FAQ Quels sont les symptômes du lymphome ?

Les lymphomes sont des cancers du système lymphatique qui regroupent deux grandes familles : le lymphome hodgkinien et les lymphomes non hodgkiniens. Ils représentent une part importante des cancers hématologiques, mais leur prise en charge a beaucoup progressé ces dernières années. Aujourd’hui, Fondation ARC répond aux questions les plus fréquentes sur le sujet pour vous tenir toujours plus informé.

05 février 2026 Dernière mise à jour : 05-02-2026

Qu’est-ce qu’un lymphome hodgkinien ?

Le lymphome hodgkinien est un cancer du système lymphatique caractérisé par la présence de cellules tumorales spécifiques (cellules de Reed-Sternberg) au sein des ganglions ou d’autres organes lymphatiques. Il touche souvent des adultes jeunes, mais peut survenir à tout âge. Grâce aux traitements modernes, le taux de guérison est aujourd’hui élevé lorsque la maladie est diagnostiquée et prise en charge précocement.

Qu’est-ce qu’un lymphome non hodgkinien ?

Les lymphomes non hodgkiniens regroupent un ensemble de cancers du système lymphatique très variés, qui diffèrent par leur agressivité, leur vitesse d’évolution et leurs caractéristiques biologiques. On distingue souvent des formes indolentes (évoluant lentement) et des formes agressives, nécessitant une prise en charge plus intensive. Le pronostic dépend du sous-type, du stade au diagnostic et de la réponse aux traitements.

Quels sont les principaux symptômes d’un lymphome ?

Les lymphomes se manifestent fréquemment par l’apparition d’un ou plusieurs ganglions augmentés de volume, souvent indolores, au niveau du cou, des aisselles ou de l’aine. Des signes généraux peuvent également être présents : 

  • fatigue persistante
  • fièvre inexpliquée
  • sueurs nocturnes abondantes
  • perte d’appétit ou perte de poids involontaire

Dans certains cas, des douleurs, une gêne thoracique ou abdominale, ou des démangeaisons diffuses peuvent orienter vers le diagnostic.

Le lymphome peut-il rester asymptomatique ?

Oui, certains lymphomes, notamment les formes indolentes, peuvent évoluer longtemps avec peu de symptômes ou des signes très discrets. Il arrive que la maladie soit découverte de façon fortuite lors d’un examen d’imagerie ou d’un bilan sanguin réalisé pour une autre raison. Il est donc important de consulter en cas de ganglion persistant, de symptômes généraux inhabituels ou d’anomalies biologiques répétées.

Comment diagnostique-t-on un lymphome ?

Le diagnostic repose sur un ensemble d’examens : examen clinique, analyses sanguines, imagerie (scanner, TEP-scan) et, surtout, biopsie d’un ganglion ou d’un tissu suspect. L’analyse anatomopathologique et immunohistochimique permet de distinguer lymphome hodgkinien et non hodgkinien, puis de préciser le sous-type. 

Quels sont les traitements des lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens ?

Les traitements associent le plus souvent chimiothérapie et immunothérapie (anticorps monoclonaux), parfois complétées par la radiothérapie sur des zones ciblées. Dans certaines situations, une greffe de cellules souches hématopoïétiques peut être proposée, en particulier en cas de rechute ou de forme à haut risque. De plus en plus, des thérapies ciblées et des approches innovantes, comme les cellules CAR-T dans certains sous-types de lymphomes non hodgkiniens, sont utilisées dans des centres spécialisés.

Le lymphome se soigne-t-il bien ?

Le pronostic des lymphomes s’est nettement amélioré grâce aux progrès des traitements et à une meilleure stratification des risques. Le lymphome hodgkinien est aujourd’hui considéré comme un cancer très souvent curable, en particulier lorsqu’il est diagnostiqué à un stade limité. 

Pour les lymphomes non hodgkiniens, la survie et les chances de contrôle durable de la maladie dépendent du sous-type, de l’âge, de l’état général et de la réponse à la première ligne de traitement, avec des perspectives de plus en plus favorables dans de nombreux cas.