Quels sont les liens entre l'alimentation et le cancer ?
La relation entre la nutrition (notamment l’alimentation) et le risque de cancer a été établie avec un fort niveau de preuve.
Certains facteurs nutritionnels nous protègent, d’autres sont délétères.
23 mai 2025 Dernière mise à jour : 10-10-2025
Les facteurs nutritionnels qui augmentent le risque de cancer
Chaque année en France, 40 % des cancers seraient causés par des facteurs de risque dits évitables, c’est-à-dire liés à notre mode de vie et notre environnement. En particulier, environ 20 % sont attribuables à la nutrition, dont 5,4 % en lien direct avec nos habitudes alimentaires (Source : OMS-CIRC).
- 8 % -> Boissons alcoolisées
- 5,4 % -> Alimentation déséquilibrée
- 5,4 % -> Surpoids et obésité
- 0,9 % -> Activité physique inférieur à 30 minutes / jour
- 0,5 % -> Allaitement maternel inférieur à 6 moins
En France, 58 % des adultes mangent moins de 5 fruits et légumes par jour et 73 % ne consomment pas les quantités recommandées en produits laitiers (Source : Santé publique France – Esteban). Rééquilibrer notre alimentation, en privilégiant les facteurs protecteurs et en limitant les facteurs de risque, fait partie des actions à notre portée pour prendre soin de notre santé.
Les facteurs nutritionnels qui nous sont bénéfiques
Certains facteurs nutritionnels sont protecteurs et peuvent nous aider à prévenir le développement de certains cancers :
- Les fruits et légumes ont une action protectrice contre les cancers de la bouche, du nasopharynx, du larynx, du pharynx, de l’œsophage, de l’estomac, du poumon et du côlon-rectum.
- Les fibres alimentaires, contre le cancer du côlon-rectum.
- Les produits laitiers, contre le cancer du côlon-rectum.
- L’allaitement, contre le cancer du sein.
Et bien sûr l’activité physique joue un rôle positif contre le cancer du côlon, de l’endomètre et du sein.
- Il n’existe pas d’aliment miracle ou « anticancer ». Le cancer est une maladie multifactorielle, aucun aliment seul ne peut s’opposer à lui.
- Augmenter la consommation d’aliments protecteurs n’annule pas l’effet d’un facteur de risque tel qu’une consommation excessive d’alcool.
- Manger sain est synonyme de plaisir et de bien-être pour notre corps. Vive l’équilibre !
- Il est important de prendre de bonnes habitudes alimentaires dès le plus jeune âge pour qu’elles persistent à l’âge adulte.
- Pratiquer une activité physique régulière est bénéfique pour la santé. Cela contribue à réduire la surcharge pondérale et le risque de cancer.
- L’alcool est un cancérogène avéré. En France, c’est la 2e cause de cancer et de décès par cancer évitable (après le tabagisme).
Cet article a été réalisé avec le concours du réseau NACRe (www6.inrae.fr/nacre) et de l’équipe du département prévention Epidaure de l’Institut régional du cancer de Montpellier.
Références
- « L’essentiel des recommandations sur l’alimentation », Santé publique France, 2019.
- Programme National Nutrition Santé : mangerbouger.fr
- Brochure « Manger, boire, bouger – Comment réduire son risque de cancer », réseau NACRe, 2018
- « Objectifs prioritaires pour la prévention nutritionnelle des cancers », réseau NACRe, www6.inrae.fr/nacre/Prevention-primaire/Objectifs-prioritaires-pour-la-prevention-nutritionnelle-des-cancers
- « Prévenir les cancers, réduire les comportements à risque et améliorer la qualité de vie », Epidaure, département prévention de l’Institut régional du cancer de Montpellier (www.icm.unicancer.fr/fr/prevention/epidaure-pole-prevention)