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Projet soutenu

Prévenir des fibroses induites par la radiothérapie

La radiothérapie peut induire une complication à long terme chez certains patients : la fibrose radio-induite. Chez les femmes atteintes d’un cancer du sein, cela modifie la texture et l’apparence du sein avec des douleurs possibles. L’impact est à la fois physique et psychologique.

L’équipe du Dr Céline Bourgier, radiothérapeute et chercheuse à l’Institut du Cancer de Montpellier, en collaboration avec 26 autres centres anti-cancer, va évaluer la tolérance et l’efficacité de la pravastatine en prévention de cette fibrose radio-induite. Ils lancent une étude clinique de phase III (PRAVAPREV) nécessitant le recrutement de 1 000 femmes qui seront suivies pendant trois ans. Nous soutenons ce projet à hauteur de 444 310 €.

Contexte et objectif du projet

En cas de radiothérapie, une complication à long terme survient chez 5 à 10 % des patients : la fibrose radio-induite. Dans les mois qui suivent ce traitement, généralement au cours des trois premières années, le tissu touché par les rayons devient fibreux : il présente une inflammation importante et les cellules fonctionnent moins bien, produisant des molécules qui rendent le tissu très dense et compact. Les femmes atteintes d’un cancer du sein sont particulièrement concernées puisque près de 90 % d’entre elles reçoivent une radiothérapie après la chirurgie initiale. Les conséquences sont à la fois physiques et psychologiques ; le sein concerné devient dur et se rétracte, changeant de texture et de taille par rapport à l’autre, et pouvant induire des douleurs. Les causes de cette complication sont inconnues mais cette dernière peut être prédite grâce à un test sanguin : le test NovaGray Breast.

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Récemment, l’équipe de Céline Bourgier a montré que la pravastatine, un médicament indiqué dans l’hypercholestérolémie, peut inverser le processus de la fibrose chez des patients ayant développé cette complication après une radiothérapie. Avant d’en arriver là, les chercheurs avaient mené des expériences sur des modèles animaux qui avaient montré cet effet curatif. A cette occasion, ils avaient également constaté un effet préventif sur l’apparition de la fibrose. Ils veulent maintenant le vérifier chez les patientes. Pour cela, ils lancent un essai clinique de phase III (PRAVAPREV). Ils recruteront 1 000 femmes atteintes d’un cancer du sein traité par radiothérapie. Parmi elles, ils en sélectionneront 400 qui présenteront un risque de fibrose radio-induite à l’issue du test prédictif NovaGray Breast. Ces dernières seront réparties dans deux groupes. Dans l’un, elles recevront la pravastatine au cours de la radiothérapie pendant un an à raison d’un comprimé par jour. Dans l’autre, elles recevront un placébo à la place du médicament. Après trois ans de suivi, les chercheurs analyseront les taux de fibroses radio-induites dans chaque groupe. Ils estiment d’après les données dont ils disposent, que la pravastatine pourrait réduire de moitié le risque de fibrose.

Si ces résultats sont atteints, cet essai ouvre la voie à une utilisation en routine de la pravastatine en prévention des fibroses radio-induites pendant la radiothérapie. Ce médicament présente peu de contre-indications mais entraine, dans environ 10% des cas, des tendinites pouvant éventuellement conduire à l’arrêt du traitement.

Le porteur du projet

Le Dr Céline Bourgier est médecin à l’Institut du cancer de Montpellier (ICM Val d’Aurelle), dans le service de radiothérapie. Elle est également chercheuse au sein de l’unité Inserm U 1194 spécialisée dans l’étude des toxicités radio-induites. Les chercheurs décrivent les mécanismes en jeu et développent des outils prédictifs de ces effets indésirables, en particulier dans les cancers du sein, de la prostate, et du poumon. Céline Bourgier a rejoint l’ICM en 2013 pour y apporter son expertise sur la fibrose radio-induite et ses connaissances sur la pravastatine. Elle travaille en effet sur ces thématiques depuis 2002 alors qu’elle était à l’Institut Gustave Roussy à Villejuif où elle faisait sa thèse. Pour mener cet essai clinique, son équipe collabore avec 26 centres de lutte contre le cancer français qui participeront au recrutement des patientes et à leur suivi. L’ensemble des données sera analysé à Montpellier à l’issu des trois ans de suivi.

Notre soutien

Nous soutenons ce projet de recherche clinique pendant trois ans à hauteur de 444 310 €.


A. R.


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