La radiothérapie externe dans le traitement du cancer de la thyroïde
La radiothérapie externe consiste à soumettre la tumeur à un faisceau ciblé de radiations ionisantes émises par un appareil externe afin de détruire les cellules anormales.
01 juillet 2026 Dernière mise à jour : 07-08-2026
En pratique
La radiothérapie externe est rarement employée dans les cancers de la thyroïde. Elle est généralement réservée soit au traitement post-opératoire de tumeurs avec une extension locale modérée pour compléter la chirurgie, soit aux cancers inopérables, qui ne peuvent pas être traités par iode 131 ou qui n’ont pas répondu au traitement de façon satisfaisante. Elle est surtout utilisée dans les cancers anaplasiques de la thyroïde.
Les rayonnements sont dirigés sur la région de la thyroïde, les ganglions alentour et la zone du thorax comprise entre les deux poumons (le médiastin) dans laquelle un cancer avancé de la thyroïde peut se propager. On parle de radiothérapie cervico-médiastinale.
La dose totale de rayons nécessaire est déterminée par le radiothérapeute ; elle est exprimée en Gray (Gy). Cette dose est ensuite fractionnée pour être administrée en plusieurs séances. Le traitement consiste généralement en cinq séances hebdomadaires, pendant cinq à sept semaines consécutives.
La radiothérapie peut aussi être utilisée pour détruire les métastases osseuses ou cérébrales provenant de la tumeur thyroïdienne.
Les effets secondaires
Il est fréquent de ressentir de la fatigue ou des nausées au cours du traitement. La radiothérapie peut aussi affecter la peau en regard de la zone irradiée : des irritations et rougeurs semblables à des coups de soleil apparaissent fréquemment.
Les muqueuses de la gorge peuvent aussi être affectées et entraîner des douleurs à la déglutition ainsi qu’une modification de la voix. Tous ces effets sont temporaires et se dissiperont progressivement après la fin de la radiothérapie. Il arrive aussi qu’à distance de la radiothérapie, la peau du cou perde une partie de sa souplesse et que la capacité à saliver soit réduite.
La recherche sur les cancers évoluant sans cesse, de nouvelles procédures diagnostiques, stratégies thérapeutiques et molécules sont régulièrement évaluées dans le cadre d’essais cliniques. Quand un essai clinique adapté à la situation du patient est disponible, son médecin référent est susceptible de lui proposer une inclusion dans cet essai après l’avoir informé et avoir obtenu son consentement éclairé. La participation aux essais cliniques peut être un moyen d’accéder à l’innovation thérapeutique.
Références
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Professeur Julien Hadoux, oncologue médical à Gustave Roussy (Villejuif).