Augmenter le potentiel de l’IRM pour le diagnostic des cancers de la prostate

Dr Maxime Yon, chercheur post-doctorant au laboratoire Traitement du signal et de l’image de l’Université de Rennes, présente le projet qu’il porte en collaboration avec le CHU de Rennes et l’IRISA visant à mettre au point une nouvelle technique d’IRM pour mieux diagnostiquer les cancers de la prostate.

L’IRM est déjà essentielle lors du diagnostic du cancer de la prostate car elle permet de repérer la plupart des tumeurs importantes. Cependant, le protocole actuel ne fournit pas suffisamment d’informations pour qualifier précisément l’agressivité des tumeurs. C’est pourquoi les biopsies restent nécessaires mais elles induisent des risques de saignements, de douleurs et d’infection. L’IRM est pourtant sensible, à l’échelle des cellules, aux changements qui apparaissent avec le développement d’une tumeur agressive. Actuellement, ces informations sont perdues car elles sont lissées à l’échelle du pixel de l’IRM. Une nouvelle approche appelée « IRM de diffusion massivement multidimensionnelle » pourrait changer cela. Grâce à l’acquisition et la combinaison de nombreuses images avec différents niveaux de contraste, elle permet de retrouver la composition cellulaire à l’intérieur même de chaque pixel de l’image révélée par l’IRM. Mon projet de recherche explore le potentiel de cette méthode pour évaluer l’agressivité des tumeurs prostatiques par IRM. En cas de succès, cette étude pourrait transformer le parcours des patients en réduisant le recours aux biopsies et en ouvrant la voie à un diagnostic moins invasif.

cellules

177 000 € sur 4 ans

C’est le soutien apporté par la Fondation ARC au projet de Maxime YON, mené dans le cadre du PAIR* Prostate. Issu d’un partenariat entre la Fondation ARC, la LNCC et l’INCa, ce programme national de recherche vise à mieux identifier les personnes à risque et à développerdes outils de dépistage plusfiables, moins invasifs et mieuxacceptés par les patients.

*Programme d’actions intégrées de recherche