Prêt à relever le défi du Mois Sans Tabac ?
01 novembre 2025 Dernière mise à jour : 20-03-2026
En novembre 2025, pendant 30 jours consécutifs, participez à la 10ᵉ édition de Mois Sans Tabac, une initiative nationale du ministère de la Santé et de Santé publique France, en partenariat avec l’Assurance maladie. S’engager dans un arrêt d’un mois multiplie par cinq les chances d’arrêter durablement.
Pour bénéficier d’un accompagnement quotidien comprenant un kit d’aide, une consultation téléphonique gratuite et de nombreux autres outils, inscrivez-vous dès maintenant au Mois Sans Tabac.
Des outils et un accompagnement pour réussir
De nombreuses solutions existent pour vous soutenir tout au long du mois :
Les professionnels de santé
Via la ligne téléphonique d’aide, le 39 89, on vous oriente vers des consultations de tabacologie ou vers des spécialistes directement par téléphone. Il est capital de discuter de sa démarche avec son médecin traitant ou avec un tabacologue. Ces professionnels accompagnent les fumeurs dans leur projet de sevrage et les aident à envisager un soutien, médicamenteux ou non.
Substituts nicotiniques et médicaments
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Patchs, gommes, pastilles, sprays buccaux, inhalateur : ces substituts dispensent une dose mesurée de nicotine et permettent de compenser le manque. La dose doit être réduite progressivement pour faire disparaître la dépendance physique. Ces substituts sont remboursés à 65 % par l’Assurance maladie. Le ticket modérateur peut être pris en charge par votre complémentaire santé. Les pharmacies peuvent pratiquer la dispense d’avance de frais pour ces produits.
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Médicaments oraux (varénicline, bupropion) : ils limitent les effets du manque. Ayant un impact potentiellement fort sur l’équilibre psychique, leur prescription doit être associée à un suivi médical strict.
Approches alternatives
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Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) permettent d’aider à modifier le comportement des fumeurs en s’appuyant sur l’analyse du ressenti et des émotions. Elles aident à entretenir la motivation et peuvent aussi être utiles après le sevrage, pour éviter la rechute.
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D’autres approches existent, même si elles ne sont pas officiellement reconnues, et peuvent aussi aider certains fumeurs comme l’acupuncture, l’hypnose, la sophrologie ou la phytothérapie par exemple.
Tabac et cancer : un enjeu de santé publique majeur
Le tabagisme reste la première cause évitable de décès dans le monde. Il est responsable du développement de nombreux cancers et à l’origine d’une diminution de l’espérance et de la qualité de vie, pendant et après la maladie.
17 localisations cancéreuses sont concernées par les effets du tabagisme dont 35 % des cancers de la vessie, 80 % des cancers du poumon, 70 % des cancers des voies aérodigestives.
Selon une étude sortie en 2015, des chercheurs de New York ont suivi, pendant une durée médiane de huit ans, 2 358 patients traités par radiothérapie pour un cancer de la prostate. Les résultats montrent que fumer pendant ou après leurs traitements augmente de 40 % le risque de rechute ainsi qu’un risque deux fois plus élevé de développer des métastases et de décéder de leur cancer1.
Arrêter de fumer, y compris après un diagnostic de cancer, améliore donc considérablement les chances de guérison.
En France, le tabac est responsable chaque année de :
Source : Biasco, L. et al ; In vivo tracking of T cells in humans unveils decade-long survival and activity of genetically modified T memory stem cells; Science Translationnal Medicine; 4 février 2015
Les illustrations sont issues du travail réalisé par Clod dans le dépliant ainsi que l’affiche Tabac et cancer.