NOVEMBRE – Mois de sensibilisation aux cancers masculins

13 janvier 2025 Dernière mise à jour : 12-02-2026

Movember

En novembre, mois de sensibilisation aux cancers masculins, comme toute l'année, on se prend en main !

Chaque année en France, plus de 245 000 cancers sont diagnostiqués chez les hommes, dont 25 % (soit un cancer sur 4 !) de cancers dits masculins, qui regroupent les cancers de la prostate (59 885 cas par an, avec un taux de survie à 5 ans de 93 %) et les cancers du testicule (2 700 cas par an, avec un taux de survie à 5 ans de 97 %).

Novembre bleu, aussi appelé Movember, est l’occasion de rappeler l’importance de la prévention des cancers masculins. Ce mouvement international invite les hommes à se mobiliser autour de leur santé, notamment pour le dépistage du cancer de la prostate et du testicule. L’objectif principal de cet événement est de sensibiliser le public aux problèmes de santé masculine, notamment les cancers de la prostate et du testicule. Durant tout le mois de novembre, la Fondation ARC s’associe à cette mobilisation internationale pour encourager chacun à s’informer, à parler de ces sujets encore tabous et à adopter les bons réflexes de prévention.

Durant ces 30 jours, les hommes sont parfois encouragés à se laisser pousser la moustache pour attirer l’attention sur ces sujets, stimuler la discussion et collecter des fonds pour financer la recherche. En novembre, portez la moustache, mais surtout, parlez-en !

Les cancers du testicule

Les cancers du testicule représentent 1 à 2 % des cancers masculins. Les jeunes sont les plus touchés. Il s’agit d’ailleurs du cancer le plus fréquent de l’homme jeune (15-35 ans).

On distingue différentes formes de cancer du testicule selon le type de cellules dont la tumeur est issue. Dans 95 % des cas, il s’agit d’une tumeur germinale, c’est-à-dire qu’elle a pour origine les cellules productrices de spermatozoïdes.

La tumeur testiculaire n’entraîne généralement pas de symptôme spécifique. Dans la grande majorité des cas, le patient découvre lui-même la tumeur à l’occasion d’une palpation. Lorsque le patient détecte une masse dure au niveau de l’un de ses testicules et que la maladie est suspectée, différents examens sont réalisés pour confirmer ou infirmer ce diagnostic.

L’autopalpation des testicules, comment ça marche ?

Aujourd’hui, la moitié des cancers du testicule est diagnostiquée avec une forme métastatique. Les traitements sont de ce fait plus lourds que si la tumeur avait été découverte plus tôt. Comme l’examen des testicules n’est pas systématique lors d’une consultation avec un professionnel de santé, le patient doit être attentif aux premiers signes.

La prévention de ce cancer passe aussi par une meilleure connaissance de son corps. L’un des gestes les plus simples et efficaces reste l’autopalpation des testicules, à réaliser régulièrement dès l’adolescence. Aussi, il est conseillé aux adolescents à partir de 13-14 ans de réaliser de temps en temps une autopalpation des testicules. Ce geste de détection personnel permet souvent un diagnostic précoce et augmente considérablement les chances de guérison. Savoir pratiquer une autopalpation des testicules est un réflexe essentiel pour détecter le plus tôt possible un éventuel cancer. En effet, un diagnostic précoce du cancer du testicule permet une prise en charge rapide et un taux de guérison proche de 100 %

Cet examen est particulièrement recommandé lorsqu’il y a un antécédent de cryptorchidie ou de cancer du testicule chez un proche (père ou frère…). Le moment idéal est à la sortie de la douche car la chaleur de l’eau a détendu la peau des bourses, ce qui facilite la palpation.

Devant un miroir, il faut examiner les testicules l’un après l’autre en faisant rouler la glande entre le pouce et les quatre doigts. Les quatre doigts sont placés sous le testicule et le pouce au-dessus. Il est possible qu’un testicule soit plus gros que l’autre. Lors de cet auto-examen, il est aussi normal de sentir sur le dessus de chaque testicule une petite formation allongée, l’épididyme, un canal qui contient des spermatozoïdes. Le fait de palper une petite masse qui était absente lors des autopalpations précédentes doit conduire à consulter un médecin.

Quels sont les signes à surveiller lors de l’autopalpation ?

Lors de l’autopalpation des testicules, il faut surveiller plusieurs signes pouvant indiquer un problème :

  • La présence de nodules ou de masses dures et non douloureuses dans un testicule.

  • Une augmentation inhabituelle du volume ou un gonflement d’un testicule.

  • Une sensation de lourdeur ou de pesanteur dans le scrotum.

  • Des douleurs ou gênes persistantes au niveau des testicules, du bas-ventre ou du scrotum.

  • Une modification de la forme ou de la consistance du testicule.

  • Une accumulation de liquide dans le scrotum ou une peau rougeâtre.

