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Les cancers du testicule

Qu'est-ce qu'un cancer du testicule ?

Les cancers du testicule représentent 1 à 2 % des cancers de l'homme. Les jeunes sont les plus touchés. Il s'agit d'ailleurs du cancer le plus fréquent de l'adulte jeune (15 - 35 ans).

Que sont les testicules ?

Avec le pénis, les deux testicules forment l'organe reproducteur de l'homme. Ce sont les glandes sexuelles masculines.

Testicule
Représentation et anatomie des organes génitaux masculins.
©sophiejacopin.com

Logés dans une poche entourée d'une peau plissée, les testicules, de forme ovoïde, mesurent en moyenne 4 centimètres de long et 2,5 centimètres de large.

Les testicules sont formés de deux types de cellules : des cellules productrices de l'hormone mâle (la testostérone) et des cellules germinales productrices de spermatozoïdes. Les spermatozoïdes rejoignent ensuite l'urètre par les voies spermatiques. Les testicules sont entourés de différentes enveloppes superposées. Celle qui se situe le plus à l'extérieur est appelée scrotum.

Au cours du développement du fœtus, les testicules qui se trouvent initialement dans l'abdomen descendent progressivement dans le scrotum. Une fois dans leur position définitive, ils se situent donc à l'extérieur de la cavité pelvienne. C'est pourquoi leur température est inférieure de 2°C par rapport à celle du corps. Ce léger abaissement de température est indispensable à la production de spermatozoïdes viables. Parfois, la migration des testicules est partielle ou n'a pas lieu : on parle alors d’ectopie testiculaire ou encore de cryptorchidie.


Les fonctions des testicules

Les testicules ont deux fonctions principales à partir de la puberté. 

Ils ont une fonction endocrine, c'est-à-dire qu'ils secrètent des hormones, qui est assurée par les cellules non-germinales. La plupart des hormones sexuelles mâles sont en effet produites par les testicules, et notamment la testostérone à l'origine des caractères sexuels secondaires (libido, pilosité, tonalité de la voix…). Les testicules ont également une fonction de reproduction : ce sont dans ces glandes que les spermatozoïdes sont produits par les cellules germinales. Il s'agit de la fonction exocrine.

Les fonctions des testicules sont commandées par l'hypophyse et l'hypothalamus, deux structures qui se situent à la base du cerveau.


Les différentes formes de cancers du testicule

Un cancer du testicule survient lorsqu'une cellule normale du testicule se transforme en cellule cancéreuse, se multiplie sans contrôle et finit par former une tumeur.

Sans traitement, cette masse cancéreuse grossit ; des cellules peuvent alors se détacher pour coloniser d'autres parties du corps et y former de nouvelles tumeurs appelées métastases. Il existe plusieurs types de cancers du testicule qui se distinguent les uns des autres en fonction de la nature des cellules qui sont à leur origine.

Dans 95 % des cas, les tumeurs se développent à partir des cellules germinales. Ces tumeurs germinales sont elles-mêmes divisées en deux grandes classes dont le traitement et le pronostic diffèrent : les tumeurs séminomateuses et les tumeurs non séminomateuses. Elles ont toutes comme précurseur une cellule pré-tumorale située au sein des tubes séminifères.

  • Les tumeurs séminomateuses (ou séminomes) sont issues des cellules précurseurs des spermatozoïdes : elles dérivent d'une cellule souche de spermatozoïde qui a dégénéré dans le tube séminal. Elles représentent 30 à 40 % des cancers des testicules, concernent en général des hommes de 35 à 45 ans. Elles sont généralement traitées par radiothérapie.
  • Les tumeurs non séminomateuses proviennent de la dégénérescence des cellules embryonnaires, capables de se muer en tout type de cellule. Elles représentent 60 à 70 % des cancers testiculaires. Elles touchent des hommes plus jeunes que les séminomes puisqu'elles surviennent essentiellement entre la puberté et l’âge de 35 ans. Selon les cellules qui dégénèrent, on parle de carcinomes embryonnaires, de tumeurs du sac vitellin, de tératomes ou de choriocarcinomes.

Dans 5 % des cas, les cancers du testicule se développent à partir de cellules non germinales. Parmi ces tumeurs « non germinales », on trouve notamment des tumeurs malignes de Sertoli et à cellules de Leydig (du nom des cellules atteintes), des lymphomes et plus rarement des sarcomes. Il est très rare que les testicules soient le siège de tumeurs bénignes (lipomes ou fibromes, kystes épidermoïdes) ou d'une métastase d'un autre cancer. Il est exceptionnel - moins de 2 % des cas - que les deux testicules soient touchés en même temps.

Le cancer du testicule en chiffres

Le cancer du testicule représente 1 à 2 % de tous les cancers, c'est pourquoi on le qualifie de rare. Toutefois, c'est le cancer le plus fréquent chez l'homme jeune, âgé de 15 à 35 ans. 2 317 nouveaux cas auraient été diagnostiqués en France en 2012.

 

Depuis le milieu du 20ème siècle, le nombre de cas ne cesse d'augmenter dans tous les pays industrialisés. On assiste même à une accélération depuis une vingtaine d'années. En France, cette augmentation a été de 2,5 % par an pour la période 1980-2005 (voir le paragraphe Le rôle de l’environnement, page 30). Sur la même période, le taux de mortalité a diminué de 4,4 % par an en moyenne grâce aux progrès thérapeutiques.

 

Le cancer du testicule est un cancer de bon pronostic. La survie relative à 5 ans est de 98 à 99 % pour les formes localisées et supérieure à 70 % lorsque des métastases se sont logées dans d'autres organes. Pour l'année 2012, le nombre total de décès a été estimé à 85 personnes.


Ce dossier a été réalisé avec le concours du Professeur Alain Houlgatte, chef du service d'urologie à l'hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce (Paris) et Brigitte Boizet, directrice de recherche CNRS, responsable de l'équipe « Développement et pathologie de la gonade » à l'Institut de génétique humaine (Montpellier).


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