cancers de la peau (on parle aussi de « cancers cutanés ») : les mélanomes, les carcinomes basocellulaires et les carcinomes épidermoïdes.

La peau

La peau forme une barrière protectrice entre l’organisme et l’environnement extérieur. Elle est formée de trois couches de tissus superposées qui sont, de l’extérieur vers l’intérieur : l’épiderme, le derme et l’hypoderme.

Les cancers cutanés

Les mélanomes de la peau se développent à partir des mélanocytes, cellules de l’épiderme qui fabriquent la mélanine, un pigment donnant sa coloration à la peau. Dans la mesure où l’on retrouve également ces cellules au niveau de l’œil, il existe aussi des mélanomes oculaires. Les carcinomes se développent, quant à eux, à partir d’un autre type de cellules : les kératinocytes.

  • Le mélanome est le cancer cutané le plus grave mais le moins fréquent.

  • Le carcinome basocellulaire se développe à partir des cellules dans la couche la plus profonde de l’épiderme, c’est-à-dire les kératinocytes de la couche basale.

  • Le carcinome épidermoïde (appelé autrefois spinocellulaire) se développe au niveau de la couche intermédiaire de l’épiderme.

  • Il existe également un troisième type de carcinome dit de « Merkel », du nom d’un type de cellules présents au niveau de l’épiderme.

Les cancers de la peau en chiffres

Chaque année, plus de 100 000 nouveaux cas de cancers de la peau sont diagnostiqués en France.

Les carcinomes basocellulaires représentent 70 % de ces nouveaux cas. Les carcinomes épidermoïdes et les mélanomes comptent pour environ 20 et 10 % des cas, respectivement.

Le vieillissement de la population, la modification des habitudes de loisirs et la mode des peaux hâlées ont fait exploser le nombre de cas de cancers de la peau qui a plus que triplé entre 1980 et 2012.

Cancer de la peau : les signes à surveiller

Les modalités du dépistage individuel consistent en la consultation d’un dermatologue, dès l’apparition d’une lésion suspecte. Les personnes à risque (personnes travaillant ou pratiquant un loisir en extérieur sans protection, personnes à peau claire…) doivent avoir un suivi rapproché.

Surveiller sa peau

Il est recommandé à tous de surveiller régulièrement ses grains de beauté à la recherche de symptômes ou signes d’alerte d’une évolution ou d’un aspect suspect. Pour cela, la règle ABCDE est un bon outil qui peut aider dans le dépistage et la détection d’un éventuel cancer de la peau  : un nævus Asymétrique (non-circulaire), à Bords irréguliers, de Couleur non homogène doit conduire à consulter un spécialiste. Toute augmentation de Diamètre (> 5 mm) ou une Evolution générale d’un grain de beauté nécessite également un avis médical. Un autre très bon indicateur est le signe du « vilain petit canard », c’est-à-dire un grain de beauté différent des autres. Il faut savoir qu’on a tendance à avoir le même type de grain de beauté sur tout le corps. Prendre ses nævus en photo, ou les faire photographier dans les parties du corps qu’on ne voit pas, est recommandé afin de faciliter la surveillance évolutive.

Consulter un dermatologue

Quand faut-il consulter un dermatologue ? Qu’elle soit motivée ou non par la présence de lésions suspectes, éventuels symptômes, la consultation de dépistage permet au dermatologue d’évaluer l’aspect des tâches pigmentaires, des grains de beauté et la présence de lésions anormales de la peau sur l’ensemble du corps et de la tête.

Dans le cas de suspicion de cancer, le dermatologue s’aide en repérant les nævus qui ont un aspect différent du profil général des autres nævus du patient. Dans tous les cas, il peut utiliser un appareil grossissant pour observer les lésions : c’est le dermatoscope. Il s’agit d’une loupe qui facilite la distinction entre les différentes tumeurs cutanées en visualisant la jonction dermo-épidermique. Le médecin spécialiste peut aussi photographier certaines lésions pour en faciliter la surveillance d’une consultation à l’autre.

Pour en savoir plus sur le dépistage du cancer de la peau

Brochure : Les cancers de la peau
Brochure
Comprendre et agir
Les Cancers De La Peau
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L'été arrive, on n'oublie pas de se protéger du soleil !

L’exposition aux rayons ultraviolets (UV), qu’ils soient d’origine naturelle (soleil) ou artificielle (cabines de bronzage), est le principal facteur de risque des cancers de la peau. Une surexposition, notamment sans protection adaptée, peut entraîner des dommages irréversibles à long terme. Il est essentiel d’adopter les bons réflexes : éviter l’exposition aux heures les plus chaudes, porter des vêtements protecteurs, appliquer régulièrement une crème solaire à large spectre et privilégier l’ombre autant que possible. La prévention passe par ces gestes simples, qui permettent de limiter les risques et de préserver la santé de sa peau.

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Questions fréquentes

Vos questions sur les cancers de la peau à l’occasion de Mai Violet