Il est normal que l’un des testicules soit légèrement plus gros ou plus bas que l’autre, et on peut ressentir l’épididyme, un petit canal qui se trouve derrière chaque testicule. Si une de ces anomalies est détectée, il est essentiel de consulter un médecin pour un examen approfondi.

2 700 nouveaux cas détectés chaque année
Près de 100% des cas sont soignés si le cancer est dépisté tôt

#PalpezVosDiscoBalls : l'autopalpation, avec le sourire !

Afin de sensibiliser les jeunes à ce geste essentiel, la Fondation ARC a lancé en novembre 2023 une  campagne TikTok pleine d’humour avec la complicité de la reine des Drag Queens, Nicky Doll ! Son objectif ? Prévenir, dédramatiser et s’adresser à tous !

À travers cette initiative, la Fondation ARC souhaite faire comprendre aux hommes jeunes, que chacun a un rôle à jouer dans la prévention du cancer du testicule. Et, pour cela, qui de mieux qu’une personnalité un brin facétieuse pour dédramatiser un sujet tabou !

La star de Drag Race France, Nicky Doll, a ainsi généreusement accepté de se prêter au jeu pour transmettre ce message essentiel au public de TikTok.

Dans un film tuto au ton décalé, réalisé par .becoming et Sixtine pour la Fondation ARC, Nicky Doll décrit avec humour comment effectuer une palpation des testicules, afin de détecter une grosseur, … « en palpant ses disco-balls » !

Brochure : Les cancers du testicule
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Comprendre et agir
Couv Testicule
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Les cancers de la prostate

La prostate est une glande masculine dont la fonction principale est de produire un liquide qui entre dans la composition du sperme. C’est l’organe dans lequel se développe le cancer le plus fréquent chez l’homme.

Grâce à un diagnostic précoce qui repose sur la réalisation d’un toucher rectal et d’un dosage du taux de PSA (antigène spécifique de la prostate), il est possible de détecter et traiter au plus tôt cette maladie. Détectée à un stade initial, la maladie se soigne dans la majorité des cas. La prévention des cancers masculins repose aussi sur une écoute attentive de son corps et un dialogue régulier avec son médecin traitant.

Le plus fréquent des cancers masculins

Avec près de 59 800 nouveaux cas par an en France métropolitaine, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme, avant celui du poumon ou le cancer colorectal. Il figure en revanche au troisième rang des causes de décès par cancer chez l’homme (8 100 décès en 2018).

Aujourd’hui, la majorité des diagnostics sont posés autour de l’âge de 70 ans et porte sur des cancers localisés. Plus de la moitié des décès concerne des patients de plus de 80 ans.

Bien que les avancées médicales permettent de repousser l’apparition de la maladie et de réduire le nombre de décès, le risque reste élevé. Restez vigilant et consultez un médecin si vous présentez certaines douleurs ou symptômes.

« Les cancers de la prostate » propose un état des connaissances sur la maladie et sa prise en charge : quels sont les facteurs de risque et les recommandations concernant le dépistage Quels sont les outils de diagnostics, les traitements actuels et les principaux espoirs de la recherche ?

Edition 2022, en collaboration avec le Pr Alexandre de la Taille, chirurgien urologue, responsable du Département d’urologie du CHU Mondor à Créteil.

Brochure : Les cancers de la prostate
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Comprendre et agir
Brochure Cancer Prostate Si Fondation Arc
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La Fondation ARC et la recherche sur les cancers masculins

La sensibilisation, c’est une première étape essentielle. Mais la recherche est tout aussi déterminante pour améliorer les traitements et le pronostic des cancers masculins. C’est pourquoi la Fondation ARC soutient activement des projets innovants dans ce domaine. 

Engagée depuis plus de 50 ans dans la lutte contre le cancer, la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer soutient de nombreux projets dédiés aux cancers masculins.

En finançant des programmes innovants, la Fondation ARC contribue à faire avancer la recherche sur les cancers de la prostate et du testicule, avec un objectif clair : améliorer la prévention, le diagnostic précoce et les traitements.

5 ans de 2019 à 2023
30 projets soutenus sur les cancers masculins
2,7 millions d'euros
  • 20 Aides Individuelles à des jeunes chercheurs ou futurs médecins/pharmaciens

