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Les cancers de la peau

Qu'est-ce qu'un cancer de la peau ?

Il n’existe pas un mais des cancers de la peau (on parle aussi de « cancers cutanés ») : les mélanomes, les carcinomes basocellulaires et les carcinomes épidermoïdes.

La peau

Représentation en coupe de la peau
Représentation en coupe de la peau
©sophiejacopin.com

La peau forme une barrière protectrice entre l’organisme et l’environnement extérieur. Elle est formée de trois couches de tissus superposées qui sont, de l’extérieur vers l’intérieur : l'épiderme, le derme et l'hypoderme.


Les cancers cutanés

C’est au niveau de l’épiderme que naissent la plupart des cancers cutanés.

Les mélanomes de la peau se développent à partir des mélanocytes, cellules de l’épiderme qui fabriquent la mélanine, un pigment donnant sa coloration à la peau. Dans la mesure où l’on retrouve également ces cellules au niveau de l’oeil, il existe aussi des mélanomes oculaires. Les carcinomes se développent, quant à eux, à partir d’un autre type de cellules : les kératinocytes.

Le mélanome est le cancer cutané le plus grave mais le moins fréquent. Dans environ 20 % des cas, la maladie se propage et forme des métastases. Cela peut se produire lorsque des cellules cancéreuses ont franchi la barrière qui sépare l’épiderme du derme. En effet, c’est au niveau du derme, riche en vaisseaux lymphatiques et sanguins, que les cellules de mélanome peuvent migrer vers d’autres organes.

Principalement diagnostiqué après 50 ans (l’âge moyen au diagnostic est de 56 ans chez la femme et 58 ans chez l’homme), il peut apparaître sur n’importe quelle zone du corps, mais est plus fréquent sur les zones exposées au soleil, à partir de la peau « normale » ou d’un grain de beauté.

Le carcinome basocellulaire se développe à partir des cellules dans la couche la plus profonde de l’épiderme, c’est-à-dire les kératinocytes de la couche basale. Dans deux cas sur trois, il est localisé au niveau du visage, de la tête ou du cou, mais peut également apparaître sur le tronc, les membres, les pieds et les organes génitaux. Il se développe généralement sur une peau saine, en prenant l’aspect d’un nodule ferme et rosé d’allure perlée ; il s’agit de la forme la plus commune, appelée nodulaire. Il peut aussi se creuser en son centre et former un ulcère. Sur les membres et le tronc, on trouve plus souvent une forme dite superficielle, plane, rouge et squameuse en surface. Plus rarement observé, le carcinome sclérodermiforme prend l’aspect d’une plaque lisse et brillante, mal délimitée et déprimée en son centre ; il est souvent diagnostiqué plus tardivement.

D’une manière générale, le carcinome basocellulaire est une tumeur d’évolution lente, pour laquelle le risque de métastases reste exceptionnel (un cas sur 10 000). Cependant, lorsqu’elle n’est pas traitée, cette tumeur peut entraîner des délabrements physiques ou fonctionnels importants en s’étendant au derme puis au niveau des tissus sous-jacents, comme l’os ou le cartilage.

Le carcinome épidermoïde (appelé autrefois spinocellulaire) se développe au niveau de la couche intermédiaire de l’épiderme. Il peut être localisé sur n’importe quelle partie du corps, mais apparaît le plus souvent au niveau de zones habituellement exposées au soleil. Il peut aussi atteindre les muqueuses. Souvent, ces tumeurs se développent à partir de lésions préexistantes de la peau : kératoses actiniques (petites lésions épaissies de la peau, liées à l’exposition solaire), ulcères chroniques de jambes, cicatrices de brûlures, petites plaques rouges et squameuses (maladie de Bowen). Leur pronostic est moins bon que celui des carcinomes basocellulaires ; en l’absence prolongée de traitement, les carcinomes épidermoïdes peuvent s’étendre aux ganglions lymphatiques voisins et faciliter la dissémination de métastases.

Le nombre de cas de carcinomes est plus élevé chez les hommes.

L’âge moyen au diagnostic est de 66,5 ans chez la femme et de 66,7 ans chez l’homme pour les carcinomes basocellulaires et de 77 ans chez la femme et de 74,4 ans chez l’homme pour les carcinomes épidermoïdes.

Il existe également un troisième type de carcinome dit de « Merkel », du nom d’un type de cellules présents au niveau de l’épiderme. Avec une incidence de 0,3 pour 100 000 personnes, ce cancer est rare mais agressif ; il touche les personnes âgées à peau claire et se développe préférentiellement dans des zones exposées au soleil. Ces dernières années, une augmentation du nombre de cas est observée avec comme principale cause le vieillissement de la population. Les traitements de ces carcinomes, adaptés au cas par cas, ne sont pas abordés dans ce dossier.

Les cancers de la peau en chiffres

Chaque année, près de 80 000 nouveaux cas de cancers de la peau sont diagnostiqués en France.

 

Les carcinomes basocellulaires représentent 70 % de ces nouveaux cas. Les carcinomes épidermoïdes et les
mélanomes comptent pour environ 20 et 10 % des cas, respectivement.

 

Le vieillissement de la population, la modification des habitudes de loisirs et la mode des peaux hâlées ont fait exploser le nombre de cas de cancers de la peau qui a plus que triplé entre 1980 et 2012.


Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Caroline Robert, chef du département de dermatologie de Gustave Roussy (Villejuif) et du Pr Philippe Saiag, chef de service de dermatologie générale et oncologique de l'hôpital Ambroise Paré (Boulogne-Billancourt).


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