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Les cancers du foie

Cancers du foie : les symptômes et le diagnostic

À moins que le patient fasse l’objet d’un suivi médical régulier (en cas d’exposition à des facteurs de risque), le cancer du foie est généralement diagnostiqué tardivement en raison de l’absence de symptômes jusqu’aux stades avancés de la maladie.

Pour les patients chez qui une cirrhose a été diagnostiquée, un suivi régulier est mis en place. Les médecins recommandent généralement un examen clinique et un bilan échographique tous les six mois afin de surveiller une éventuelle évolution cancéreuse. 

Dans le cas contraire, le diagnostic est souvent plus tardif : en effet, les premiers stades de l’hépatocarcinome n’entraînent que peu, voire pas de symptômes. C’est uniquement en évoluant qu’il peut provoquer des manifestations plus perceptibles.


Les symptômes

Au fur et à mesure que l’hépatocarcinome se développe, les personnes malades commencent par se sentir fatiguées et avoir moins d’appétit.

Elles peuvent également maigrir, souffrir de nausées ou de vomissements, ressentir des douleurs dans la région du foie, avoir de la fièvre, un ictère (jaunisse) ou un abdomen gonflé par la présence de liquide (ascite). Dans certaines situations, une hémorragie digestive peut être aussi une conséquence de la maladie. En présence de ces symptômes, le patient est généralement amené à consulter son médecin traitant. Une série d’examens est alors réalisée pour poser le diagnostic.

Dans certains cas, le cancer peut être suspecté au cours d’un bilan médical : une analyse de sang ou une imagerie abdominale anormale peuvent laisser suspecter la présence d’une tumeur au niveau du foie et conduire le médecin à proposer de nouveaux examens.


Le diagnostic

L'examen clinique

Au cours d’une première consultation, le médecin peut repérer une augmentation de volume du foie (hépatomégalie) en palpant l’abdomen du patient. Il est aussi attentif aux signes de douleurs locales, d’ictère ou d’ascite. Les antécédents personnels du patient sont importants pour le médecin afin de préciser le risque individuel de cancer.

Le bilan biologique

Une analyse de sang permet de doser :

  • la quantité des différents composés produits par le foie (transaminases, bilirubine, gamma-GT, taux de prothrombine) et d’évaluer ainsi l’état de l’organe ;
  • le marqueur tumoral alpha-foetoprotéine (AFP). Lorsque la quantité de ce composé produit par les cellules cancéreuses est supérieure à 250 ng/ml, la présence de deux types de tumeurs est envisagée : tumeur du foie ou du testicule (tératome). Cette donnée ne suffit toutefois pas à poser un diagnostic car d’autres maladies malignes ou bénignes peuvent augmenter de manière modérée la concentration de ce marqueur. À l’inverse, tous les cancers du foie ne provoquent pas d’augmentation du taux d’AFP sanguin. D’autres examens sont donc indispensables.

L'imagerie

L’échographie est le premier examen d’imagerie réalisé pour poser un diagnostic ; si une anomalie est identifiée, un scanner (ou tomodensitométrie) et/ou un examen par imagerie par résonance magnétique (IRM) est nécessaire. Les images obtenues permettent d’observer avec une plus grande précision les anomalies repérées à l’échographie et, le plus souvent, de différencier un cancer primaire du foie d’un cancer secondaire ou de nodules non cancéreux (bénins). Le scanner et l’IRM sont réalisés après avoir injecté un produit de contraste qui permet de mieux caractériser la lésion.

  • Lorsque les nodules sont petits (<1 cm de diamètre), il est difficile de déterminer leur nature bénigne ou maligne. Il est alors recommandé de reproduire le même examen trois mois plus tard pour observer leur évolution et orienter le diagnostic ;
  • lorsque les nodules sont plus gros (>3 cm de diamètre) et/ou nombreux, il est généralement aisé de repérer s’il s’agit ou non d’un cancer primaire ;
  • lorsque les nodules sont de tailles intermédiaires, le diagnostic est plus difficile à poser avec certitude. Dans ce cas et si l’AFP n’est pas augmentée, une biopsie hépatique est indispensable.

La biopsie

Dans de nombreux types de cancer, la biopsie est l’examen de référence pour confirmer le diagnostic : elle consiste à prélever un échantillon du tissu suspect pour être analysé par microscopie. Dans le cas du cancer du foie, la biopsie n’est plus réalisée en première intention. En effet, les examens d’imagerie et/ou le dosage de l’AFP permettent souvent de poser le diagnostic sans biopsie.

Cependant, cet examen reste nécessaire chez les patients présentant une anomalie qui n’a pas pu être suffisamment caractérisée par les autres examens.

En pratique, la biopsie hépatique est réalisée sous anesthésie locale. Le prélèvement est effectué grâce à une aiguille fine (guidée par échographie), introduite jusqu’au foie suite à une incision minime effectuée au niveau de la peau. L’échantillon prélevé est ensuite analysé par un anatomopathologiste, médecin spécialisé dans l’examen au microscope de tissus en vue d’établir un diagnostic.

À l’issue de l’examen, plusieurs heures de surveillance sont planifiées pour soulager une éventuelle douleur et surveiller le risque hémorragique. La surveillance se déroule sur la journée : en l’absence de complication, le patient peut sortir six heures après l’examen mais il est parfois préférable de rester en observation jusqu’à 24 heures.


Les examens du bilan d’extension

Suite au diagnostic de cancer, des examens complémentaires sont nécessaires pour évaluer l’avancée de la maladie et son éventuelle extension à d’autres organes. Ces informations permettent de déterminer le stade d’évolution de la tumeur.

Une imagerie complète du thorax et de l’abdomen par scanner permet de localiser précisément la ou les lésions et d’étudier l’environnement de la tumeur : s’est-elle étendue aux voies biliaires et aux ganglions lymphatiques voisins, à la veine porte ou à la veine cave ? Cet examen permet aussi de rechercher d’éventuelles métastases au niveau des poumons, des os ou des glandes surrénales. Un scanner cérébral est parfois prescrit lorsque la présence de métastases cérébrales est suspectée.


Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Docteur Jean Faivre, médecin au service d'hépato-gastro-entérologie au CHU de Dijon et Professeur à l'Université de Bourgogne.


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