  • 2 Programmes Labellisés Fondation ARC

  • 6 projets Fondation ARC

  • 1 projet via Cancer & COVID-19

  • 1 projet via notre appel à projets SIGN’IT – Signatures en immunothérapie

Deux exemples de projets en cours sur les cancers de la prostate

Directeur de recherche CNRS, de l’Institut génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC) à Illkirch, près de Strasbourg Daniel Metzger mène un Programme Labellisé Fondation ARC sur une nouvelle piste thérapeutique contre les cancers de la prostate résistants aux traitements actuels (chimiothérapie et hormonothérapie). Il a découvert qu’au cours de cette évolution néfaste de tumeurs de la prostate, se développent dans la tumeur des zones où des cellules cancéreuses ont les capacités de proliférer de façon indépendante des hormones et de fonctionner malgré un manque d’oxygène grâce à l’action de la protéine HIF-1alpha. L’objectif principal de ce programme est de caractériser le potentiel thérapeutique de l’inhibition de HIF-1alpha dans les cancers de la prostate. Ce programme devrait permettre d’identifier des biomarqueurs pour mieux stratifier les patients, et développer de nouveaux traitements pour prévenir ou ralentir la progression de certains cancers de la prostate.
Soutien de la Fondation ARC attribué en 2022 : Programme Labellisé Fondation ARC d’un montant de 191 100 € sur 3 ans

Dans le cadre de notre appel à projets SIGN’IT – Signature en immunothérapieCharles Antoine Dutertre, chercheur Inserm à Gustave Roussy, à Villejuif, recherche des biomarqueurs qui permettent d’identifier à l’avance parmi les patients atteints d’un cancer avec « défauts de réponse aux dommages de l’ADN (DDR) », ceux pour qui un traitement associant une thérapie ciblée spécifique (inhibiteur de PARP) et une immunothérapie (anticorps anti-PD-L1) serait efficace. Ce projet s’appuie sur les données collectées au cours des essais cliniques ARIANES et NIRADO menés par Dr Sophie Postel-Vinay. Le projet s’intéresse à plusieurs cancers solides : cancers de la prostate, de la vessie, du poumon, du rein.
Soutien de la Fondation ARC attribué en 2023 : près de 600 000 € sur 3 ans

Deux exemples de nouveaux projets soutenus par la Fondation ARC en 2024

Bénéficiaire d’une Aide Individuelle de la Fondation ARC débutée le 1er septembre dernier, Maxime Yon est soutenu pour un post-doctorat de deux ans et a intégré le Laboratoire de Traitement du Signal et de l’Image (LTSI) à Rennes pour travailler, en collaboration avec le CHU de Rennes et le Centre Eugène Marquis, sur l’amélioration du diagnostic des cancers de la prostate par une nouvelle exploitation des données d’imagerie par résonnance magnétique (IRM).

Interne en oncologie médicale et bénéficiaire d’une Aide Individuelle de la Fondation ARC pour une année de formation à la recherche (Master 2R), Nolwenn Robin, au sein de l’équipe de Frédéric Bost au Centre Méditerranéen de Médecine Moléculaire de Nice (C3M), étudie les caractéristiques cliniques d’une nouvelle voie impliquée dans l’agressivité du cancer de la prostate.

Les bons réflexes pour la santé masculine

Novembre ou non, adopter les bons gestes permet de renforcer la prévention des cancers masculins, et ce, tout au long de l’année ! 

  • Consultez régulièrement : à partir de 50 ans (ou 45 ans en cas d’antécédents), parlez du dépistage du cancer de la prostate avec votre médecin.

  • Pratiquez l’autopalpation des testicules dès l’adolescence pour détecter toute anomalie tôt.

  • Restez attentif aux signaux de votre corps : douleurs, fatigue, troubles urinaires ou masse inhabituelle.

  • Adoptez une hygiène de vie équilibrée et osez en parler : la santé masculine ne doit plus être un tabou.

Ce sont des gestes aussi simples qui favorisent un diagnostic précoce et sauvent des vies.

En ce mois de Novembre bleu, la mobilisation pour la santé masculine est plus que jamais nécessaire.

Parlez-en autour de vous, brisez le tabou, encouragez vos proches à pratiquer l’autopalpation des testicules et à parler avec leur médecin du cancer de la prostate.

Grâce à la Fondation ARC et à la recherche, chaque geste de prévention du cancer chez l’homme contribue à sauver des vies.

Nos dernières actualités issues de projets soutenus sur les cancers de la prostate

  • Face aux cancers de la prostate : lever les résistances aux traitements – Deux études récentes illustrent la dynamique qui permet d’avancer encore face aux cancers de la prostate, pour mettre au point de nouveaux traitements et limiter les résistances.
  • Obtention du Prix de la meilleure communication orale, Coup de cœur du jury par Kataryna Len lors de nos dernières journées jeunes chercheurs – À l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC), à Illkirch, Kateryna Len s’intéresse au rôle de la vitamine D et de son récepteur dans le développement et la dissémination des cancers de la prostate. Ses résultats montrent que l’administration d’un analogue de la vitamine D – en association avec la chimiothérapie – pourrait être une solution face aux cancers de la prostate chimiorésistants. De plus, les travaux de Kateryna ont mis en évidence l’implication d’un type de cellules immunitaires, les neutrophiles, dans la dissémination des cellules cancéreuses prostatiques, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour la prévention du cancer de la prostate métastatique. La Fondation ARC soutient les travaux de Kateryna Len dans le cadre de sa 4e année de thèse.