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Projet soutenu

Etudier la réponse du glioblastome à des molécules mimant les protéines SMAC

Aurélie Tchoghandjian, chercheuse au CNRS, s’intéresse à l’effet de petites molécules dérivées des protéines SMAC sur les glioblastomes, des tumeurs cérébrales agressives. Les protéines SMAC sont en effet impliquées dans l’activation de la mort cellulaire programmée, et des molécules synthétiques mimant leur action (mimétiques de SMAC) sont actuellement testées dans le cadre d’essais cliniques contre différents cancers. Des premiers résultats précliniques lui ont permis d’observer une diminution de la taille des tumeurs sous l’effet de ces molécules, accompagnée d’une arrivée massive de cellules immunitaires dans la tumeur. Son objectif, désormais, est de découvrir la nature exacte de ces cellules immunitaires pour savoir si elles ont une action bénéfique pour le traitement ou au contraire pour la tumeur. Nous soutenons ce projet pour deux ans à hauteur de 50 000 euros.

Contexte et objectif du projet

Les glioblastomes sont les tumeurs cérébrales de l’adulte les plus agressives. Le traitement standard, inchangé depuis plus de dix ans, repose sur une résection chirurgicale quand elle est possible, suivie d'une radiothérapie et d’une chimiothérapie. Les traitements ciblent actuellement les cellules cancéreuses et/ou les cellules vasculaires présentes dans la tumeur, mais pas les autres types cellulaires du micro-environnement tumoral comme les cellules immunitaires, dont on sait que certaines concourent aussi à la progression des cancers et à la résistance aux traitements. La découverte de molécules thérapeutiques ayant une action sur l’ensemble des cellules du micro-environnement est aujourd’hui une piste importante pour lutter contre les glioblastomes.

Dans ce contexte, Aurélie Tchoghandjian, chercheuse au CNRS au sein de l’Equipe GlioME (Gliomagenèse et MicroEnvironnement) de l'Institut de NeuroPhysiopathologie d’Aix-Marseille Université, s’intéresse aux mimétiques de SMAC. Ces molécules synthétiques, dérivées des protéines SMAC, entrainent la mort des cellules cancéreuses et les sensibilisent aux traitements. En effet, alors qu’une cellule normale peut activer ce mécanisme d’auto-élimination quand elle est soumise à certains stress ou agressions, les cellules cancéreuses arrivent à outrepasser ces points de contrôle, ce qui favorise leur prolifération incontrôlée et leur résistance aux traitements. Aurélie Tchoghandjian espère que ces mimétiques de SMAC restaureront l’auto-élimination des cellules cancéreuses et auront en plus une action anti-cancéreuse sur les autres cellules du microenvironnement.

Grâce à l’utilisation de modèles murins adaptés, Aurélie Tchoghandjian a testé l’action de ces molécules thérapeutiques contre des gliobastomes. Elle a ainsi observé une diminution de la taille des tumeurs et une normalisation du réseau vasculaire tumoral. Mais elle a également constaté un recrutement inattendu de cellules immunitaires. À ce stade, elle ne connait pas la nature exacte de ces cellules. Contribuent-elles à la régression de la tumeur ou participent-elles, au contraire, à la mise en place d’une résistance au traitement ? Le projet initié au sein de l’équipe marseillaise vise à répondre à cette question afin de pouvoir envisager une stratégie thérapeutique optimale. Pour y parvenir, Aurélie Tchoghandjian mise sur des techniques de pointes de cytométrie et d’imagerie, permettant de caractériser de nombreux types cellulaires, associées à une observation extrêmement précise de la répartition des cellules immunitaires recrutées dans les tissus du cerveau. Les chercheurs pourront ainsi, comprendre d’où elles viennent, comment elles s’organisent et décrire leur comportement dans la tumeur. Si ces cellules s’avèrent être délétères, Aurélie Tchoghandjian s’attachera alors, dans le cadre d’un nouveau projet, à découvrir comment bloquer leur recrutement afin d’augmenter l’efficacité des mimétiques de SMAC dans ce cancer.

Le porteur du projet

Aurélie TchoghandjianAurélie Tchoghandjian est chercheuse au CNRS au sein de l’Equipe GlioME (Gliomagenèse et MicroEnvironnement) de l'Institut de NeuroPhysiopathologie (INP – UMR7051 unité mixte de recherche CNRS et Aix-Marseille Université) créé en 2018 et dont la cheffe d’équipe est la Professeure Dominique Figarella-Branger. Cette équipe compte une vingtaine de personnes et a pour objectif de mieux comprendre la biologie des gliomes humains, d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et d’évaluer le potentiel de nouvelles thérapies anticancéreuses en utilisant des modèles cellulaires et murins appropriés. Aurélie Tchoghandjian a été recrutée par concours fin 2018 comme chargée de recherche au sein de cette équipe et va pouvoir donner une impulsion à ses travaux en constituant une petite sous-équipe dédiée, comptant notamment un post-doctorant, un étudiant en master 2, un technicien et un ingénieur.

Notre soutien

Nous soutenons ce projet pour une durée de deux ans à hauteur de 50 000 euros.


A. R.


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